Le contrat de Capgemini avec la police américaine de l’immigration attire l’attention du gouvernement
Une filiale américaine du géant français des services informatiques travaille pour l’Immigration and Customs Enforcement qui est vivement critiquée depuis le décès de deux personnes aux Etats-Unis.
Une manifestation anti-ICE aux Etats-Unis
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Jaida Grey Eagle / Bloomberg
Le gouvernement français, par l’intermédiaire de son ministre de l’Economie, a demandé mardi au groupe de services numériques Capgemini de faire la lumière sur son contrat avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence fédérale américaine chargée de l’application des lois sur l’immigration et les douanes.
Lundi soir, l'émission «L’Oeil du 20 heures» diffusée sur France 2, reprenant des informations de L’Observatoire des multinationales publiées la semaine dernière, a rappelé l’existence d’un contrat entre une filiale de Capgemini et l’ICE. Selon cette émission, le groupe français fournirait un outil d’identification et de localisation des personnes étrangères à la police américaine de l’immigration. Celle-ci est vivement critiquée pour ses méthodes, après la mort de deux citoyens américains, Renee Nicole Good et Alex Pretti, à la suite d’opérations menées ces dernières semaines dans l’Etat du Minnesota.
«J’engage Capgemini à faire la lumière de manière extrêmement transparente sur les activités qui sont les siennes sur cette politique et à questionner la nature de ces activités», a déclaré mardi Roland Lescure, le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, lors de la séance de questions au gouvernement qui s’est déroulée à l’Assemblée nationale.
De son côté, le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, a expliqué dans un message posté sur le réseau social LinkedIn avoir appris «par des sources publiques» la signature en décembre dernier d’un contrat entre Capgemini Government Solutions (CGS), la filiale américaine du groupe qu’il dirige, et l’ICE. CGS opère «sous un accord spécial de sécurité» et «exige la séparation de ses opérations» de celles du reste du groupe, a poursuivi le dirigeant.
«Dans le plein respect de la gouvernance distincte et des restrictions de CGS, j’ai été informé que le conseil d’administration a déjà entamé le processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat», a assuré Aiman Ezzat.
En attendant les conclusions de cet examen, l’action Capgemini cédait 0,6% mercredi en début de matinée, à 133,30 euros, après avoir perdu 1,7% la veille.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
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Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
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