Le taux d’endettement dans la zone euro fond grâce à l’inflation
Si l’inflation a une vertu, c’est bien celle de faire baisser le taux d’endettement. L’effet s’est encore confirmé au premier trimestre 2023. Le ratio dette sur PIB des sociétés non financières et des ménages de la zone euro a reculé de 2,4 points de pourcentage par rapport aux trois derniers mois de 2022 pour atteindre 114,5% selon les chiffres publiés le 10 août par la Banque de France. Il chute désormais de 6,3 points en un an. Une baisse largement due à l’augmentation du PIB nominal, un indicateur qui n’est pas corrigé de l’inflation et profite donc fortement de la flambée des prix en cours depuis plusieurs trimestres.
Dans le détail, le taux d’endettement brut des entreprises non financières est passé de 61,6% du PIB en mars 2022 à 58,2% début 2023. Net de la trésorerie, il a perdu 2 points, à 29,4%. L’endettement des ménages est de son côté passé de 59,2% à 56,3%.
La France se distingue
L’endettement des agents financiers français reste nettement supérieur à celui de ses voisins européens. Les sociétés non financières hexagonales affichent un taux de 79,4%, contre 50,7% pour l’Allemagne, 63,2% en Italie et 58,2% en Espagne. Les ménages français sont aussi plus endettés, à 64,7%.
Le taux d’endettement des administrations publiques est également orienté à la baisse. Dans la zone euro, il est passé de 95% du PIB en mars 2022 à 91,2% un an plus tard. Là encore, l’Hexagone se distingue en enregistrant une légère hausse de 0,7 point au premier trimestre, à 112,5%. «En France, la dette publique au sens de Maastricht augmente de 63,4 milliards d’euros, les émissions de titres de dette étant usuellement fortes au premier trimestre de l’année», indique la Banque de France dans son communiqué. Sur un an, la dette des administrations publiques françaises diminue toutefois de 2,3 points.
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