Invité au Forum des banquiers centraux de Sintra, le président de la Fed Jerome Powell a appelé à attendre de voir les effets des droits de douane avant de prendre des décisions, repoussant potentiellement un peu plus loin la première baisse de taux américains. Ses homologues des grandes banques centrales ont également mis en exergue la gestion des risques inhérente à leur fonction.
La hausse des prix a légèrement crû, atteignant la cible des 2%. L’inflation dans les services a été compensée par l’accalmie de l’énergie et des prix des biens industriels.
Cette présentation de la nouvelle stratégie monétaire de la BCE se voulait neutre, sans changement sur l’objectif d’inflation symétrique à 2% à moyen terme, ni sur les instruments à utiliser. Le ton a finalement été plus «restrictif», appelant à une action plus «énergique».
L'indice de base a augmenté de 2,7%, soit légèrement plus que ce qu'anticipaient les économistes. Les dépenses des ménages se sont repliées sur un mois.
La hausse des prix dans l'Hexagone, tirée par les services, a atteint 0,9% en juin. En données harmonisées pour une comparaison européenne, elle ressort à 0,8%.
L’indice PMI composite continue de bénéficier d’une production manufacturière positive, entre des importations américaines encore vivaces et peut-être le début des effets du plan de relance allemand.
La banque centrale norvégienne a surpris le marché en abaissant son principal taux directeur, alors que l’inflation a reflué. D’autres baisses de taux sont attendues.
La banque centrale américaine a gardé son taux directeur dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,5%. Les gouverneurs anticipent toujours au moins deux baisses d'ici à la fin de l'année.
Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% en rythme annuel en mai au Royaume-Uni, confirmant que la hausse supérieure aux attentes de 3,5% constatée en avril n'était que passagère.
L’incertitude reste très élevée, mais avec des chiffres d’inflation encore bons et des risques pas encore évacués sur la croissance, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) devrait avoir du mal à formuler ses projections économiques et de taux mercredi.
Les prix ont augmenté de 2,4% le mois dernier aux Etats-Unis. Sur une base mensuelle, la progression est plus faible qu’attendu par les économistes. En réaction, les taux reculent, même si l’inflation américaine reste très vulnérable aux hausses de prix induites par les droits de douane.
L’emploi et les autres statistiques américaines de plus en plus compliquées à lire valident l’idée d’une croissance très molle, avec tout de même le risque d’une inflation en hausse.
La banque centrale a diminué son taux directeur de 2,25% à 2% jeudi. Mais la présidente Christine Lagarde a délivré un message qui, au-delà de sa cohérence avec les projections macroéconomiques de ses équipes, a pu apparaître plutôt «hawkish» dans le contexte d’incertitude exceptionnelle. Au moins pour les marchés.
Les décideurs monétaires de la BoC ont maintenu le taux de financement au jour le jour à 2,75%, et la possibilité d’une nouvelle baisse dans le futur «si nécessaire».
Les services se sont contractés selon l’indice PMI publié mercredi. Mais la production manufacturière, moins regardée que l’indice PMI manufacturier, a de nouveau augmenté depuis trois mois. Probablement en lien avec les importations anticipées de biens aux Etats-Unis.
L’indice principal a ralenti en mai à 1,9% en rythme annuel, et l’indice sous-jacent à 2,3%. Ces chiffres sont bien inférieurs aux attentes et à des plus bas depuis de nombreux mois.
La diminution du taux de dépôt de 2,25% à 2% semble probable pour la réunion du jeudi 5 juin. Les discussions entre gouverneurs sur la suite pourraient cependant devenir rapidement assez tendues. Elles dépendront notamment des scénarios qui seront présentés par les économistes de l’institution.