Le texte européen, encadrant l’utilisation de l’intelligence artificielle par les entreprises, entre progressivement en application depuis août 2024. Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace, décrypte ses enjeux pour le secteur financier.
Gérants, banques, assureurs, conseillers…Peu à peu, le secteur financier se met à l’intelligence artificielle. Si elle revêt différentes formes et peut couvrir différents besoins, ses usages sur le territoire européen se trouvent à présent encadrés par l’IA Act.
Son calendrier est connu : ses dispositions ont commencé à entrer en vigueur depuis août 2024 et le continueront progressivement jusqu’en en août 2027. Bien qu’il fige des règles qui pourraient se trouver obsolètes d’ici deux ans, ce calendrier donne «de la visibilité aux entreprises pour leur permettre de faire les adaptations nécessaires», souligne Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace. Interrogé par Gaétan Pierret dans l'émission Patrimoine Online, il a ajouté que «la plupart des dispositions du texte sont assez généralistes et devraient donc rester valides d’ici deux ans».
En tant que représentant de la place financière parisienne, il rappelle que ce «texte est une première à l’échelle mondiale et que l’Union européenne doit avoir conscience de ce que cela exige» en matière de compétitivité. «Il est important qu’il ne désavantage pas nos entreprises par rapport à celles hors UE», appuie-t-il.
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