Le bilan flatteur de Choose France s’expose aux aléas du long terme
La neuvième édition du sommet Choose France, et la dernière sous la houlette d’Emmanuel Macron, a récolté un montant total record de 93 milliards d’euros de promesses d’investissements. Au fil des ans, le rendez-vous est parvenu à séduire les investisseurs internationaux. Mais pour des projets qui ne se concrétiseront qu’à moyen ou long terme.
Masayoshi Son, directeur general de SoftBank avec Emmanuel Macron, president de la Republique, lors d une declaration commune, a l issue d un petit dejeuner de travail, dans le cadre de Choose France, a l Elysee.
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Eric TSCHAEN/REA
La neuvième édition de Choose France a enregistré un record de 93 milliards d’euros de promesses d’investissements étrangers, mais la concrétisation de ces projets s’étalera sur plusieurs années.
Les annonces majeures concernent notamment SoftBank (jusqu’à 75 milliards d’euros dans des datacenters) et Brookfield (30 milliards d’euros dans l’IA), avec des créations d’emplois prévues principalement à l’horizon 2029-2030.
Le suivi précis de la réalisation effective des investissements reste partiel, et ces engagements reposent en partie sur des aides publiques et des mesures fiscales déployées depuis 2017.
L'entreprise a opté pour la procédure confidentielle, qui lui permet de soumettre son projet d'IPO aux autorités boursières américaines sans rendre public l'ensemble de ses documents financiers.
L’équipementier électrique fournira à SoftBank des modules préfabriqués permettant d’accélérer le déploiement des infrastructures d’IA du groupe nippon dans l’Hexagone.
Ce nouveau partenariat donnera aux clients du groupe un accès à un nouvel outil d’analyse et de comparaison des SCPI et des unités de compte basé sur l’intelligence artificielle.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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Les chiffres donnent le vertige : ce n’est plus par milliards, mais par dizaines de milliards d’euros que les dossiers d’investissements étrangers en France se sont affichés au compteur du dernier Choose France voulu et présidé, lundi à Versailles, par Emmanuel Macron. Et même s’il existe toujours le risque d’un effet Téléthon où l’affichage l’emporterait à la longue sur la réalité des mises de fonds, cette grande kermesse de l’économie française a fait mieux, cette année, que tenir ses engagements. Car au-delà des chiffres, c’est le choix des secteurs sur lesquels vont se déverser les capitaux étrangers qui frappe : l’IA, l’IA, l’IA… Mais aussi, autre domaine névralgique pour la conquête du futur, les terres rares ou l’industrie pharmaceutique.