Le gendarme financier espagnol a publié une étude dans laquelle il a testé les prédictions de quatre modèles de langage pendant dix mois sur l'indice des grandes capitalisations espagnoles Ibex 35.
La gestion en actions thématiques peut donner lieu à l'émergence de stratégies incongrues qui, dans certains cas, ne survivent pas à l'épreuve des marchés.
Hormis le rigorisme quasiment consubstantiel de la BCE – en dehors des années Draghi –, rien ne justifie aujourd’hui de prendre un tel risque. Olli Rehn, gouverneur de la Banque centrale de Finlande et membre influent du Conseil des gouverneurs, a déclaré que la BCE serait certainement amenée à remonter les taux d’intérêt pour « préserver sa crédibilité ». Autrement dit, pour éviter de reproduire l’erreur de 2022 quand la banque centrale avait réagi tardivement à la remontée de l’inflation. Mais la BCE est finalement prête à réitérer ses erreurs de 2008 et 2011, lorsqu’elle avait remonté les taux en pleine phase de ralentissement économique, avec pour seul motif ou presque la hausse du pétrole. Des erreurs bien plus préjudiciables qui avaient entraîné ou amplifié la récession, engageant l’Europe sur une décennie perdue en termes de croissance économique. Aujourd’hui, la situation actuelle n’a rien de comparable avec celle de 2022. Le choc d’offre ne se couple pas avec un choc de demande, le marché de l’emploi ralentit, le point de départ de l’inflation est nettement plus bas et les taux réels sont en territoire positif, alors qu’ils étaient encore très négatifs à la veille de la guerre en Ukraine. Les conditions d’une spirale inflationniste à cause d’effets de second tour de la hausse des prix de l’énergie sont loin d’être réunies. Elles le sont d’autant moins au regard de la très faible croissance en zone euro au premier trimestre et des perspectives d’activité et de consommation. En plus du discours restrictif de la BCE, la hausse continue des taux longs – avec un 10 ans allemand repassé au-delà des 3 % – et le durcissement à venir des conditions d’octroi de crédit vont en effet peser sur l’activité.
AllianzGI votera, lors de la prochaine assemblée générale (AG), en faveur de la proposition demandant au conseil d’administration de Meta Platforms de prendre toutes les mesures possibles pour lancer et adopter un plan de recapitalisation visant à ce que toutes les actions en circulation disposent d’une voix par action, avec une suppression progressive sur sept ans des droits disproportionnés des actions de catégorie B. Nous soutiendrons aussi la proposition demandant à Meta de publier les résultats des votes par catégorie d’actions à compter de son AG de 2027. AllianzGI estime que cela contribuerait à donner une visibilité appropriée aux opinions des actionnaires minoritaires. En tant qu’actionnaires de long terme, notre pouvoir de vote devrait correspondre à notre participation au capital. La structure actuelle à deux catégories d’actions chez Meta, où les actions de catégorie B détenues par le fondateur et PDG ont un pouvoir de vote dix fois supérieur à celui des actions de catégorie A, affaiblit de manière disproportionnée notre capacité à influencer la société et à demander des comptes au conseil d’administration si nécessaire. Cela est particulièrement notable lorsque des controverses persistantes et de grande ampleur soulèvent des inquiétudes quant aux faiblesses de la gouvernance. Soutenir ces propositions est donc conforme à notre engagement en faveur d’un stewardship efficace. Il est de notre devoir, au nom de nos clients, d’exercer nos droits de vote de manière réfléchie.
