L’inflation américaine ralentit, les Bourses et l’euro flambent
L’inflation aux Etats-Unis a légèrement ralenti sur un an en octobre, et se situe un peu en dessous des prévisions.
Selon le département américain du Travail, les prix à la consommation dans le pays ont augmenté de 7,7% sur un an en octobre, contre 8,2% en septembre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un taux d’inflation de 7,9% pour octobre.
Sur un mois, les prix à la consommation ont progressé de 0,4% le mois dernier, en données corrigées des variations saisonnières, alors que les économistes s’attendaient à une progression de 0,6%.
L’indice de base, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, s’est inscrit en hausse de 6,3% sur un an en octobre, après avoir progressé de 6,6% en septembre, et a crû de 0,3% sur un mois, après 0,6% en septembre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une augmentation de l’indice de base de 0,5% sur un mois et de 6,5% sur un an.
Les actions s’envolent
Jeudi, les marchés ont fortement réagi à cette publication. Les investisseurs estiment que cela donne des arguments à la Fed pour ralentir le rythme de sa hausse de taux. Les Bourses européennes, qui naviguaient dans le rouge ou proches de l'équilibre depuis le début de séance, ont rebondi à 14h30. L’indice Euro Stoxx 50 a clôturé en hausse de 3,2%, à 3.848 points. Le CAC 40 a gagné 1,96% et le DAX allemand 3,6%. A Wall Street, le S&P 500 s’envolait de 4,7% vers 17h30 et le Nasdaq bondissait de plus de 6%.
L’euro s’est aussi brusquement apprécié face au billet vert, revenant au-dessus de la parité. A 17h30, un euro valait 1,017 dollar contre 0,995 trois heures plus tôt.
Sur le marché des obligations souveraines, le rendement du bon américain à dix ans reculait de 29 points de base, à 3,852%. Les taux souverains allemands et français étaient stables, à 2% et 2,49% respectivement.
Plus d'articles du même thème
-
La nomination de Kevin Warsh à la Fed tarde encore
Le candidat de la Maison-Blanche à la succession de Jerome Powell est a priori bloqué par la Commission bancaire du Sénat devant laquelle il sera auditionné ce mardi. Sa nomination ne semble pas pouvoir intervenir tant que le Département de la Justice maintiendra une procédure pénale contre Jerome Powell. -
Le pétrole repart à la hausse, les actions à la baisse
La situation au Moyen-Orient reste confuse, avec la crainte d’une fin du cessez-le-feu sans accord de paix. Mais le repli reste relatif par rapport au rebond récent. -
Le yen fait grise mine
Retrouvez le coup d'oeil hebdomadaire de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Une fois, pas deux« Pas question de revivre un psychodrame » : le PS cherche comment éviter le piège du budget 2027
Vaccinés par les errements de l’année passée, les socialistes voudraient s’éviter le supplice d’une précampagne présidentielle polluée par des négociations à l’aveugle avec Sébastien Lecornu -
Avant liquidationBudget 2027 : Lecornu veut sa dernière bataille
Présidentielle oblige, le prochain budget sera écrit par le successeur d'Emmanuel Macron à l'été 2027. Le Premier ministre actuel n'entend pourtant pas patienter jusque là et promet une copie ambitieuse cet automne -
EditorialImmigration : et si la France balayait devant sa porte ?
En matière d’immigration comme de finances publiques, la France, mauvaise élève de l’Europe, n’a les moyens de sermonner personne, même le gouvernement socialiste espagnol qui vient d’annoncer la régularisation de 500 000 travailleurs sans-papiers