L’actualité de l’assurance vie et de l'épargne retraite, avec un focus sur les principaux acteurs du marché, les innovations et les lancements de nouveaux produits d'épargne.
Il ne sera en effet plus possible de transférer les anciens portefeuilles de retraite supplémentaire au sein de la nouvelle entité après le 31 décembre prochain.
Yomoni annonce ce jeudi une nouvelle levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros récoltés auprès d’un tour de table réunissant Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, les fondateurs de la Financière de l’Echiquier, Crédit Mutuel Arkéa et Amboise Partners. Depuis sa création en 2015, la société de gestion a levé un montant total de 45 millions d’euros. «Yomoni opère sa mue de fintech en gérant d’épargne», indique la compagnie dans un communiqué. 50.000 mandats revendiqués «Les produits ont su faire leurs preuves, l’enjeu aujourd’hui est de se donner les moyens et de se faire connaître pour passer à l’étape supérieure», explique Sébastien d’Ornano, président de Yomoni. Depuis 2020, la fintech enregistre une croissance ininterrompue avec un encours sous gestion passant de 150 millions à 850 millions d’euros sur la première partie de l’année 2022. En proposant des offres diversifiées comme le plan d’épargne en actions (PEA), le plan d’épargne retraite (PER), le compte titres et l’assurance vie, le gérant d'épargne en ligne comptabilise aujourd’hui 50.000 mandats signés, pour plus de 40.000 clients. Les contrats souscrits sont répartis à hauteur de 65% en assurance vie, 15% de PEA, 15% vers des PER et 5% en compte-titres. Accessible en ligne, cette stratégie lui a permis de n’appliquer aucun frais d’entrée et des frais de gestion plafonnés à 1,6% par an. «Nous souhaitons désormais gagner en notoriété en développant de nouvelles fonctionnalités et renforcer la démocratisation de toutes les classes d’actifs», précise le président. En route vers la diversification Jusqu’ici axée entièrement sur les fonds indiciels côtés (ETF), Yomoni souhaite aujourd’hui diversifier la composition de ses supports. La fintech compte profiter de ce financement pour continuer le développement de son offre private equity qu’elle a lancée en septembre 2022. Accessible aujourd’hui dès 100.000 euros au sein de l’enveloppe compte titres qu’elle propose, le ticket d’entrée pourrait baisser jusqu’à 1.000 euros et être inclus au sein des plans épargne retraite et contrats d’assurance vie. En démocratisant un support jusqu’ici réservé aux investisseurs traditionnels, Yomoni cherche à capter une clientèle au patrimoine plus conséquent. En parallèle, les équipes devraient presque doubler. Composées aujourd’hui de 65 salariés, la levée de fonds devrait permettre d’embaucher jusqu’à 35 nouveaux talents, principalement des développeurs et des gérants privés.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) a émis mardi un avertissement aux assureurs et aux banques concernant leurs méthodes de vente d’assurance emprunteur. La mise en garde fait suite à une étude menée par le gendarme qui soulève un certain nombre de pratiques allant à l’encontre du consommateur. «Ces pratiques (…) soulèvent des inquiétudes quant à l’application adéquate par les assureurs et les banques des principes réglementaires fondamentaux énoncés dans la directive sur la distribution d’assurances (DDA)», explique l’Eiopa dans un communiqué. Parmi les constations, l’autorité relève que les solutions des conseillers sont «limitées», tandis que le changement de fournisseur s’avère compliqué. L’Eiopa évoque les marges importantes et les commissions élevées sur ce secteur de marché. «Une part importante de la prime brute souscrite payée par les consommateurs revient aux banques et aux assureurs, alors que les consommateurs ne reçoivent que peu d’indemnités de sinistre. Des commissions élevées peuvent conduire à des conflits d’intérêts importants et préjudiciables et à de mauvaises pratiques commerciales visant à maximiser les profits»
Sur le mois d’août, les cotisations des Plans d’épargne retraite (PER) assurantiels atteignent 535 millions d’euros, c’est 45% de plus que sur la même période en 2021.
L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) lance nov’afer, un programme d’accompagnement des startup. Colette et Mansa sont les premières sélectionnées.
