Inflation
Retrouvez toute l’actualité en lien avec la hausse des prix (publications de l’Insee, d’Eurostat, de l’indice IPH, du PCE américain) et nos analyses sur les causes de l’inflation, ses conséquences sur l’économie, sur la politique monétaire (BCE, Fed) et sur les marchés (Bourses, marché de taux, devises).
Alors que le FMI a annoncé une baisse de ses prévisions de croissance pour le Royaume-Uni, le pays a réuni une dizaine d'Etats pour exiger un règlement négocié du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz.
Cette voie maritime essentielle est quasiment fermée depuis le début du conflit, le 28 février. Après avoir réagi plutôt négativement lundi matin, après l’échec des négociations du week-end entre les Etats-Unis et l’Iran, les marchés se sont repris lundi après-midi, quand le président Trump a confirmé le blocus américain et évoqué la perspective d’un accord.
En dehors de l’or noir et du gaz naturel, les marchés ont très peu réagi lundi matin au nouveau risque de blocus naval sur le détroit d’Ormuz.
Les prix à la consommation ont grimpé en flèche en mars aux Etats-Unis, tirés par la flambée des tarifs de l’essence. Et l’inflation sous-jacente fait également montre de nouveaux soubresauts malgré la morosité de l’économie américaine.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont enregistré en mars leur plus forte hausse en près de quatre ans, la guerre avec l'Iran ayant dopé les cours de l'or noir.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
La bataille juridique de l’administration Trump contre la Fed se prolonge en un débat sur le successeur de Jerome Powell. L’hypothèse que le candidat nommé par Donald Trump ne soit pas confirmé par le Sénat d'ici au 15 mai n’est pas écartée.
L’inflation globale a accéléré en mars dans les pays de l’Union monétaire, jusqu’à 2,5 % sur un an et 1,2 % sur un mois, tirée par les prix de l’énergie.
Les prix ont augmenté de 1,7% dans l'Hexagone en mars après une hausse de 0,9% en février. La flambée des cours à la pompe explique largement cette accélération.
Les prix ont augmenté de 2,8% outre-Rhin en mars sous l'effet de la flambée des cours du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
L’Organisation de coopération et de développement économiques conserve sa prévision de croissance de 2,9 % pour 2026 mais prévoit un chiffre de 3 % au lieu de 3,1 % pour 2027, misant sur l’atténuation progressive des perturbations dans les approvisionnements en énergie.
Les indices de confiance des consommateurs se sont dégradés en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Les volumes d’or noir retirés du marché sont supérieurs aux précédents de 1973 et 1979 mais le poids du pétrole dans les économies américaine et européenne est bien moindre qu’à l’époque. Contrairement à 2022, les investisseurs ne croient en outre pas à un conflit prolongé.
Les prix à la consommation ont progressé de 3 % en février, juste avant le conflit en Iran. L’inflation progressera fortement dans les prochains mois, ce qui pourrait pousser la Banque d’Angleterre à agir.
La reprise était bien partie en début d’année jusqu’à ce que la guerre au Moyen-Orient vienne fragiliser une croissance déjà modérée et peser sur le pouvoir d’achat des ménages, avec une inflation qui pourrait se diffuser à toute l’économie.
L’inflation globale a diminué sous l’effet de nombreuses subventions à l’économie. Mais l’inflation sous-jacente dite «core core» reste élevée, alors que les négociations salariales semblent parties pour une nouvelle augmentation moyenne autour de 5%.
Si la présidente Christine Lagarde a adopté un ton mesuré jeudi, ses services ont publié des projections plutôt restrictives liées au conflit dans le Golfe. Elles intègrent une inflation plus forte et une croissance plus faible en 2026, ainsi qu’une hausse de taux et demie dans les conditions financières.