Les derniers chiffres d'inflation devraient rassurer la Fed.
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Bloomberg
Dans la torpeur estivale, c’était l’indicateur le plus attendu cette semaine sur les marchés. L’inflation core aux Etats-Unis a confirmé sa décrue en juillet, renforçant l’idée d’une pause de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de la prochaine réunion de septembre.
Le mois dernier, l’indice des prix à la consommation (CPI) core, qui exclut les éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation, a progressé de 0,2% sur un mois et de 4,7% en rythme annuel, après 0,2% et 4,8% en juin, a annoncé jeudi le département américain du Travail. L’inflation totale a progressé de 0,2% en rythme mensuel, comme attendu et comme en juin, et de 3,2% en rythme annuel, ce qui est légèrement inférieur à l’anticipation du consensus (+3,3%), contre +3% en juin. Une progression qui s’explique par des effets de base.
C’est la première fois depuis deux ans que l’inflation mensuelle est aussi faible pendant deux mois consécutifs. En rythme annualisé, elle est désormais proche de la cible de 2% de la Fed, ce qui pourrait inciter la banque centrale à une nouvelle pause en septembre, même si les données d’inflation d’août seront publiées juste avant la réunion, et la récente hausse des prix du baril de pétrole pourrait inverser quelque peu la tendance.
Bon accueil par le marché
Sur les marchés monétaires, la probabilité d’un statu quo se renforce à désormais 90%, selon l’outil FedWatch de CME Group. Elle était de 86% avant la publication du CPI et de 82% il y a une semaine. Les anticipations de baisse de taux à plus long terme évoluent peu, le marché anticipant toujours des Fed funds à 4% fin 2024, contre 5,5% actuellement.
Les taux longs américains se détendent également : de 3 points de base (pb) à 3,98% pour le 10 ans. Les taux courts davantage encore : -4 pb pour le 2 ans à 4,76%. Les marchés actions accentuent leur hausse en Europe, l’indice Euro Stoxx 50 progressant désormais de 1,2% (il évoluait sous 1% avant la publication) alors que Wall Street est attendue en nette hausse (les futures indiquent une hausse de 0,7% pour l’indice S&P 500 et de plus de 1% pour le Nasdaq).
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
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