Evolution. Après plusieurs années difficiles, les réassureurs ont pu bénéficier d’un durcissement du marché lors des renouvellements de contrats intervenus en janvier. « La combinaison inédite d’une forte inflation, d’un resserrement monétaire, de la guerre en Ukraine et de sinistres en perpétuelle croissance en matière de catastrophes naturelles a engendré une hausse du prix des couvertures en réassurance dommages », relève Robert Mazzuoli, analyste chez Fitch Ratings. Alors que les catastrophes naturelles se sont montrées particulièrement soutenues en 2021 et 2022, les augmentations de tarifs ont ainsi augmenté en moyenne entre 20 % et 60 % pour la plupart des contrats cette année. Selon l’agence de notation, les marges de souscription des réassureurs devraient dès lors s’accroître globalement de 4 points de base en 2023.
Prudence. Si les coupes claires dans les effectifs ont démarré au sein des banques américaines, les gestionnaires d’actifs tirent aussi les leçons de l’annus horribilis 2022. Le premier d’entre eux par les encours gérés dans le monde, BlackRock, se préparerait à supprimer environ 500 postes, sur un effectif de 19.900 collaborateurs à fin septembre. Le directeur général du groupe américain, Larry Fink (photo), et le président, Rob Kapito, en ont fait l’annonce dans un memo interne, révélé par Bloomberg deux jours avant la publication des résultats annuels. « L’incertitude qui nous entoure fait qu’il est plus important que jamais de rester à l’affût des changements sur le marché et de se concentrer sur la prestation de services aux clients », écrivent les deux dirigeants, en évoquant une « gestion prudente des dépenses ».
Revers. Près d’un millier de départs volontaires. Tel est le chiffre qui circule chez BNP Paribas Personal Finance, alors que la banque de la rue d’Antin s’apprête à détailler un plan de restructuration de ses activités de crédit à la consommation. « Dans un secteur du crédit à la consommation en évolution, tant sur les usages que du fait du contexte économique, BNP Paribas Personal Finance a présenté aux partenaires sociaux ses réflexions stratégiques en ce qui concerne le recentrage de ses activités et l’adaptation de son modèle opérationnel », a reconnu le groupe. Les suppressions de postes toucheraient notamment les fonctions supports, dont le nombre est jugé proportionnellement plus élevé que chez ses concurrents, selon des éléments communiqués en interne. « Cela pourrait aller très vite, courant du premier semestre 2023 », a confié une source interne à L’Agefi.
C’est le montant investi par les employés de Suez à l’occasion du premier plan d’actionnariat salarié lancé par le groupe en tant qu’entreprise non cotée. L’enveloppe cible initiale du plan, de 118 millions d’euros, correspondait à 3 % du capital. Au total, 40 % des collaborateurs éligibles à l’opération, soit 12.000 salariés, ont souscrit. Des pointes à 80 % ont même été relevées en Inde et au Maroc. Ces taux sont bien supérieurs à ceux que le spécialiste de la gestion des eaux et des déchets recueillait lorsqu’il était encore coté en Bourse. Les actionnaires de référence du groupe – Meridiam, GIP, la Caisse des dépôts et CNP Assurances – s’étaient engagés à ce que l’actionnariat salarié représente 3 % du capital du « nouveau Suez » au moment de son rachat et atteigne 10 % à horizon de 5 à 7 ans.
Harmonisation. Les Autorités européennes de surveillance (AES) publient à l’intention des superviseurs nationaux les bonnes pratiques d’éducation financière à mettre en œuvre pour lutter contre les escroqueries, celles-ci étant d’autant plus efficaces que les consommateurs ne maîtrisent pas tous très bien les outils digitaux. Parmi les douze recommandations mises en avant, les trois superviseurs conseillent la publication de listes noires d’acteurs frauduleux pour éveiller la conscience des risques parmi les consommateurs les plus avertis, l’utilisation de canaux non digitaux pour toucher les personnes mal à l’aise avec les technologies et leur enseigner ces usages, la collaboration avec les enseignants afin de concevoir des outils correspondant à leurs besoins pour dispenser une bonne éducation financière, l’emploi de méthodes d’apprentissage modernes fondées, par exemple, sur le jeu ou encore l’optimisation du référencement de leurs sites internet pour être plus accessibles aux consommateurs.
