L’opérateur boursier paneuropéen a publié jeudi soir un bénéfice net ajusté en repli de 5,5% 129,5 millions d’euros au troisième trimestre 2022, pénalisé par le recul des volumes d'échanges sur ses marchés d’actions au comptant ainsi que des introductions en Bourse. Ce résultat est toutefois supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur un bénéfice net ajusté de 111 millions. Son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a reculé de 4,4% à 199,9 millions d’euros d’un an sur l’autre. Il fait ressortir une marge de 57,1%, en baisse de 2,5 points sur un an. A fin septembre, le groupe avait dégagé 24,4 millions d’euros de synergies annuelles cumulées liées à l’intégration de Borsa Italiana. Son chiffre d’affaires a de son côté chuté de 13,9% à 301,4 millions d’euros. Il a été affecté par une perte ponctuelle de 49 millions d’euros liée à la cession partielle du portefeuille de compensation.
Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont entamé jeudi une réunion de deux jours à Münster, en Allemagne, en vue de coordonner le soutien international à l’Ukraine en prévision de l’hiver, alors que les infrastructures énergétiques du pays ont été endommagées par les frappes russes. La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré que plus de 30% du réseau d'électricité, et sans doute 40%, avait été détruit par les bombardements russes. Elle a promis l’envoi par l’Allemagne d’une centaine de générateurs à l’Ukraine afin de stabiliser le réseau, ainsi que des radiateurs, des pompes, des sanitaires, des lits et des couvertures. L’aide globale sera coordonnée au niveau du G7, a-t-elle précisé.
TotalEnergies, accusé mercredi par Greenpeace France d’avoir minimisé son bilan carbone en 2019, a mis en cause jeudi la méthodologie utilisée par l’ONG pour ses calculs et annoncé son intention «d’engager une action judicaire en vue de réparer le préjudice qu’entraîne la diffusion de cette information trompeuse par Greenpeace». Selon l’énergéticien français, les calculs de l’organisation de défense de l’environnement «ne tiennent pas compte de l’intégration de TotalEnergies le long des chaînes de valeur huile et gaz et comptabilise ainsi plusieurs fois les émissions liées à la combustion des produits sur chaque chaîne de valeur». Il souligne que «tout le reporting d'émissions de TotalEnergies est revu par le cabinet EY». Greenpeace France a pris note, dans un communiqué, de l’intention de TotalEnergies d’engager une action judiciaire. «Greenpeace France se tient tout à fait prête à engager un débat judiciaire sur la réalité de l’impact climatique de TotalEnergies», a ajouté l’ONG.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti plus que prévu en octobre pour revenir à son rythme le plus lent depuis mai 2020, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM des services est ressorti en baisse à 54,4 en octobre, toujours en croissance cependant après les 56,7 en septembre. Les professionnels ont signalé une forte contraction des exportations (47,7 après 65,1) en raison du ralentissement de la croissance mondiale et de la vigueur du dollar. Et également de la composante emploi, passée sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité, à 49,1 après 53 en septembre. L’indice ISM manufacturier d’octobre était ressorti à 50,2.
Après être devenu acteur référent sur le marché de l’intermédiation financière avec ses 2.400 clients (courtiers et établissements de crédits) sur sa plateforme de financements eCrédits, la société Eloa, basée à Orléans, a annoncé jeudi le lancement d’eImmo, une plateforme SaaS à destination des agents immobiliers, mandataires, constructeurs et promoteurs. Les professionnels immobiliers disposeront ainsi d’une plateforme intégrant des solutions de crédits et d’assurances digitalisées pour faciliter le projet immobilier de leurs clients acquéreurs, locataires, investisseurs ou propriétaires bailleurs.
Le taux d’inflation annuel a encore augmenté pour atteindre 85,5% en octobre en Turquie, après 83,5 % en septembre, et conformément aux prévisions du marché.
L’activité du secteur privé britannique a subi en octobre sa plus forte contraction depuis le début de l’an dernier, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats parus jeudi.
