Les résultats du groupe ont été tirés par sa branche d'informatique dématérialisée sur les trois premiers mois de l'année mais ils pourraient chuter au deuxième trimestre alors qu'Amazon apparaît particulièrement vulnérable aux droits de douane américains.
Le ministère du Commerce chinois a indiqué que son pays avait été approché par les Américains en vue de débuter des discussions. Une perspective de désescalade sur le front commercial qui profite aux marchés.
Le fabricant de l'iPhone s'apprête à ouvrir en baisse à Wall Street après la publication de chiffres trimestriels solides. La guerre commerciale pourrait lui couter 900 millions de dollars au deuxième trimestre.
Les publications économiques du premier trimestre ont plutôt agréablement surpris mercredi, bien que montrant une zone euro toujours au ralenti. Les données n'intègrent cependant pas encore les effets directs de la mise en œuvre des futurs droits de douane par l’administration Trump, ni ceux de l’incertitude induite avec ses revirements multiples.
La publication du PIB négatif à -0,3% en rythme trimestriel annualisé a pu surprendre. Mais elle résulte surtout des importations massives par anticipation des droits de douane. Les effets négatifs de la politique de l’administration Trump sur l’inflation et sur l’emploi se verront à bien plus long terme. Ou peut-être pas.
Alors qu'il devrait publier des résultats en hausse au titre du premier trimestre, le groupe à la pomme est mis sous pression par la guerre commerciale lancée par Donald Trump. S'il fait des concessions à l'administration américaine, en matière d'investissements notamment, il envisagerait aussi de fabriquer en Inde la totalité de ses iPhone à destination des Etats-Unis.
Si tous les groupes bancaires qui ont publié leurs résultats ont parlé de la politique commerciale de Donald Trump, HSBC a mis des chiffres sur les mots. L'établissement britannique, au cœur des échanges entre la Chine, l'Europe et les Etats-Unis, anticipe 500 millions de dollars de provisions directement liées à la modification des tarifs douaniers américains si la situation se dégrade.
Même si le niveau moyen des droits de douane américains est le plus élevé depuis 1901, la situation aujourd'hui reste très différente de ce qu'elle était lors de la grande crise de 1929.
Le mot d’ordre «sell-America» est dans toutes les bouches, mais les investisseurs n'ont opéré jusqu’à présent que des réajustements plus ou moins mineurs liés à leur surpondération de longue date sur les actifs américains. Des changements plus structurels seraient plus lents, ne serait-ce que pour des questions de liquidité.
Pour le métal orange, les dynamiques micro et macro évoluent dans des directions opposées, mais pour la même raison liée aux droits de douane à venir sur les importations américaines. Les flux accélérés vers les Etats-Unis par anticipation de ces mesures créent des tensions sur les prix globaux, tandis que les craintes de ralentissement économique devraient calmer la demande à terme.
Les mesures douanières aux Etats-Unis se traduisent pour l'heure par un effet limité pour les participations du capital-investissement. In fine, l'instabilité pourrait bien offrir à l’Europe une opportunité stratégique inédite.
Le président Donald Trump a annoncé coup sur coup qu’il ne renverrait pas le président de la Fed, après avoir laissé entendre le contraire, et qu’il voulait une désescalade sur les droits de douane avec la Chine. Pas suffisant toutefois pour rétablir une pleine confiance internationale vis-à-vis des Etats-Unis et des actifs américains.
En imposant des droits de douane élevés, le nouveau président des Etats-Unis a proposé une politique en rupture avec le passé. De quoi inquiéter les marchés passés en peu de temps d’un sentiment d’«exceptionnalisme américain» à des préoccupations croissantes concernant le risque de récession aux Etats-Unis et un ralentissement notable de la croissance mondiale.
Le cours du baril a plus baissé que la plupart des autres actifs depuis début avril. La faute à l’Opep et aux caractéristiques propres du marché de l’or noir.
En pleine guerre commerciale avec la Chine, les Etats-Unis ont infléchi leur position en exemptant smartphones, ordinateurs et autres produits électroniques des récentes augmentations de droits de douane. Même si de nouvelles taxes sur les semi-conducteurs sont imminentes, les marchés ont salué le sursis accordé aux géants technologiques.
Le président américain a exempté de droits de douane plusieurs produits clés importés de Chine, dont les ordinateurs et les smartphones. Les Bourses rebondissent.
L’indice DXY est repassé sous les 100 points et a perdu plus de 10% depuis l’investiture de Donald Trump, dont 2% sur la semaine écoulée ! Outre les craintes accrues sur la croissance américaine, le sentiment de défiance s’accélère à l’égard des actifs américains, et donc du billet vert.
La banque d’investissement américaine Goldman Sachs a notamment diminué jeudi ses prévisions de croissance pour 2025 et 2026, après que le président Donald Trump a porté à 145% les tarifs douaniers sur les importations en provenance de Chine. Pékin a avancé des pistes pour y remédier, mais ne semble pas près de reculer sur les droits de douane.
Pour Pékin, les pertes de débouchés vers les Etats-Unis pourraient représenter environ 2,7% de son PIB, relève Julien Marcilly. Avec près de la moitié de cet effet concentré sur deux secteurs seulement, les machines et équipements électriques et les ordinateurs portables.