Philippe Depoux (Aspim) : « Nous voyons une reprise de la collecte en 2026 dans l’immobilier non coté »
6/10, c’est le niveau d’optimisme des sociétés de placement immobilier membres de l’Aspim, a estimé Philippe Depoux, son président. Un optimisme prudent, soutenu par une reprise de la collecte dans l’immobilier non coté. « Si les choses restent linéaires sur 2026, nous devrions être sur une collecte brute de l’ordre de 5,6 Mds€, un montant très similaire à 2018 », a-t-il indiqué. Dans ce contexte toujours fragile et incertain, les SCPI qui tirent leur épingle du jeu sont celles qui misent sur la diversification. Et Philippe Depoux de citer « les résidences services seniors, les Ehpad, les commerces, la logistique, les écoles », mais aussi la diversification sur le plan géographique, avec un attrait marqué pour « les pays européens ayant un marché de l’immobilier structuré et profond ». Les actifs immobiliers frugaux sur le plan énergétique restent également plébiscités.
Meilleur fléchage vers l’épargne retraite
A quelques mois de l’élection présidentielle en France, Philippe Depoux a également mentionné trois mesures souhaitées par les professionnels de l’Aspim pour soutenir une reprise du marché. « Il faudrait mieux flécher l’épargne de l’immobilier collectif (SCPI, OPCI) en direction de l’épargne retraite », a-t-il expliqué. Autre attente des adhérents : rendre plus facile la transformation des immeubles de bureaux, vacants, en immobilier résidentiel, équipements publics… afin que les investissements des épargnants dans les véhicules d’immobilier non coté profitent aux territoires et répondent à des besoins. Enfin Philippe Depoux a souhaité que le cadre réglementaire et fiscal se stabilise dans les années à venir afin d’apporter une meilleure visibilité aux professionnels ainsi qu’aux épargnants.
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