Membre du directoire, l'Allemande se dit confiante à l’idée que le prochain mouvement de taux sera non pas une baisse mais plutôt une hausse pour la zone euro, qui connaîtrait donc une «surchauffe» de son économie… La voix la plus influente à Francfort a déclaré qu’elle serait «prête» à succéder à Christine Lagarde à partir d’octobre 2027 si on le lui propose.
La contraction du PIB nippon s’est aggravée au troisième trimestre en raison de la faiblesse des investissements. Pour les économistes comme pour les marchés, la Banque du Japon (BoJ) devrait quand même remonter ses taux en décembre, en prévision notamment de nouvelles hausses de salaires susceptibles de maintenir l’inflation sous-jacente élevée.
Les derniers chiffres - sur le sentiment des consommateurs en novembre davantage que sur l’inflation et la consommation en septembre - ont confirmé la probabilité selon laquelle la banque centrale devrait poursuivre son assouplissement monétaire le 10 décembre.
Le blocage administratif d’octobre semble avoir augmenté les inquiétudes sur l’économie américaine, à en croire le sondage du Conference Board auprès des consommateurs, qui ont désormais davantage de craintes sur leur emploi à court terme.
Le programme de dépenses publiques initié par la première ministre Sanae Takaichi pourrait compliquer la tâche de la Banque du Japon si l’inflation continuait d’augmenter dans les prochains mois.
Encore une fois, le rapport du département du Travail, le premier depuis la fin du «shutdown», et portant sur les données de septembre, a envoyé un message mitigé : plus favorable sur les créations d’emplois, un peu moins sur le taux de chômage. La baisse de taux un moment anticipée le 10 décembre semble encore compromise.
L’indice des prix à la consommation a reculé de 3,8% en septembre à 3,6% en octobre en rythme annuel, ouvrant la voie à une baisse des taux de la Banque d’Angleterre. Une bonne nouvelle aussi pour le gouvernement avant la présentation du budget.
Alors que les rares données publiées du fait du «shutdown» ne permettent pas d’avoir une idée précise sur l’état de l’économie et de l’emploi américains, les gouverneurs ont tout fait pour réduire les attentes autour de la prochaine réunion de la Réserve fédérale.
Le nombre de prêts aux ménages américains en défaut de paiement a atteint son plus haut niveau depuis plus de cinq ans au troisième trimestre, à 4,5% du total pour un retard de paiement d’au moins 30 jours. La part d’impayés est de 14,4% sur les prêts étudiants et de 8,9% sur les cartes de crédit. L’effet direct d’une politique monétaire de la Fed encore plutôt restrictive, a priori.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a dévoilé fin octobre les noms des cinq finalistes en lice pour la succession de Jerome Powell à la tête de la Fed en mai 2026. La décision pourrait être annoncée dans les semaines qui viennent.
Tout le monde s’accorde sur un «ralentissement progressif», mais avec deux lectures possibles allant du risque d’accélération du chômage à celui d’une croissance molle soutenue par les prix et qui empêchera la Fed de diminuer ses taux trop vite.
L’inflation a légèrement accéléré en octobre dans les services à cause d'effets de base, mais a fortement ralenti pour les mêmes raisons sur les biens. Les analystes n’ont pas trop d’inquiétudes pour la suite.
Un an après l’élection de Donald Trump, les analystes qui annonçaient une catastrophe rapide au regard de son programme protectionniste doivent reconnaître que la croissance tient, sans une inflation démesurée, avec des marchés actions au plus haut. Mais avec aussi une économie à deux vitesses, dont la moyenne masque peut-être les difficultés croissantes des ménages et des entreprises du bas de l’échelle.
Le Conseil des gouverneurs a laissé ses taux inchangés jeudi. Et la présidente Christine Lagarde a réaffirmé plusieurs fois que la banque centrale se trouvait en bonne position pour rejoindre son objectif d’inflation de 2% à moyen terme. Même si les éléments permettant de s’en assurer manquent encore.
Le Conseil des gouverneurs ne modifiera pas son taux de dépôt lors de sa réunion monétaire jeudi. Les marchés ont même annulé, avec les derniers chiffres sur l’économie allemande, les faibles anticipations de baisse de taux qu’ils avaient valorisée à cause de discours un peu plus «accommodants» depuis trois semaines.
Les prix ont moins augmenté que prévu en septembre. De quoi faire converger les avis des gouverneurs de la Fed vers des baisses de taux progressives, de 25 points de base, mais régulières, dans les prochains mois.
Sur un an, les prix ont progressé de 3% le mois dernier alors que les économistes anticipaient une hausse de 3,1%. La probabilité de voir la Banque centrale américaine réduire ses taux la semaine prochaine est élevée.