En 2021, pour la première fois depuis huit ans, les non-résidents ont accru la part qu’ils détiennent au capital des sociétés françaises du CAC 40, selon le rapport publié jeudi par la Banque de France. Ils détenaient fin 2021, 40,5 % de la capitalisation boursière totale, soit 866 milliards d’euros sur 2.137 milliards, contre 39,5% un an plus tôt. Fin 2021, 12 sociétés sur 35 au sein de l’indice étaient détenues majoritairement par des non-résidents. Cette hausse s’explique par des flux nets d’achats d’actions, au plus haut depuis 2014, pour 13,3 milliards d’euros, principalement dans des sociétés en lien avec les activités pétrolières, gazières ainsi que dans les services aux consommateurs. Elle s’explique aussi par des effets de périmètre de l’étude, liés à la relocalisation de certains conservateurs de titres en France. Les résidents ont en revanche vendu, en net, pour 6,9 milliards d’euros d’actions françaises du CAC 40.
Le titre Toshiba a bondi jeudi à la suite d’informations indiquant qu’un groupe dirigé par des investisseurs nationaux envisageait une offre de rachat pour 19 milliards de dollars (19,59 milliards d’euros), permettant potentiellement d'écarter des actionnaires activistes étrangers. Le titre a clôturé en hausse de 7,4%. Selon l’agence de presse Kyodo et d’autres médias, rapportés par Reuters, un consortium dirigé par la société de capital-investissement Japan Industrial Partners, qui comprend aussi Chubu Electric Power, a obtenu le statut de soumissionnaire privilégié pour le deuxième tour d’appel d’offres. Le consortium apportera environ 1.000 milliards de yens en capitaux propres, le reste des financements devant provenir de prêts bancaires, a indiqué l’agence.
La coalition des droites emmenée par le parti Fratelli d’Italia (Giorgia Meloni) sorti gagnant des élections législatives du 25 septembre a connu des débuts laborieux, jeudi, pour la première séance du Parlement avec la défection d’une partie des élus de Forza Italia, qui n’ont pas souhaité voter pour Ignazio La Russa (Fratelli d’Italia), élu malgré tout président du Sénat (116 voix sur 200). L’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi serait furieux contre Giorgia Meloni, dont la nomination comme cheffe du gouvernement n’est pas encore officielle, pour avoir refusé certaines de ses propositions concernant la nouvelle équipe. L’alliance peine toujours à s’entendre sur le partage des postes ministériels et à trouver un ministre de l’Economie. Alors que la Chambre des députés devait aussi élire son président jeudi, le vote semblait devoir être reporté à vendredi.
La production industrielle en France pourrait baisser de 10% au quatrième trimestre sur un an en raison de la hausse des prix de l'énergie, a déclaré jeudi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. «France Industrie nous a indiqué ce matin que la baisse de production industrielle serait de l’ordre de 10% au quatrième trimestre 2022», a annoncé le ministre à l’issue d’une réunion avec les fédérations professionnelles sur les conséquences de la crise énergétique et de la pénurie de carburants. «Les industriels [...] n’ont pas d’autre choix pour être rentables que de réduire leur production. Cela a également un impact sur le monde agricole et l’agroalimentaire», a-t-il ajouté.
La fourniture de drones iraniens à la Russie constituerait une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a entériné l’accord sur le nucléaire iranien, a averti jeudi le Quai d’Orsay en réaction aux «nombreuses informations» faisant état de l’usage de ces drones en Ukraine. L’Ukraine a fait état ces dernières semaines d’une multiplication des attaques menées par la Russie avec des drones Shahed-136 de fabrication iranienne. Téhéran nie fournir de tels appareils à Moscou.
L’hypothèse d’un nouveau recul majeur de la Première ministre britannique sur son budget a été d’autant plus saluée par les marchés que la crédibilité de la banque centrale est en jeu.
