Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- Le directeur général de Crédit Agricole SA, Olivier Gavalda, prendra la présidence de la Fédération bancaire française le 1er septembre 2026.
- Il succédera pour un mandat d’un an à Daniel Baal, tandis que Jean-Laurent Bonnafé conservera son poste de vice-président.
- L’organisation représente 317 banques et attend des mesures de simplification de l’Europe.
Comme de coutume à la Fédération bancaire française (FBF), l'été marque le changement de présidence. A partir du 1er septembre 2026, Olivier Gavalda, le directeur général de Crédit Agricole SA, prendra la place de Daniel Baal, le président du Crédit Mutuel.
Olivier Gavalda est devenu directeur général du véhicule coté du Crédit Agricole en mai 2025, après avoir été directeur général du Crédit Agricole d’Ile-de-France, puis en 2022, directeur général délégué de Crédit Agricole S.A. en charge de la banque universelle. Il prendra la présidence tournante de la FBF pour un an.
Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, restera vice-président de la FBF et Stéphane Dedeyan, président du directoire de La Banque Postale, en restera le trésorier. Daniel Baal, Slawomir Krupa, directeur général du groupe Société Générale et Nicolas Namias, président du directoire de BPCE sont également membres du comité exécutif.
Opposition à l’euro numérique
Le mandat de Daniel Baal a été fortement marqué par son opposition au projet de l’euro numérique, voté au Parlement européen en mai dernier. «Le modèle de rémunération de l’euro numérique risque de déstabiliser le réseau local de paiement français Cartes Bancaires, qui fonctionne sur des infrastructures qui sont résilientes, qui sont solides mais qui ont évidemment un coût», rappelait Daniel Baal, mardi 21 juillet, lors d’une conférence de presse de la FBF.
Lors de cette prise de parole, il a également salué la publication le 17 juillet par la Commission européenne de son rapport sur la compétitivité bancaire. «La Commission a franchi une étape importante et elle rejoint des constats portés de longue date par les banques et les acteurs économiques européens. Maintenant, il s’agit de traduire cela par des réformes qui soient à la hauteur des enjeux», a affirmé le président du Crédit Mutuel.
Plus de 300 banques représentées
Le lobby bancaire attend particulièrement des réponses des régulateurs et superviseurs sur les besoins d’investissement, estimés entre 1.200 et 1.400 milliards d’euros par an pour financer la transition écologique, le numérique, la défense et la réindustrialisation. «Le sujet n’est pas un sujet sectoriel pour la banque, mais un sujet majeur pour l'économie. Nous attendons des mesures concrètes, notamment sur ce qui sera décidé sur le financement du logement des ménages», a rappelé Daniel Baal.
La FBF, créée en 2001, représente de 317 banques françaises et étrangères ayant leur activité en France. Elle s’est donné pour mission de promouvoir l’activité des banques sur les sujets de place et les questions réglementaires bancaires et financières tant à l’échelle française et européenne qu’internationale.
A lire aussi : Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
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