«We do have job reductions in favor of the machines*», lançait il y a dix jours Bill Winters, président de Standard Chartered. Gifle verbale après trente-six mois de communication corporate des grands groupes promettant que l’IA libérerait les employés pour leur permettre de se concentrer sur des tâches plus créatives. Une fois évacuée l’anxiété produite par ce type de message, comment penser ce problème ? Dans mon portefeuille, il y a une position sur Kanzhun, la première plateforme de recrutement en Chine. Son fondateur, Peng Zhao, a donc en permanence le doigt sur le pouls du marché de l’emploi. Lors des (bons) résultats publiés la semaine dernière, ce visionnaire – Kanzhun est une des rares sociétés à avoir développé en open source un small language model pour ses besoins – a dit que depuis le lancement de ChatGPT en mars 2023, il a passé ces trois années à osciller dans un grand huit mental entre l’espoir des capacités de cette nouvelle technologie et les craintes d’être « disrupté ». Mais aujourd’hui, les chiffres lui montrent que c’est l’espoir qui l’emporte. Claude permet peut-être de coder en minutes ce qui s’écrivait en jours, mais la demande de développeurs est en hausse de 11 % sur un an. J’aime la manière dont Peng Zhao aborde cette problématique : honnête et humble sur ses doutes ; argumenté et confiant sur sa réponse. Et sur ce domaine, l’IA est et restera derrière. Il faudra toujours de l’humain pour juger l’humain.
Il est bien établi dans la littérature académique qu’il n’y a généralement pas de « boom économique » – c’est-à-dire accélération de la croissance et/ou de l’emploi – lié à l’organisation des grands événements sportifs, contrairement à ce qui est « vendu » dans les dossiers de candidature. Une note commandée par la Fifa et publiée en mars 2025 estimait que la Coupe du monde 2026 augmenterait le PIB américain de 17,2 milliards de dollars. Même en retenant cette hypothèse, l’impact serait inférieur à 0,1 % du PIB américain.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le dernier rapport de stabilité financière analyse le levier croissant des hedge funds sur les marchés obligataires souverains via les stratégies d’arbitrage dites «basis trade». Des positions massives financées par les marchés de «mise en pension» («repo»), qui font peser un risque de ventes forcées et de volatilité accrue en périodes de stress.
La Banque Postale veut fusionner ses deux sociétés de gestion d’actifs, LBP AM et sa filiale à 100%, La Financière de l’Echiquier, pour former une entité unique de 72 milliards d'euros d'encours qui prendra le nom de LFDE IM.
Banca Generali réfléchit à de nouveaux outils pour favoriser l’accès de l'épargne privée vers les petites et moyennes entreprises italiennes. C’est ce qui ressort d’un entretien accordé par le directeur général Gian Maria Mossa à Il Sole 24 Ore.
Mathias de Meester a annoncé avoir rejoint Goldman Sachs Asset Management en mai en tant qu’executive director, responsable third party wealth marketing pour la Belgique et les Pays-Bas. L’intéressé vient de Schroders où il était marketing manager à Bruxelles. Avant cela, il a travaillé chez Amundi sur le marketing et la communication au Belux. Il a aussi passé deux ans au sein de Deutsche Bank Belgium.
Le président de Sofidy, Guillaume Arnaud, est nommé responsable de la France et directeur général délégué de Tikehau IM à la suite de l’intégration de la société immobilière à sa maison mère.
Une dizaine d’institutions financières, dont Nordea AM, sont signataires de cet appel envers l’Union européenne pour privilégier la protection de l’environnement, la résilience énergétique à long terme et la sécurité du Vieux continent.
Le directeur général de l’Autorité suédoise de surveillance financier, Johan Almenberg, prévient que le marketing trompeur des fonds dits « actifs » et « verts » est devenu un problème majeur pour les épargnants, rapporte FinansWatch.
La société de gestion suédoise Lancelot Asset Management lance un nouveau fonds de petites capitalisations le 1er septembre et a recruté Adam Nyström de Swedbank Robur pour le gérer, rapporte FinansWatch. Le gérant travaillait chez Robur depuis 2022, où il gérait principalement un fonds sur les petites capitalisations américaines. Avant, il a passé dix ans en tant que gérant chez Didner & Gerge et analyste chez Carnegie.
Le spécialiste de l'asset servicing, lance Nova, une plateforme digitale dédiée aux services d'agent de transfert et qui se veut à technologie avancée.
La société est l'une des rares à proposer des offres de gestion sous mandat en crypto-actifs distribuées auprès des CGP. Elle compte 15 millions d'euros d'encours.