CCR Re, la filiale concurrentielle du groupe public de réassurance CCR, annonce avoir lancé « avec succès » le cinquième compartiment de son sidecar domicilié en France sous le nom de 157 Re. A l’occasion de ce nouveau compartiment, intitulé 157 Re 23, CCR Re a augmenté le capital levé de plus de 40% par rapport à 2022, sans que le montant ne soit connu, et accueille un nouvel investisseur aux côtés des investisseurs historiques dont Boussard & Gavaudan Investment Management LLP.
La cession de Bank of the West au canadien BMO sera finalisée le 1er février. Les synergies avec la banque d'investissement de BNP Paribas étaient très limitées.
Morgan Stanley a déclaré mercredi avoir promu 184 cadres au grade de managing director, moins que les 199 un an plus tôt, après une année 2022 difficile pour la banque d’investissement au cours de laquelle les bénéfices ont plongé de près de 28%. Près de 38% des personnes promues cette année sont des femmes. Le mois dernier, Citigroup a également promu plus de 100 femmes à l'échelon de managing director, le plus élevé jamais enregistré pour la banque. Les banques d’investissement telles que Morgan Stanley ont navigué en 2022 dans un environnement macroéconomique difficile au milieu des craintes d’une récession et d’un ralentissement des transactions, après une année 2021 exceptionnelle.
Credit Suisse versera cette année des bonus à ses banquiers seniors, a rapporté Bloomberg mercredi, citant une note interne. Ils recevront immédiatement la part en espèces de leur rémunération variable 2022, a indiqué l’agence, alors que la banque suisse dans la tourmente se bat pour conserver un personnel précieux. Le mois dernier, Credit Suisse a achevé avec succès la dernière partie d’une levée de fonds de 4 milliards de francs suisses (4,28 milliards de dollars) et a déclaré que ses niveaux de liquidité avaient augmenté.
Goldman Sachs et Morgan Stanley ont clos le bal des résultats annuels 2022, marqués au quatrième trimestre par un ralentissement dans la banque d’investissement et une hausse des coûts.
Plusieurs assureurs ont annoncé mardi les rendements de leurs fonds en euros au titre de 2022. Crédit Agricole Assurances a dévoilé un taux moyen de 2,32% pour les fonds en euros de sa filiale Predica, en hausse de 1,06 point sur un an. Les rendements varient entre 1,9% et 2,45% selon les contrats, hors bonifications liées à la proportion d’UC. Gaipare a de son côté révélé un rendement de 2,2% pour le fonds en euros de tous ses contrats, en hausse de 0,4 point. La MIF a dévoilé une rémunération de 2,20% pour ses contrats d’assurance vie et de 2,50% pour son plan d'épargne retraite «MIF PER Retraite». SMA BTP a annoncé un taux de 2% pour le fonds en euros de son contrat d’assurance vie, en hausse de 0,5 point, et de 1,8% pour son PER.
La succursale française de l’assureur japonais MS Amlin spécialisé dans l’assurance des risques d’entreprises en dommages aux biens, responsabilité civile et maritime/transport, vise en 2026 le cap des 200 millions d’euros de primes brutes souscrites, hors transport. Pour cela, elle entend faire passer le poids des ETI (entre 150 et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires) de 30% à 50% de son portefeuille et les grandes entreprises de 60% à 40%. L’assureur devrait clôturer l’exercice 2022 au-delà de la rentabilité après une croissance 29% de son portefeuille avec 136 millions d’euros de primes brutes souscrites et 38 millions d’euros d’affaires nouvelles. La succursale, qui s’est repositionnée depuis 2019 sur les risques industriels, développe son offre avec le lancement de la responsabilité civile du dirigeant ou encore de son activité de point d’entrée et d’exécution - «Fronting» en marque blanche - de captives de réassurance.
La tempête Gérard, qui a balayé le quart nord-ouest du pays, l’Est et les Hauts-de-France lundi 16 janvier, entraînant notamment un décès, a provoqué des dégâts matériels. Selon les premières estimations du spécialiste en modélisation climatique RiskWeatherTech, qui se base sur les vitesses de rafales observées et son modèle de sinistralité, la tempête devrait causer entre 40.000 et 45.000 sinistres pour des montants compris entre 90 millions d’euros et 150 millions d’euros. Cette tempête, assez modeste en termes de sinistres pour le marché de l’assurance, est suivie par la tempête Fien depuis mardi.
