Le courtage en crédit immobilier gagne du terrain
La part de marché du courtage progresse en France, selon une étude réalisée par Arcturus Group pour l’Association professionnelle des intermédiaires en crédit (Apic). En France, l’Apic observe que depuis la loi Lagarde de 2010, le statut et l’activité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP),qui ont fait l’objet d’une réglementation accrue,ont conduit à une progression de la part de marché des courtiers de 15 % à 35 %
D’une manière générale, sur le plan international, l’association montre qu’en analysant les parts de marché du courtage dans ces pays, «les taux d’intermédiation les plus élevés (plus de 50 %) sont observés là où la réglementation est la plus forte et la plus précoce et le secteur des courtiers, le mieux organisé». C’est le cas par exemple au Royaume-Uni (70 à 80 % de crédits intermédiés), en Irlande (55 %) et aux Pays-Bas (55-60 %), contrairement à la Belgique ou encore au Portugal où la part du courtage en crédit ne dépassepas 15 %.
Quoi qu’il en soit, tous les pays européens ont bénéficié de la directive 2014/17/EU portant sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel, dite « Directive MCD », transposée en 2016, et qui a eu unimpact «notamment sur les pays dans lesquels la pratique du courtage était la moins encadrée». Cette réglementation a été l’occasion pour certains d’encadrer le secteur et la profession (Portugal, Belgique, Espagne), pour d’autres de réorganiser l’activité (Italie, Allemagne).
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