Les inscriptions au chômage ont légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 29 octobre, à 217.000 contre 218.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient une augmentation des inscriptions, à 220.000 en moyenne. Les inscriptions de la semaine au 22 octobre ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 217.000.
La banque centrale de Norvège a relevé jeudi son taux directeur de 25 points de base (pb) et déclaré qu’une autre hausse suivrait probablement en décembre pour tenter d’endiguer l’inflation.
La Banque d’Angleterre (BOE) a relevé jeudi son taux directeur de 75 points de base (pb), une décision historique dans un contexte économique et politique difficile au Royaume-Uni.
Alors que l'inflation et le chômage sont des indicateurs retardés du cycle économique, des détails techniques militent en faveur d'un prochain ralentissement du rythme des hausses de taux. L’analyse de Michala Marcussen, chef économiste groupe, Société Générale.
C’est ce qui s’appelle avoir le sens du timing. Alors que les valeurs de la tech outre-Atlantique poursuivent leur chute boursière entamée en début d’année en cette période de résultat, qu’Elon Musk veut retirer Twitter de la cote et que les valorisations dans leur ensemble, même dans les tours de table privés, sont orientées à la baisse, Euronext et France Innovation sont fiers d’annoncer leur association dans le cadre du programme Techshare de l’opérateur boursier. Devant le constat que les sociétés tech restent privées plus longtemps en multipliant les levées de fonds, l’initiative vise à les inciter à mieux considérer l’IPO comme relais de croissance en leur proposant un programme d’accompagnement. Nul doute que les intentions sont louables, mais si d’aventure certaines start-up venaient à être convaincues par la cotation, il y a fort à parier que, dans les prochains mois, se multiplieront les communiqués faisant état des fameuses « conditions de marché dégradées » pour justifier les abandons de projet.
Plus d’un tiers, 35 %, telle est l’ampleur de la baisse du nombre d’investisseurs particuliers en France ayant réalisé au moins un achat ou une vente d’actions au troisième trimestre par rapport au précédent, selon le tableau de bord trimestriel publié par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si cette dernière relève que l’activité des particuliers en Bourse est traditionnellement plus faible pendant les mois d’été, leur nombre a cette fois chuté de 931.000 à 600.000, un chiffre inédit depuis trois ans. L’attentisme trouve sa source, selon l’AMF, dans un contexte de repli des marchés pour le troisième trimestre consécutif, le nombre de vendeurs d’actions ayant même plongé de 43 % à 362.000. Si les investisseurs deviennent frileux en plein été...
Coûteux. A quelques jours du début de la COP27, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié l’édition 2022 du World Energy Outlook. Pour la première fois, le scénario sur la demande mondiale d’énergies fossiles fondé sur les politiques en vigueur amorce un plateau, voire une baisse. Cela s’explique par l’adoption de plans net zero par l’Union européenne (UE), les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, en particulier.
Comme on le craignait, Vladimir Poutine vient de suspendre les exportations de céréales ukrainiennes. La Russie utilise les cours du blé comme une arme de guerre, alors qu’un tiers du marché international du blé transite par la mer Noire. De quoi semer la disette dans les pays pauvres, en Afrique et en Asie. Plus largement, c’est l’inflation qui va s’en trouver accrue, alors qu’en septembre, elle a déjà atteint au Royaume-Uni son plus haut niveau en 40 ans, soit 10,1 %, qu’elle est restée supérieure à 8 % aux Etats-Unis… Or l’inflation engendre l’inquiétude dans les sociétés et les déstabilise, l’Europe ne le sait que trop. Dans l’immédiat, la hausse des prix met à mal les entreprises. Le spécialiste de pain traditionnel au levain Poilâne vient ainsi de se placer sous sauvegarde. La PME familiale de 147 salariés s’approvisionnait pourtant en céréales en France même mais les hausses de prix en matières premières, énergie, transport, emballage ont fragilisée cette entreprise symbole d’un art de vivre français exporté dans le monde.
Le coût des réserves excédentaires et la perte de valeur des portefeuilles obligataires font passer les résultats des institutions monétaires dans le rouge. Un problème pour les Etats.
