Alors que la situation en mer Noire est devenue bloquante pour ces marchés, un commentaire de Vladimir Poutine a permis un relâchement des cours de 3% jeudi. Cela n’enlève rien aux mauvaises récoltes constatées sur le blé et celles anticipées sur le maïs.
L’indice de surprise économique mondiale a enregistré sa période la plus longue en territoire positif depuis le rebond qui avait suivi la crise financière de 2008. Cette résilience économique, grâce aux investissements dans l’IA et malgré le choc énergétique, explique aussi la hausse des taux.
Le mois d’août a été bénéfique à la zone euro, mesurent les indices PMI. La croissance s’est montrée résiliente, poursuivant le rythme instauré en juillet. L’Espagne et l’Italie sont dans des dynamiques très positives, alors que l’Allemagne se montre plus modérée. La France est au contraire dans une tendance négative.
L’institut de conjoncture économique prévoit désormais 1,4% de croissance cette année et 1,2% en 2027 grâce aux effets des plans de relance et à l’activité soutenue à l’international, permettant de compenser les effets des prix élevés de l’énergie.
L’inflation à plus de 4% et la reprise économique en cours ont conduit l’institution à relever son taux directeur de 25 points de base, moins de deux mois après l'avoir déjà porté à 2,50%.
La banque centrale a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25%, constatant une reprise de l’économie canadienne et une inflation sous-jacente à 2%. Elle reste toutefois vigilante sur les conséquences de la guerre tarifaire enclenchée par Donald Trump.
La hausse des taux longs japonais et la pression des Etats-Unis vont dans le sens d’une hausse de taux plus rapide qu’attendu initialement, mais la Banque du Japon veut garder son propre tempo.
Les échanges de tirs entre les Etats-Unis et l’Iran compromettent chaque jour un peu plus la trêve annoncée, même si le secrétaire américain à l’Energie affirme que 17 millions de barils de pétrole ont transité par le détroit d’Ormuz lundi. Les cours du Brent et du brut WTI ont atteint un plus haut depuis le 24 juillet.
L’inflation devrait rester bien au-dessus de la cible de 2% jusqu’au premier trimestre 2027, à cause de la hausse des prix effective sur l’énergie et celle à venir sur les denrées alimentaires. Malgré un ralentissement de l’inflation dans les services, cela confirme la probabilité d’une hausse de taux de la Banque centrale européenne dès le 10 septembre.
La croissance du secteur est repartie en Allemagne avec une hausse des carnets de commandes, selon les indices PMI, mais la reprise en France ne convainc pas tandis que l’activité se contracte en Espagne et Italie.
Andrew Bailey, le président du Comité de stabilité financière, le FSB, a adressé un courrier au G20 Finances pour inciter à mieux encadrer juridiquement les modèles d’IA « de pointe » et à augmenter le niveau de protection contre les risques cyber.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
Marieke Blom, chef économiste d’ING, met en relief les atouts de l’Europe en matière de compétitivité malgré le vieillissement de sa population. Le continent dispose d’un potentiel réel d’augmentation du temps travaillé qui devrait contribuer à sa croissance économique.
Les aides gouvernementales à l’achat de carburant ont réduit la hausse des prix énergétiques mais l’inflation alimentaire est toujours élevée et pourrait encore augmenter dans les mois à venir.
Avec une croissance révisée de +0,2% à 0% pour le deuxième trimestre, l’Hexagone est passé tout proche de la récession technique. Avec une inflation en hausse en France comme ailleurs en Europe, la Banque centrale européenne (BCE) devrait remonter ses taux dès septembre, ce qui n’arrangera pas les finances publiques.
Alors que l’agence Fitch devrait «seulement» abaisser sa perspective de notation de stable à négative vendredi, plusieurs rapports d’économistes publiés cet été confirment que la trajectoire de la dette française et surtout de la charge d’intérêts est très inquiétante.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.
Un mois après avoir remonté son taux à 2,75%, la banque centrale coréenne poursuit sur sa lancée. Une décision justifiée par la croissance plus dynamique qu’attendu et par l’anticipation d’une inflation au-dessus de la cible pour une période prolongée.
Malgré l’incertitude économique, la croissance des prêts bancaires aux ménages et surtout aux entreprises a progressé en juillet en rythme annuel. Les chiffres, inférieurs aux moyennes historiques, devraient permettre une croissance modérée de l’économie européenne au second semestre.
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.