Bouygues améliore sa rentabilité avant de racheter une partie de SFR
Le groupe diversifié Bouygues, qui s’apprête à racheter l’opérateur de télécommunications SFR en consortium avec Orange et Free-Groupe iliad, a confirmé jeudi prévoir une stabilisation de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel courant des activités (ROCA) cette année, alors que sa rentabilité s’est améliorée au premier trimestre.
Pour les trois premiers mois de l’année, le conglomérat a accusé une perte nette de 94 millions d’euros, contre une perte nette de 156 millions d’euros un an plus tôt. Le groupe a indiqué avoir été pénalisé, pour la deuxième année consécutive, par la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, pour 25 millions d’euros.
Sur la période, le ROCA est ressorti à 77 millions d’euros, à comparer à 69 millions d’euros un an auparavant. La marge des activités s’est établie à 0,6%, contre 0,5% au premier trimestre 2025.
Le chiffre d’affaires total a reculé de 3,2% sur un an au premier trimestre 2026, à 12,18 milliards d’euros. A taux de change et périmètre constants, les revenus du groupe ont baissé de 1,6%.
Gros contrat
Selon un consensus publié sur le site Internet de la société, les six analystes interrogés s’attendaient à ce que Bouygues publie au titre du premier trimestre un chiffre d’affaires de 12,40 milliards d’euros et un ROCA de 66 millions d’euros, au point médian.
Pour l’ensemble de l’exercice 2026, les analystes prévoient un chiffre d’affaires de 56,85 milliards d’euros et un ROCA de 2,67 milliards d’euros, au point médian, contre des montants respectifs de 56,88 milliards d’euros et 2,66 milliards d’euros en 2025.
Dans un communiqué distinct, Bouygues a annoncé avoir remporté dans le cadre d’un groupement avec le suédois Infrakraft un contrat de construction de voie ferrée pour le projet East Link au sud de Stockholm en Suède.
La première phase du projet a été prise en commande fin mars pour un montant total de 50 millions d’euros. La phase d’exécution serait estimée à environ 1,2 milliard d’euros et pourrait intervenir début 2028, a précisé le groupe français.
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