Le géant de l'énergie a annoncé un paiement, en décembre, correspondant à un mois de salaire à tous ses collaborateurs dans le monde. En France, TotalEnergies envisage des augmentations en ligne avec l'inflation.
La banque d’investissement espagnole Alantra annonce le lancement d’un nouveau fonds de capital risque, 33N Ventures, dédié à la cybersécurité et aux infrastructures informatiques. 33N lève actuellement 150 millions d’euros pour investir dans des entreprises en Europe, Israël et aux Etats-Unis.
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, à 228.000 contre 219.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 225.000 inscriptions au chômage lors de la semaine au 8 octobre. Les inscriptions de la semaine au 1er octobre n’ont pas été révisées. La moyenne mobile sur quatre semaines au 8 octobre s'établit à 211.500 contre 206.500 (révisé) la semaine précédente.
La hausse des prix aux Etats-Unis a dépassé les attentes en septembre, augmentant les probabilités de hausses de taux de la banque centrale américaine.
En 2021, pour la première fois depuis huit ans, les non-résidents ont accru la part qu’ils détiennent au capital des sociétés françaises du CAC 40, selon le rapport de la Banque de France. Ils détenaient fin 2021, 40,5 % de la capitalisation boursière totale, soit 866 milliards d’euros sur 2.137 milliards, contre 39,5% un an plus tôt. Au plus haut, en 2012 et 2013, ils détenaient plus de 47% du CAC 40. Fin 2021, 12 sociétés sur 35 au sein de l’indice étaient détenues majoritairement par des non-résidents.
Le titre Toshiba a bondi jeudi à la suite d’informations indiquant qu’un groupe dirigé par des investisseurs nationaux envisageait une offre de rachat pour 19 milliards de dollars (19,59 milliards d’euros), permettant potentiellement d'écarter des actionnaires activistes étrangers après des années de tensions.
Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) seraient proches d’un accord visant à modifier a posteriori les règles régissant les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO), ont indiqué à Reuters des sources proches mercredi soir.
Les emprunts d’Etat britanniques (Gilts) poursuivent leur détente jeudi à la veille de l’arrêt du programme d’achat d’urgence de la Banque d’Angleterre (BoE).
Le géant de l'énergie a annoncé un paiement, en décembre, correspondant à un mois de salaire à tous ses collaborateurs dans le monde. En France, TotalEnergies envisage des augmentations en ligne avec l'inflation.
En attendant trop, la Banque centrale européenne pourrait être obligée de relever ses taux en pleine récession. L’analyse de Florence Pisani, directrice de la recherche économique, Candriam.
Les lettres que Larry Fink, directeur général de BlackRock, adresse aux entreprises, sont toujours largement relayées et commentées. Une fois n’est pas coutume, Larry Fink a cette fois reçu une lettre de John Schroder, trésorier de l’Etat de Louisiane. « Vos politiques manifestement anti-combustibles fossiles détruiraient l’économie de la Louisiane. En termes simples, nous ne pouvons pas participer à la paralysie de notre propre économie », a-t-il expliqué tout en lui annonçant le retrait de la gestion de près de 800 millions de dollars d’actifs. Au mois de septembre, le Texas avait déjà exclu la première société de gestion mondiale de ses futurs appels d’offre, pour les mêmes raisons.
Elon Musk, les banques ne lui disent pas merci. La volte-face du fantasque milliardaire dans le dossier Twitter ne fait pas les affaires de ses financiers. Le fondateur de Tesla s’est finalement résolu à racheter le réseau social, mais aux conditions fixées en avril, soit un prix de 44 milliards de dollars. Entre-temps, le marché des prêts syndiqués a pris un gros coup de froid. Les banques qui s’étaient engagées au printemps à apporter 12,5 milliards de dollars de concours dans l’espoir de les replacer auprès d’autres investisseurs, risquent de se retrouver collées avec ces engagements à leur bilan. Parmi elles, BNP Paribas et la Société Générale, pour de petits tickets certes, mais qui observent un silence gêné sur le sujet.