Hilbert Investment Solutions promet une protection du capital à hauteur de 90% via un contrat d’assurance souscrit auprès d’une société du groupe Munich Re et un accès à une large gamme d’ETF.
Selon un sondage d'Altaprofit, les moins de 35 ans sont 59% à avoir l’intention de souscrire un plan d’épargne retraite. C’est plus de 24 points de plus que l’ensemble des Français.,
En partenariat avec l’assureur UMR, Meeschaert lancera dans les prochains jours un plan d’épargne retraite (PER) multi-support destiné à une clientèle de particuliers patrimoniaux.
Face à la baisse d’attribution des crédits, les intermédiaires pourraient voir dans la loi Lemoine une opportunité de marché, notamment concernant la résiliation.
Un contrat d’assurance-vie est comme un couteau suisse. Il répond, à différentes périodes de la vie, aux besoins divers des épargnants. Quelle que soit leur situation, ceux-ci peuvent y investir des fonds, en fonction de leurs objectifs de vie.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) voit double. En 2021, les saisines du médiateur liées au Plan d’épargne en actions (PEA) se sont multipliées par deux. Face à ce constat, le gendarme a décidé de créer un groupe de travail afin de mener une réflexion sur les difficultés rencontrées par les épargnants dans l’usage de leur support. Le groupe de travail devra identifier les dysfonctionnements les plus problématiques et proposer des solutions.Problème de fluiditéDans les deux tiers des cas, les litiges relevés ont été associés à des problèmes de délai de transfert, notamment dans des situations de changement d’établissement. «Les conditions d’éligibilité des titres et l’impossibilité de rectifier une erreur d’exécution, du professionnel ou du client, constituent d’autres écueils fréquents», explique l’AMF dans un communiqué. Le groupe de travail sera alors chargé «de recenser les problèmes les plus importants» dans le champs des compte-titres PEA, excluant ainsi ceux distribués auprès d’une compagnie d’assurance.Le groupe de travailsera présidé par Jacqueline Eli-Namer, membre du Collège et sera composé de:Rodolphe Baroukh, adjoint au chef du bureau épargne et marchés financiers, DG TrésorJean-François Filliatre, membre de la commission consultative epargnants de l’AMFJean-Michel Gergely, directeur général, Crédit Agricole Titres, vice-président de l’AFTIBenoît Grisoni, directeur général, BoursoramaMarie Lhuissier, directrice des affaires publiques de la banque de détail Groupe, Crédit Agricole SAPierre Monteillard, membre de la commission consultative Epargnants de l’AMFCatherine Nini, directrice générale, Bourse DirectSophie Olivier, directrice des marchés et des études, Crédit MutuelAurélien Soustre, IAE Lyon, membre du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) et de la commission consultative des pratiques commerciales de l’ACPRRoger Waiche, directeur des relations institutionnelles de la banque commerciale en France, BNP Paribasdes membres des différentes directions de l’AMF concernées (affaires juridiques, gestion d’actifs, marchés, relations avec les épargnants)Sa première réunion aura lieu courant septembre et devrait donner lieu à un rapport au premier trimestre 2023.
Le nouveau contrat d’assurance vie d’Asac-Fapes donne notamment accès à un fonds croissance, 500 supports en unités de compte et n’applique aucun frais sur versements.
La fintech Mon Petit Placement lance un nouveau portefeuille composé de cinq fonds labellisés Greenfin. C’est la deuxième poche d’investissement dédiée au thème de l’environnement que la jeune pousse lyonnaise propose sur sa plateforme. La première étant labellisée ISR. Face à la demande croissance d’investissement responsable, Mon Petit Placementa décidé de sélectionner des fonds thématiques axés sur la transition énergétique et écologique. Les secteurs sélectionnés tournent autour de l’énergie, dubâtiment, de la gestion des déchets le contrôle de la pollution ou encore le transport propre. Le portefeuille s’accorde à un profil de risque «dynamique» avec un SRRI de 5/7 et est accessible via un contrat d’assurance vie. Pour rappel, la jeune compagnie travaille main dans la main avec Generali et Apicil. Jusqu’au 31 octobre 2022, la fintech reversera 2,50 euros à l’association Reforest’Action pour chaque investissement dans ce nouveau portefeuille.
