Les sanctions occidentales envers la Russie et la volonté de leadership mondial de la Chine poussent les émergents à s'émanciper du système financier centré sur le billet vert. Avec des avantages, mais aussi le risque d’une autre dépendance.
L’euro-dollar est repassé jeudi au-dessus de 1,09, comme lundi et mercredi à la faveur d’un affaiblissement progressif du billet vert dont l’indice DXY face à un panier de devise s’affiche au-dessous de 102 points (contre 105 en décembre). Avec toujours beaucoup de volatilité puisqu’il a oscillé entre 1,0893 et 1,0929. Le regain de confiance est assez général autour de l’euro - revenu au-dessus de la parité même face au franc suisse - alors que l’économie américaine envoie plutôt de mauvaises nouvelles en ce début d’année, en dehors de l’emploi dont la résistance sera la clé pour l’évolution de la politique monétaire, des taux et donc du billet vert.
L’euro-dollar est repassé jeudi au-dessus de 1,09, comme lundi et mercredi à la faveur d’un affaiblissement progressif du billet vert dont l’indice DXY face à un panier de devise s’affiche au-dessous de 102 points (contre 105 en décembre). Avec toujours beaucoup de volatilité puisqu’il a oscillé entre 1,0893 et 1,0929. «Cela fait maintenant près de deux semaines que l’on assiste à une nouvelle narration autour de l’idée que la zone euro pourrait éviter une récession économique cette année et ainsi déjouer tous les pronostics pessimistes qu’on lui prédisait il y a encore quelques mois à cause des fortes tensions sur l’énergie», commente Guillaume Dejean, stratégiste Forex de Western Union Business Solutions.
Les deux pays veulent lancer une monnaie commune en parallèle de leurs devises. Mais les divergences économiques entre les deux pays semblent trop importantes.
La livre sterling et l’euro ont atteint, à 1,2447 et 1,0927 lundi matin, des plus hauts de près de neuf mois face au dollar, avant de reculer légèrement. Pourtant, le temps froid des derniers jours des deux côtés de la Manche est susceptible de faire remonter la demande et le prix du gaz et la décoté spécifique à ces deux devises. La monnaie unique a prolongé ses gains sur fond de paris d’un resserrement monétaire plus agressif de la banque centrale européenne (BCE), avec une remontée du taux de dépôt de 2% vers 3,50%, et surtout d’une anticipation des marchés que la Fed devra baisser ses taux de 5% à 4,50% à la fin 2023. Même logique sur la livre, car la Banque d’Angleterre (BoE) devrait pouvoir tenir son rythme de resserrement monétaire (de 3,50% à 4% en février) d’autant mieux que l’économie britannique semble résister un peu mieux que prévu à l’inflation.
La livre sterling et l’euro ont atteint, à 1,2447 et 1,0927 lundi matin, des plus hauts de près de neuf mois face au dollar, avant de reculer légèrement.
La publication rassurante de l’inflation américaine jeudi a eu pour effet de renforcer la conviction des marchés selon laquelle la Fed ne maintiendra pas ses taux directeurs à un niveau élevé très longtemps après avoir atteint le taux terminal qu’elle vise au printemps (5 % à 5,25%), et donc d’affaiblir le dollar face à l’euro qui, à 1,08, a atteint jeudi un plus haut depuis plus de huit mois (avril 2022). Cela dit, le dollar s’est affaiblit plus généralement, à 102 pour l’indice DXY face à un panier de devises, soit également un plus bas depuis sept mois (mai 2022), comme pour le dollar-yen, à 128,27 vendredi. Même la livre sterling remonte à un niveau 1,22 dollar, très honorable et peut-être renforcé par les nouvelles économiques, relativement bonnes, outre-Manche.