La croissance française était anticipée à 0,1% seulement
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L’économie française a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, dépassant les prévisions, grâce à un rebond des dépenses des ménages qui a stimulé la deuxième plus grande économie de la zone euro, selon les données publiées mercredi par l’Insee.
Les analystes interrogés par Reuters avaient prévu une croissance de 0,1% pour le PIB préliminaire du deuxième trimestre. La croissance de 0,3% montre également une amélioration par rapport à la croissance enregistrée au premier trimestre, qui a été confirmée à 0,1%.
Sur un an, la progression atteint un peu plus de 0,7% et l’acquis de croissance pour 2025 s’élève à 0,5%.
Dans le détail, la consommation des ménages est repassée en territoire positif avec une hausse de 0,1% après -0,3% sur les trois premiers mois de l’année. Les investissements ont en revanche continué à se replier, à -0,3% après -0,1%. La contribution du commerce extérieure reste négative, à -0,2 point, mais s’améliore légèrement, les exportations ayant plus rebondi (+0,2% après -1,1%) que les importations (+0,8% après +0,3%).
Cette légère amélioration s’inscrit dans un contexte d’une volonté du premier ministre François Bayrou de réduire le déficit budgétaire de 5,4% du PIB cette année à 4,6% en 2026, visant finalement la limite de déficit fiscal de l’Union européenne de 3% d’ici à 2029.
Le ministre des Finances, Eric Lombard, a déclaré à RTL Radio que les chiffres préliminaires de croissance du PIB du deuxième trimestre étaient «une bonne nouvelle». Il a ajouté qu’ils montraient également que l’économie française se portait relativement bien compte tenu des pressions liées à l’accord sur les tarifs douaniers entre l’Union européenne et les États-Unis. «Ces 0,3% montrent que nous résistons relativement bien, compte tenu de la situation», a estimé le ministre.
L’Insee a publié en parallèle de bons chiffres pour la consommation des ménages sur le dernier mois : +0,6% en juin (et +0,9% en rythme annuel), après +0,1% (revu en baisse) en mai, et au-dessus des attentes du marché, qui tablait sur une baisse de 0,1%. Ce dernier chiffre marque également le troisième mois consécutif de hausse des dépenses des ménages, les dépenses en biens manufacturés ayant rebondi (+0,5 % en juin après -0,4% en mai), principalement portées par les biens durables. La consommation d’énergie a également augmenté sensiblement (+3,5% après +2,1%) en raison de la hausse des dépenses dsensiblement électricité, alors que la consommation alimentaire continue de baisser (-0,9% après -0,3% en mai), pénalisée par la baisse continue des dépenses en produits agroalimentaires.
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