L’inflation française ralentit nettement et approche de 1%
En septembre, les prix en France ont reculé de 1,2% par rapport à leur niveau du mois précédent. Sur un an, l’inflation ressort à 1,2% et à 1,5% en données harmonisées pour une comparaison européenne.
Sur un mois, les prix en France ont reculé
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L’inflation en France a ralenti en septembre, à 1,2% sur un an, selon les données provisoires publiées vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
«Cette nette baisse de l’inflation s’expliquerait d’abord par un repli des prix de l'énergie en particulier ceux des produits pétroliers», a indiqué l’Insee dans un communiqué.
«Les prix des services ralentiraient sur un an et ceux des produits manufacturés diminueraient à un rythme un peu plus soutenu qu’au mois précédent», tandis que les prix de l’alimentation et du tabac «augmenteraient sur un an au même rythme que le mois précédent», a expliqué l’institut.
Sur un mois, les prix à la consommation ont diminué de 1,2% en septembre, après la hausse de 0,5% enregistrée en août.
«A l’effet saisonnier de la baisse du prix des transports (aériens notamment) et des services d’hébergement, s’ajoutent en particulier la baisse marquée des prix de l'énergie, le retour à la normale de certains tarifs après les Jeux olympiques et paralympiques et la baisse du prix des services de santé», a expliqué l’Insee.
L’indice des prix à la consommation harmonisé, qui permet les comparaisons entre pays de l’Union européenne, a augmenté de 1,5% sur un an en septembre après 2,2% en août. Sur un mois, l’indice a baissé de 1,2% en septembre, après une hausse de 0,6% en août.
En réaction, le rendement de l’obligation souveraine française (OAT) à 10 ans a reculé de 7 points de base, à 2,89% vendredi matin avant de remonter légèrement. Vers 11h30, il ressortait à 2,92%. Le taux allemand à la même échéance a également baissé de 4 points de base, à 2,14%.
Le net ralentissement des prix en France, également observé en Espagne avec une inflation harmonisée de 1,7% en septembre contre 2% attendu, pourrait inciter la Banque centrale européenne à baisser de nouveau ses taux en octobre dans un contexte de dégradation de la situation économique en zone euro.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
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