Les deux tiers des travailleurs non-salariés pensent détenir des garanties prévoyance suffisantes, mais il sont tout autant à mettre la retraite au dernier rang de leurs priorités en protection sociale.
Certains assureurs-vie envisagent de se tourner vers l’eurocroissance en cas de remontée des taux continue. L’un des enjeux de sa mise en place est la formation des réseaux distributeurs.
Le transfert des portefeuilles de retraite supplémentaire existants vers un FRPS, IRPS ou MRPS est encore possible jusqu’au 31 décembre 2022. Passés cette date, ils continueront à répondre aux exigences de Solvabilité II.
L’idée couvait depuis un bout de temps. Pourtant, c’est quelques jours avant l’été qu’Eres remarquele dossier bienprevoir.fr–primaliancesur le marché. La société spécialisée en épargne salariale, actionnariat salarié et retraite prend alors les devants et contacte le tandem dont l’union remonte seulement à deux ans en arrière. «Depuis 2019, la loi Pacte nous a valu beaucoup de temps, ce qui ne faisait pas de la croissance externe une priorité», indique Mathieu Chauvin, président d’Eres, qui ajoute: «Néanmoins, cette acquisition a pris toute sa dimension notamment par le poids des marques associées. Nous l’avons conclupour un prix que nous ne souhaitons pas communiquer». Pour rappel, le groupe bienprevoir.fr – primaliance a intermédié 330 millions d’euros d’encours et réalisé plus de 700 millions d’euros d’opérations en pierre papier durant l’année 2021. Le tournant immobilier Avec près de 6.000 partenaires à ses côtés, Eres avait fait le choix d’une stratégie dirigée vers la gestion d’actifs liquides et diversifiés. «Nous voulons désormais appliquer la même approche à l’épargne immobilière», assure le président. Doté d’un profil multi gérant, le spécialiste de l’épargne longue durée bénéficiera désormais de la plateforme de courtage du nouvel arrivant qui distribue des parts de SCPI, OPCI mais également de SCI en assurance vie. «Nous ne concevons pas d’épargne longue sans parler d’immobilier. Mais nous allons aussi désormais adresser une offre de service aux particuliers, un segment sur lequel nous n’étions pas jusqu’ici», précise Mathieu Chauvin. A point nommé Conseillers en gestion de patrimoine (CGP), courtiers et experts-comptables auront accès dans les prochaines semaines aux plateformes de l’épargne immobilière qui seront mis en place par cette union. «Les complémentarités sont nombreuses et seront créatrices de valeur pour les clients, les partenaires et pour les collaborateurs des deux groupes. Cette association permettra aussi de proposer aux clients et partenaires d’Eres nos solutions d’épargne performantes notamment dans un contexte de lutte contre l’inflation et de hausse des taux d’intérêt», argumente Jonathan Levy et Vincent Cudkowicz, co-fondateurs du groupe bienprévoir.fr. Eres, qui gère 5,5 milliards d’euros d’encours, espère finaliser la connexion des systèmes et la stratégie de transformation avant 2024, «pour doubler la taille de bienprévoir/primaliance par rapport à aujourd’hui», précise le président d’Eres.
Selon France Assureurs, au mois de juillet, la collecte nette en assurance vie continue de s’essouffler, tandis que celle en unités de compte n’a jamais été aussi élevée.
Ageas s'associe à Million dollar round table (MDRT) pour développer son réseau de distribution en agence. La filiale française du groupe ne devrait pas en bénéficier pour le moment.
La filiale française helvétique qui présentait ses résultats semestriels hier prévoit à plus long terme la création d’un produit destiné aux clients concernés par la loi Lemoine.
Le niveau moyen de rétrocessions sur les unités de compte s’est accru pour l’ensemble des distributeurs en 2022. Il passe de 0,73% à 0,78% pour les CGP individuels.
Le think-tank dresse une liste de 10 propositions pour améliorer la mise en place et le maintien des accords de participation et d'intéressement, dans les petites comme les grandes entreprises.