La direction de LCL minimise les conséquences de la grève sur ses agences. Mardi 17 janvier, une intersyndicale FO et CFDT avait appelé les salariés du réseau bancaire à un mouvement social, déçue par les Négociations annuelles obligatoires pour 2023, également suivi par le SNB et la CGT. Selon la direction, le taux global de grévistes, incluant les débrayages d’une heure, «a été d’environ 15%» mais plus de 93% des agences LCL sont restées ouvertes. «LCL regrette ce mouvement de grève alors même que pour 2023 l’augmentation des rémunérations représentera une hausse individuelle en moyenne de 6,4% pour une inflation en 2022 estimée à 5,2%», commente le groupe dans un communiqué.
Après avoir clôturé les comptes de ses clients particuliers et cessé son activité de banque en ligne en France en 2022, ING en France se recentre sur son activité de banque de financement et d’investissement (BFI). Thomas Labergère, précédemment directeur de la BFI d’ING en France, est donc nommé au poste de directeur général d’ING en France. Il est entouré d’un comité de direction paritaire. Dans sa nouvelle organisation, une équipe dédiée est responsable des activités restantes liées à la banque en ligne : la gestion de crédits, maintenue chez ING en France, celle du compte d’attente, ainsi que les interactions clients pour s’assurer que ceux-ci puissent récupérer leurs avoirs au plus vite. A ce jour, la quasi-totalité des comptes particuliers ont été fermés.
La direction de LCL minimise les conséquences de la grève sur ses agences. Ce mardi 17 janvier, une intersyndicale FO et CFDT avait appelé les salariés du réseau bancaire à un mouvement social, déçue par les Négociations annuelles obligatoires pour 2023, également suivi par le SNB et la CGT. Selon la direction, le taux global de grévistes, incluant les débrayages d’une heure, « a été d’environ 15% » mais plus de 93% des agences LCL sont restées ouvertes. « LCL regrette ce mouvement de grève alors même que pour 2023 l’augmentation des rémunérations représentera une hausse individuelle en moyenne de 6,4% pour une inflation en 2022 estimée à 5,2% », commente le groupe dans un communiqué. Les syndicats, qui militent pour des augmentations générales en 2023, invitent leur direction à s’inspirer des autres banques françaises, et notamment le Crédit Mutuel.
Plusieurs assureurs ont annoncé les rendements de leurs fonds en euros au titre de 2022 ce mardi. Crédit Agricole Assurances a dévoilé un taux moyen de 2,32% pour les fonds en euros de sa filiale Predica, en hausse de 1,06 point sur un an. Les rendements varient entre 1,9% et 2,45% selon les contrats, hors bonifications liées à la proportion d’UC. Le taux des contrats de retraite individuelle «Perspective» et «LCL retraite PER» ressort à 2,89% après 1,7% en 2021.
La tempête Gérard, qui a balayé le quart nord-ouest du pays, l’Est et les Hauts-de-France lundi 16 janvier, entraînant notamment un décès, a provoqué des dégâts matériels. Selon les premières estimations du spécialiste en modélisation climatique RiskWeatherTech, qui se base sur les vitesses de rafales observées et son modèle de sinistralité, la tempête devrait causer entre 40.000 et 45.000 sinistres pour des montants compris entre 90 millions d’euros et 150 millions d’euros. Cette tempête, assez modeste en termes de sinistres pour le marché de l’assurance, est suivie par la tempête Fien depuis mardi.
MS Amlin veut grandir grâce aux ETI. La succursale française de l’assureur japonais MS Amlin spécialisé dans l’assurance des risques d’entreprises en dommages aux biens, responsabilité civile et maritime/transport, vise en 2026 le cap des 200 millions d’euros de primes brutes souscrites, hors transport.
Après avoir clôturé les comptes de ses clients particuliers et cessé son activité de banque en ligne en France en 2022, ING en France se recentre sur son activité de banque de financement et d’investissement (BFI). Thomas Labergère, précédemment directeur de la BFI d’ING en France, est donc nommé au poste de directeur général d’ING en France.