La parole à... Emmanuel Lincot, professeur à l'Institut catholique de Paris, chercheur-associé à l'Iris, et notamment l'auteur de 'Chine et terres d'islam: un millénaire de géopolitique' aux PUF
Jean-François Serval, président et fondateur de Groupe Audit Serval, et Jean-Pascal Tranié, entrepreneur et responsable d’un fonds d’investissement international
Jusqu’où ira l’inconséquence des dirigeants britanniques ? La politique de Liz Truss n’est pas seulement un problème permanent pour les marchés. Voilà que les révélations de la presse sur la pratique du pouvoir de cette drôle de chef du gouvernement vont faire monter d’un cran la colère des citoyens déçus par le Brexit. En poste comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avant d’être choisie comme Première ministre, Liz Truss a dépensé pas moins de 1,8 million de livres sur les six premiers mois de cette année en faisant vingt voyages officiels, selon The Guardian. Son prédécesseur, durant les six mois précédant la crise du Covid-19, avait coûté, lui, 67.000 livres au pays au titre de ses visites à l’étranger… Comble de légèreté, Liz Truss a demandé au nouveau roi de ne pas se rendre à la conférence annuelle de l’ONU sur le climat qui se tiendra en novembre en Egypte, alors que le sujet était pourtant porté de longue date par l’ex-prince Charles. Pour comble, Liz Truss n’a pas même l’intention d’aller à la COP 27 ! Et on ne peut même plus espérer que c’est pour économiser les émissions carbone du déplacement…
Cadre. Un an après le lancement de son initiative sur l’investissement dans la technologie de reconnaissance faciale signée par 55 investisseurs mondiaux, Candriam tire un premier bilan des engagements pris par les entreprises pour limiter les risques que cette technologie fait courir au respect des droits fondamentaux, comme la reproduction des préjugés raciaux et sexistes, le manque de fiabilité et l’usage abusif des données personnelles. Sur quinze entreprises interrogées, trois font des efforts significatifs pour atténuer ces risques : Microsoft, Motorola et Thales. Elles se sont dotées de règles de gouvernance et prennent des mesures spécifiques. Candriam continuera de discuter avec chaque entreprise des moyens d’améliorer les pratiques et publiera un nouveau rapport en 2023.
Resserrement. La combinaison de la hausse des taux directeurs américains, de la dépréciation des monnaies et de l’inflation, toujours forte, limite la marge de manœuvre dont disposent les banques centrales des pays en développement. « Les monnaies les plus attaquées sont celles des pays à politique monétaire hétérodoxe (c’est peu dire) comme la Turquie (inflation à 83 % et taux à 12 %) et l’Argentine. Viennent ensuite les plus proches de la guerre comme la Pologne (une inflation à 17,5 %) ou l’Estonie (24 %) », relève une note du Crédit Agricole. Les banques centrales des pays en développement ont cherché à anticiper la hausse des taux directeurs américains dès 2021 (voir le graphique, g.). Cependant, le niveau des taux d’inflation place les taux réels en territoire négatif. C’est le cas dans 35 des 56 pays étudiés par la Cnuced (voir le graphique, d.), comme au Nigeria, avec une inflation à 20 % et des taux à 15,5 %. Ce resserrement viendra peser sur les perspectives de croissance, qui devrait s’établir à 3 % en moyenne dans les pays en développement, un niveau très insuffisant « qui pèsera sur les finances publiques et privées et nuira aux perspectives d’emploi », selon l’organisation. Les pays du Golfe restent épargnés et continuent d’assainir leurs finances publiques. La dette d’Oman pourrait passer, selon le Fonds monétaire international, de 62,9 % du PIB l’an dernier à 44 % cette année, tandis que la croissance saoudienne, à 7,2 % attendus en 2022, sera l’une des plus élevées des pays du G20.