L'Italie, qui voit ses prévisions de déficit et de dette déraper, connaîtra le 19 avril le verdict de l'agence S&P sur sa note. La fin des achats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) et l’appétit pour le risque ont toutefois ramené les investisseurs vers les obligations italiennes.
Avec un message plutôt accommodant, l’institution de Francfort rend possible une divergence monétaire avec la banque centrale américaine, que les données d’inflation empêchent d’agir trop vite.
Consensus et marchés assurent que la première baisse de taux en zone euro devrait intervenir le 6 juin. Mais rien ne certifie que l’institution pourrait confirmer ce scénario jeudi.
Le responsable de la recherche en économie bancaire de BNP Paribas se montre dubitatif face à l’argument avancé par la Banque centrale européenne pour justifier d’une monnaie numérique.
Les chiffres publiés par Eurostat sont globalement plutôt rassurants, mais l’inflation dans les services, qui reste la clé pour la Banque centrale européenne, reste élevée.
Les indices PMI du secteur manufacturier définitifs publiés mardi par S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB) se sont quand même contractés un peu moins qu’estimé initialement.
Le différentiel de coût lié aux dettes obligataires est redevenu avantageux face aux solutions de financement bancaire. Du moins tant que la courbe des taux reste inversée.
La croissance annuelle de 3,1% des salaires fin décembre reste au-dessus du niveau nécessaire pour ramener l’inflation à 2%. La BCE voudra attendre d’avoir un maximum de données sur le premier trimestre.
Les services se redressent bien en zone euro et ralentissent moins en Allemagne, mais pas en France. A l'inverse, l’indice PMI manufacturier recule partout, bien plus qu’attendu.
Des réparations sur le principal terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) américaine à Freeport (Texas) ont entraîné une réduction des flux et accentué la nervosité des marchés, malgré des stocks records en Europe.
Le Conseil des gouverneurs n’est pas très clair sur l’avancée des discussions autour d’une première baisse de taux, ce qui devient en soi un message un peu moins «restrictif».
Le pays a placé plus de 18,3 milliards de «BTP Valore» le 1ᵉʳ mars. Ces opérations renforcent la part de la détention domestique de la dette, d'où une moindre exposition à la volatilité des investissements étrangers.
La forte poussée inflationniste, issue de deux chocs successifs d’offre aux effets sectoriels hétérogènes et à diffusion lente, aurait sans doute fini par se résorber d’elle-même sans intervention des banques centrales, estime Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole.
De plus en plus consensuelle, l’idée d’ouvrir les opérations de la Banque européenne d’investissement à l’armement pourrait donner ses lettres de noblesse à un secteur encore boudé par de nombreux investisseurs institutionnels.