Les fonds d'épargne salariale ont collecté 1,5 milliards d’euros en 2018
Par NewsManagers. - L’Association française de la gestion financière (AFG) a publié les résultats de son enquête annuelle relative à l'épargne salariale. La collecte nette s’est révélée positive, avec 1,5 milliard d’euros collecté, ce qui constitue la meilleure performance du secteur depuis 2011. Les encours ont néanmoins baissé pour s'établir à 125,5 milliards en raison de l’effet marché de fin d’année.
Dans le détail, les flux d’investissement dans les PEE et PERCO ont enregistré une hausse de 5 % à 15,2 milliards d’euros. Les flux se décomposent ainsi : 3,9 milliards d’euros au titre de la participation (+2 %), 5,2 milliards d’euros au titre de l’intéressement (+6 %), 2,9 milliards d’euros au titre des versements volontaires des salariés (+9 %) et 3,2 milliards d’euros au titre de l’abondement des entreprises (+6 %). Le montant des rachats est lui en baisse de 12 %, à 13,7 milliards d’euros.
Les 10,6 millions de porteurs sont principalement investis dans des fonds d’actionnariat salarié (37 %). Dès lors, les actions demeurent la première classe d’actifs au sein de ces contrats puisqu’elles représentent plus de 55 % des encours (37 % d’actionnariat salarié, 11 % de fonds actions, et 7 % via les fonds mixtes). Les fonds actions et les fonds mixtes ont connu une forte progression de leur collecte nette (respectivement 19 % et 42 %), quand, dans le même temps, celle des fonds monétaires a décru de 12 %. L’encours des fonds solidaires a augmenté, lui, à 7,9 milliards d’euros (+8 %).
Au sein du Perco, la gestion pilotée demeure la principale formule choisie (51% des salariés, +3 points). Le support, qui a enregistré une collecte nette de 1,7 milliard d’euros, est désormais détenu par 2,6 millions de personnes. Ces investisseurs se sont montrés particulièrement intéressés par la formule Perco Plus, qui flèche une partie des investissements vers les PME. Leurs encours représentent désormais plus de 28 % de la masse totale (+38 % en un an) pour s'établir à 4,7 milliards d’euros. Dans ce produit, la sortie en rente viagère demeure anecdotique (1 % des 1 milliard d’euros retirés en 2018), les épargnants ayant quasi exclusivement choisi la sortie en capital.
Plus d'articles du même thème
-
L’assureur doit alerter son assuré sur les conséquences du transfert de son contrat
La compagnie d'assurance sortante doit transmettre à l’assureur entrant les informations réglementairement requises afin de permettre, notamment, la continuité fiscale du contrat. En l’absence de communication des informations nécessaires à la finalisation du transfert à l’assureur bénéficiaire de l’opération, la valorisation de l’épargne transférée peut être impactée. -
Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Une étude menée par le BCG analyse les freins au développement du marché de l’épargne retraite dans les quatre principaux pays européens et suggère un changement de posture des assureurs et des gestionnaires d’actifs sur le segment. -
Les bancassureurs travaillent à des propositions sur la retraite par capitalisation
L’une des familles de l’assurance commence à plancher sur le futur de la retraite et compte faire entendre sa voix dans la perspective de l’élection présidentielle.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Le gouvernement veut endiguer la fuite de capitaux vers l’assurance-vie luxembourgeoise
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Les gestionnaires d'actifs réduisent la voilure sur la dette française
- AG2R La Mondiale lance un Plan d'épargne retraite individuel
Contenu de nos partenaires
-
Aveu d'échecBlocages des facs : à l'Université, le tabou de la sélection et des droits d’inscription
Dégradations sur les campus, échec massif en licence, budgets sous pression : les revendications syndicales relancent le débat sur l'écrémage, la réussite et le financement de l’université. -
Sur le poteauCommerce : Bruxelles et Pékin tentent de faire redescendre la pression, mais pour combien de temps ?
Le commissaire européen au Commerce est revenu satisfait d’une séance de négociations en Chine. Les gouvernements des Vingt-Sept doivent encore se prononcer sur ces avancées. -
Choix publicsBanque de France, Insee, argumentation… Face aux populistes, le réveil des raisonnables
« Le populisme est attractif par son déclinisme et par les rêves qu’il agite. Si les débats reviennent sur terre, aux vrais chiffres, aux vrais faits, aux vrais défis, les promesses magiques s’évanouissent et perdent tout leur attrait »