Le yen japonais s’est renforcé mercredi en passant de 148,2 à 147 face au dollar alors que le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a fait allusion à un éventuel ajustement de la politique de contrôle de la courbe des taux «si la réalisation de notre objectif d’inflation de 2% est en vue». Les marchés sont également restés prudents au milieu des spéculations selon lesquelles les autorités japonaises pourraient à nouveau intervenir sur les marchés des changes. Le ministre des Finances, Shunichi Suzuki, a déclaré que le gouvernement était préoccupé par une lente dépréciation du yen, et pas seulement par des mouvements volatils, car cela augmente le coût de la vie en raison de la hausse des prix des importations. Il a révélé avoir dépensé environ 43 milliards de dollars entre le 29 septembre et le 27 octobre pour soutenir sa monnaie.
Les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global (ex-IHS Markit) auprès des directeurs d’achats a montré mercredi une baisse d’activité dans le secteur manufacturier de la zone euro plus marquée encore qu’estimé initialement en octobre, confirmant que le secteur est entré en récession. Ainsi, l’indice PMI manufacturier a reculé à 46,4, au plus bas depuis 29 mois, après 48,4 en septembre, et 46,6 en première estimation. Un sous-indice mesurant l’évolution de la production, qui entre dans le calcul du PMI composite attendu vendredi, a chuté à 43,8 après 46,3 en septembre. Le sous-indice des nouvelles commandes est tombé à 37,9 le mois dernier, après 41,3 en septembre en dépit d’un léger reflux des tensions inflationnistes. «Les nouvelles commandes ont baissé à un rythme que nous avions rarement observé en 25 ans de recueil de données - hors pandémie et plus haut de la crise financière de 2008», a souligné Joe Hayes, économiste senior de S&P Global Market Intelligence, estimant que les conditions resteront difficiles «une bonne partie de 2023».
Le promoteur immobilier China Evergrande Group, qui cumule une dette d’environ 300 milliards de dollars, a déclaré mardi que sa filiale chinoise Evergrande Group Co Ltd avait reçu un avis d’exécution pour des fonds irrécupérables de la part de Shengjing Bank Co Ltd. La banque a déclaré qu’elle n’avait pas réussi à récupérer un total de 32,6 milliards de yuans (4,48 milliards de dollars), qui avaient été prêtés à la société entre 2020 et 2021.
La Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 75 points de base, mais elle laisse entrevoir un pivot de sa politique monétaire... après un taux terminal plus élevé.
Les contrats à terme sur le brut Brent sont remontés de 92 dollars jusqu’à 96 dollars/baril entre mardi et mercredi soir, après qu’un rapport de l’industrie a indiqué mardi une forte baisse des stocks de brut américain, signalant que la demande reste solide malgré les inquiétudes concernant la croissance mondiale. Les données de l’American Petroleum Institute (API) ont en effet montré que les stocks de brut américains ont diminué d’environ 6,5 millions de barils la semaine dernière, bien davantage que les prévisions qui anticipaient plutôt une accumulation de 400.000 barils. Un article non vérifié sur les réseaux sociaux indiquant que les autorités chinoises pourraient abandonner leur politique de Covid-zéro malgré le démenti du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a aussi pu jouer.
La Chine a ordonné mercredi un nouveau confinement de sept jours sur la zone industrielle de Zhengzhou abritant la principale usine d’iPhone d’Apple, dans le centre de la Chine. L’objectif est de mettre la pression sur Foxconn afin qu’il apaise le mécontentement de ses salariés sur les risques liés au covid. Le fournisseur d’Apple a nié les allégations diffusées mardi sur les réseaux sociaux évoquant plusieurs décès dus à l’épidémie dans cette usine, qualifiant les vidéos diffusées de «modifiées avec malveillance». Une vidéo publiée par un dissident chinois bien connu sur Twitter décrivait la mort de huit salariés dans un dortoir exploité par l’entreprise. D’autres messages ont circulé sur les réseaux sociaux chinois, notamment Douyin, l’équivalent local de TikTok, parfois avec des images de travailleurs fuyant l’usine à pieds pour retourner dans leurs villes natales à des kilomètres de là – des scènes qui ont provoqué un tollé national.