Cette hausse de l’inflation annuelle de 2% en août à 2,2% en septembre devrait conforter la Banque centrale européenne dans son argumentation en faveur d’un statu quo sur les taux le 30 octobre prochain. Les risques à six mois sur l’inflation sous-jacente via les services et les salaires semblent néanmoins plutôt baissiers.
Les prix ont été tirés par certains services alors que les biens manufacturiers sont orientés à la baisse. Le consommation des ménages a augmenté de 0,1% en août.
La hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l’indice PCE n’a que légèrement accéléré en août malgré les droits de douane, ce qui conforte les espoirs d’un nouvel assouplissement monétaire de la Fed. Les dépenses de consommation surprennent encore, mais avec plusieurs signaux étranges.
Aux Etats-Unis, les prix ont augmenté conformément aux attentes des économistes le mois dernier. De quoi inciter la Fed à poursuivre ses baisses de taux.
Les pessimistes craignent qu’une diminution de la population entraîne une stagnation de l’économie et du progrès, en plus de déséquilibres pour les systèmes de retraites et de sécurité sociale. Les optimistes estiment que la diminution du nombre d’enfants pourrait se traduire par une réallocation différente des ressources.
Les flux attendus ou déjà constatés de gaz naturel liquéfié en provenance des Etats-Unis vers l’Europe et de Russie vers la Chine ont permis de stabiliser les prix, malgré des stocks très en retard pour la saison.
La banque centrale américaine a ramené la fourchette haute de son taux directeur à 4,25%. Seul Stephen Miran, récemment nommé par Donald Trump, était partisan d'une baisse plus marquée.
Eurostat a révisé de 2,1% à 2% le taux d’inflation pour la zone euro en rythme annuel en août, et de 0,2% à 0,1% en rythme mensuel. Et a confirmé que la croissance des salaires a encore été tirée par l’Allemagne et les Pays-Bas au deuxième trimestre.
Plus d’un an après leur pivot accommodant de l’été 2024 à la suite de la baisse de l’inflation, les banques centrales et notamment la Fed, sont de nouveau la principale source d’espoir des investisseurs pour les prochains mois.
Les marchés parient sur une diminution de 25 points de base. Mais le Comité monétaire, dont on ne connaissait pas encore la composition lundi après-midi, pourrait faire l’objet de dissensions historiques, avec des voix en faveur d'un doublement de cette baisse, et d’autres pour le maintien des taux.
Au-delà de cette nouvelle attendue, la question du Conseil des gouverneurs était de savoir si la BCE a terminé son cycle d’assouplissement ou si elle prolonge seulement la pause initiée en juillet avec l’atteinte du taux neutre théorique. Les projections économiques présentées jeudi font plutôt pencher pour la deuxième option.
L’indice des prix à la consommation confirme le faible impact des droits de douane, pour l’instant, malgré une hausse un peu plus importante qu’attendu. Combinée à une forte progression des inscriptions au chômage, cette dernière a entraîné une détente sur les marchés de taux avec un renforcement des anticipations de baisses de taux par la Fed.
Une juge fédérale a estimé que le président Donald Trump ne peut pas licencier Lisa Cook par une simple lettre et sur la base d’allégations pour fraude qui n’ont tien à voir avec l’exercice de ses fonctions.
Le département du Travail a publié mardi une révision record des créations d’emplois non agricoles (NFP) publiées entre le 1 er avril 2024 et le 31 mars 2025. De quoi conforter la Fed dans sa volonté de baisser les taux le 17 septembre.
Le Conseil de la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs inchangés jeudi. Le débat entre gouverneurs portera sans doute déjà sur le besoin - ou non - d’une «baisse de précaution» pour décembre.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont continué à ralentir en août, affectant l'ensemble du marché du travail. Avec des révisions annuelles encore attendues la semaine prochaine, cela pourrait finalement soutenir l’idée d’une baisse des taux des Fed funds encore plus marquée, peut-être dès septembre.
Cela ne devait pas modifier l’approche désormais attentiste du Conseil de la Banque centrale européenne, qui tiendra sa réunion monétaire le 11 septembre.
L’inflation américaine est restée stable et conforme aux attentes en juillet. Les données sur la progression des dépenses et des revenus des ménages restent étonnamment élevées, même si elles ne modifient pas les prévisions des marchés selon lesquelles la Fed procèdera à une baisse de taux le 10 septembre.
Si le volume de prêts total s’est maintenu stable en juillet, les flux de crédit aux entreprises ont reculé sur le mois. L’environnement de crédit dans la zone euro restera quoi qu'il en soit atone compte tenu du niveau élevé d'incertitude économique.