La publication rassurante de l’inflation américaine jeudi a eu pour effet de renforcer la conviction des marchés selon laquelle la Fed ne maintiendra pas ses taux directeurs à un niveau élevé très longtemps après avoir atteint le taux terminal qu’elle vise au printemps (5 % à 5,25%), et donc d’affaiblir le dollar face à l’euro qui, à 1,08, a atteint jeudi un plus haut depuis plus de huit mois (avril 2022). «Le taux euro-dollar cumule désormais +13% de gains depuis son point bas touché fin septembre, et a retracé 45% des pertes subies sur la période 2021-2022 (-22%). Le prochain obstacle majeur se situe désormais à 1,10 dollar», estime Guillaume Dejean, stratégiste Forex chez Western Union Business Solutions.
La livre égyptienne a de nouveau chuté à un plus bas mercredi, les opérateurs sur les marchés des changes évoquant une troisième dévaluation en moins d’un an. La devise a dégringolé de près de 7%, à 26,50 pour un dollar, sa plus forte dépréciation depuis la dévaluation octobre avant que le pays ne parvienne à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une aide de 3 milliards de dollars. L’Egypte est confrontée à une grave crise, en raison notamment de la flambée des prix du blé, dont le pays est l’un des plus importants importateurs au monde. En octobre, la devise avait chuté de près de 15%. L’une des conditions de l’accord avec le FMI était de rendre plus flexible le marché des changes.
La livre égyptienne a de nouveau chuté à un plus bas mercredi, les opérateurs sur les marchés des changes évoquant une troisième dévaluation en moins d’un an. La devise a dégringolé de près de 7%, à 26,50 pour un dollar, sa plus forte dépréciation depuis la dévaluation octobre avant que le pays ne parvienne à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une aide de 3 milliards de dollars. L’Egypte est confrontée à une grave crise, en raison notamment de la flambée des prix du blé, dont le pays est l’un des plus importants importateurs au monde. En octobre, la devise avait chuté de près de 15%. L’une des conditions de l’accord avec le FMI était de rendre plus flexible le marché des changes. Malgré cette nouvelle dévaluation, l’écart entre le taux de changes sur le marché noir et le taux de changes officiel reste très élevé. Sur les marchés à terme, les opérateurs anticipent une poursuite de la baisse de la livre égyptienne à 32 pour un dollar. L’Egypte est l’un des pays qui risque le plus un défaut, selon les agences de notation.
Les devises de la Géorgie (lari), l’Arménie (dram) et du Tadjikistan (somoni) ont affiché les meilleures performances face au dollar de l’ensemble des devises, soutenues par l’exode des Russes fuyant la mobilisation. Le dram a gagné 18,5 % par rapport au dollar depuis le début de l’année, contre 13 % et 10 % pour le lari et le somoni. Les énormes entrées de capitaux ont gonflé leurs réserves de change et amélioré la balance des comptes courants de ces économies : les transferts de fonds en direction de l’Arménie ont été multipliés par quatre sur un an, tandis que les transferts vers la Géorgie ont été multipliés par cinq sur la période. Illustration de l’impact économique de l’afflux de Russes, la banque centrale d’Arménie a relevé ses prévisions de croissance du PIB de 4,9 % à 13 % en 2022. À l’inverse, la roupie indienne est la devise asiatique émergente la moins performante avec une chute de 11,3 %, sa plus forte baisse annuelle depuis 2013, à 82,72 pour un dollar. Les hausses de taux de la Fed ont pesé sur la monnaie, qui a également été victime d’une remontée des cours du pétrole qui a poussé le déficit courant de l’Inde à un niveau record au trimestre de septembre en valeur absolue. À l’approche de 2023, les acteurs du marché estiment que la roupie devrait s’apprécier, grâce à la détente des prix des matières premières et à l’espoir que les investisseurs étrangers continuent d’acheter des actions indiennes.
En infléchissant par surprise sa politique de contrôle des taux, la banque centrale nippone a déclenché un violent rebond du yen. Un mouvement appelé à se poursuivre.
Les fonds de pension et les acteurs financiers non bancaires détiennent plus de 80.000 milliards de dollars de dettes cachées en dollars hors bilan sous la forme de swaps de change, alerte la Banque des règlements internationaux (BRI) lundi dans son dernier rapport trimestriel. La banque des banques centrales affirme que cet «angle mort» de la dette des swaps de change risque de laisser les décideurs politiques dans le «brouillard». Cette estimation de la dette «cachée» dépasse les stocks de bons du Trésor en dollars, de mises en pension et de papier commercial combinés, selon la BRI. Le volume d’échanges quotidiens s'élevait à près de 5.000 milliards de dollars en avril, soit les deux tiers des transactions sur les changes. Pour les banques non américaines et les non-banques non américaines - tels que les fonds de pension -, les obligations en dollars des swaps de change représentent désormais le double de leur dette en dollars au bilan. La BRI indique par ailleurs que 2.200 milliards de dollars de transactions sur devises risquent de ne pas être réglées un jour donné en raison de problèmes entre contreparties, ce qui pourrait nuire à la stabilité financière.
Les fonds de pension et les acteurs financiers non bancaires détiennent plus de 80.000 milliards de dollars de dettes cachées en dollars hors bilan sous la forme de swaps de change, alerte la Banque des règlements internationaux (BRI) lundi dans son dernier rapport trimestriel. La banque des banques centrales affirme que cet «angle mort» de la dette des swaps de change risque de laisser les décideurs politiques dans le «brouillard».
Le yen japonais s’est renforcé mercredi en passant de 148,2 à 147 face au dollar alors que le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a fait allusion à un éventuel ajustement de la politique de contrôle de la courbe des taux «si la réalisation de notre objectif d’inflation de 2% est en vue». Les marchés sont également restés prudents au milieu des spéculations selon lesquelles les autorités japonaises pourraient à nouveau intervenir sur les marchés des changes. Le ministre des Finances, Shunichi Suzuki, a déclaré que le gouvernement était préoccupé par une lente dépréciation du yen, et pas seulement par des mouvements volatils, car cela augmente le coût de la vie en raison de la hausse des prix des importations. Il a révélé avoir dépensé environ 43 milliards de dollars entre le 29 septembre et le 27 octobre pour soutenir sa monnaie.
Le yen japonais s’est renforcé mercredi en passant de 148,2 à 147 face au dollar alors que le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a fait allusion à un éventuel ajustement de la politique de contrôle de la courbe des taux «si la réalisation de notre objectif d’inflation de 2% est en vue».
L’euro a retrouvé mercredi la parité face au dollar, avant de monter jusqu’à 1,005 dans la journée, soit un plus haut depuis le 20 septembre. Ce mouvement est la conséquence d’une forte baisse du billet vert dans un contexte de paris croissants selon lesquels la Réserve fédérale (Fed) devra ralentir le rythme de ses hausses de taux pour éviter un ralentissement excessif de l’économie américaine.