Les entreprises ont émis 32 milliards d’obligations sur le marché euro, profitant d’une nouvelle fenêtre favorable, marquée par des émetteurs rares, comme Airbus, et par le retour d’Alphabet.
Le premier ministre britannique n’a pas démissionné après l’échec aux élections locales mais il reste critiqué par certains membres du Parti travailliste. Les marchés de taux s’inquiètent d’une politique budgétaire plus laxiste.
Après une période de turbulences marquées par l'inflation et les pivots monétaires, le marché obligataire confirme son rôle de pilier dans les portefeuilles. Entre la solidité des rendements du segment investment grade et le dynamisme du high yield, les opportunités abondent. Mais pour 2026, c'est du côté des obligations convertibles que se dessine le profil risque/rendement le plus prometteur. Analyse d'un marché qui conjugue résilience et optionalité.
Le marché primaire corporate euros a inscrit un record d’émissions mercredi 6 mai à plus de 15 milliards, les entreprises profitant d’une nouvelle fenêtre favorable.
Non contents d’avoir arrêté de valoriser des baisses de taux depuis mi-mars, les marchés à terme se sont même mis à valoriser une hausse partielle de taux d’ici à la fin de l’année 2026…
Les émissions obligataires des hyperscalers, ces mastodontes de la tech jusqu’à présent absents des marchés de dette, se multiplient et bouleversent les portefeuilles des investisseurs. Sur les marchés actions, les introductions de SpaceX, OpenAI en Anthropic auront les mêmes effets.
Dans cette tribune, Léonard Vinville, gérant obligations convertibles chez M&G Investments, explique comment, dès le 19e siècle, les convertibles étaient déjà utilisées pour financer les projets novateurs. Cette vocation n'a pas changé à l'heure du développement de l'intelligence artificielle.
Les taux britanniques ont atteint des plus hauts depuis des décennies alors que l’avenir du Premier ministre Keir Starmer est suspendu aux élections locales de jeudi. Le risque est une politique plus expansionniste dans une situation budgétaire tendue.
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs.
Les anticipations d’inflation mesurées sur les différents marchés, comme les swaps ou les obligations indexées, ont complètement divergé au début de la guerre en Iran. Cela traduit une demande institutionnelle accrue de protection contre l’inflation à court terme, mais sans changement notable des attentes à moyen et long termes.
La maison-mère de Google a émis 9 milliards d’euros d’obligations en six tranches. Lors d’une émission en début d’année, elle avait opté pour des émissions en livre sterling et en franc suisse, en plus du dollar.
Les émissions sur le marché obligataire américain ont été alimentées en avril par les entreprises liées à l’intelligence artificielle, dont Meta. L’importance des investissements les oblige à solliciter tous les marchés de la dette, avec la multiplication des instruments garantis sur les microprocesseurs.
Les places boursières ont enregistré l’un de leur meilleur mois depuis plusieurs années malgré la poursuite des tensions au Moyen-Orient et un baril de pétrole largement au-dessus de 100 dollars. Les marchés de taux restent pessimistes.
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen.
La banque dubaïote Emirates NBD Bank PJSC a réussi mardi une émission de dette subordonnée AT1 et rouvert ce marché « risqué » qui était fermé depuis le début de la guerre en Iran. Un marché en plein essor.
Se tourner vers les liquidités par défaut, dans une optique d'attentisme, n’élimine pas nécessairement le risque, estiment Karen Wright et James Ringer, chez Schroders.
Une note de Goldman Sachs montre cependant une certaine avance, en termes de resserrement des spreads, pour le crédit en dollars, sur lequel ses stratégistes ont créé un indicateur de sentiment spécifique.