Le discours du président américain sur l’état de l’Union avait pour objectif de renverser la tendance des sondages qui ne lui sont pas favorables à huit mois des élections de mi-mandat. Le pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations des Américains.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, craint de nouvelles perturbations après la réaction de Donald Trump à la sanction de la Cour suprême. Pour l’Europe, où la ratification de l’accord commercial de 2025 a été gelée, l’effet des tarifs douaniers américains s’apparente à un choc de demande négatif.
L’économie américaine a moins progressé que prévu au quatrième trimestre, sous l’effet particulier de la fermeture de l’administration («shutdown») pendant 43 jours. Le PIB a tout de même progressé de 2,2% en 2025, un rythme annuel encore très correct soutenu principalement par la consommation et les investissements.
La hausse des prix est ressortie à 2,9% en décembre alors que la croissance américaine a marqué un sérieux coup d'arrêt au quatrième trimestre en raison notamment de la fermeture des administrations.
En janvier, l’inflation japonaise est tombée à +1,5% après +2,1% en décembre. Presque toutes les catégories de produits voient leurs prix reculer sauf l’alimentation, qui ralentit tout de même nettement.
Après les sommets historiques de 2022-2023, les cours ont connu une phase de normalisation sur le blé et le maïs, et la bonne campagne 2025-2026 continue à tirer les prix vers le bas. Malgré des tensions persistantes sur les marchés plus financiarisés, et un coût des intrants toujours élevé pour les agriculteurs européens.
L’indice CPI de janvier est passé à 2,4%, et 2,5% pour l’inflation sous-jacente. Pourtant, il ne prend pas encore pleinement en compte les droits de douane sur les biens, la pause dans la collecte des loyers en octobre, ni la reprise des services soutenue par le stimulus fiscal 2026.
Le Congrès refuse d’interdire aux investisseurs institutionnels d’acheter de l’immobilier résidentiel pour alléger la pression sur les prix et améliorer l’accessibilité au logement. Et ses propositions pour relancer une construction qui peine à repartir seront difficiles et longues à concrétiser.
Les 130.000 créations d’emplois enregistrées pour janvier marquent une hausse inattendue, qui a fait monter les taux courts américains. Mais les révisions annuelles sur le niveau d’emploi au total et le flou sur les révisions à venir relativisent très largement cette embellie apparente.
Constatant que l'économie de la zone euro continue de résister, l'institution de Francfort a maintenu jeudi ses taux directeurs entre 2% et 2,4% pour la cinquième fois de suite.
La banque centrale a laissé son taux à 3,75% mais le vote a été serré, quatre membres du comité de politique monétaire sur neuf ayant voté en faveur d'une réduction.
La hausse des prix a encore ralenti en janvier dans l'Hexagone pour tomber à +0,3% sur un an. Une période de soldes plus longue qu'en 2025 expliquerait une partie de cet accès de faiblesse.
Cette nomination, attendue par les marchés, devra encore être confirmée par le Sénat américain. Un blocage n'est pas exclu, tant que l’administration Trump poursuivra son action contre Jerome Powell.
La demande de valeurs refuges dans un contexte d’incertitude toujours élevé continue de soutenir le franc suisse à la hausse, notamment jusqu’à un plus haut de 11 ans face au dollar.
L’Institut passe l’indice des prix en base 100 en 2025 contre 2015 auparavant, une révision obligatoire qui ne change rien mais demande de la vigilance.
Les marchés n’anticipent pas de baisse de taux de la banque centrale américaine mercredi. Mais, entre les perturbations politiques et l’absence de données cet automne, l’économie des Etats-Unis reste toujours aussi difficile à lire.
La publication des indices d'inflation PCE, stables à 2,8% en rythme mensuel malgré la hausse des prix des biens liée aux droits de douane, confirme une situation confortable de la Fed pour temporiser ses prochaines baisses de taux.