Inflation
Retrouvez toute l’actualité en lien avec la hausse des prix (publications de l’Insee, d’Eurostat, de l’indice IPH, du PCE américain) et nos analyses sur les causes de l’inflation, ses conséquences sur l’économie, sur la politique monétaire (BCE, Fed) et sur les marchés (Bourses, marché de taux, devises).
La hausse des prix a dépassé les attentes en septembre, à +3,8%, tirée par la flambée de l'énergie.
Gare au trompe-l’œil ! L’inflation PCE s’est apparemment stabilisée en août aux Etats-Unis, mais c’est surtout dû à un changement méthodologique dans sa mesure par le Bureau of Economic Analysis (BEA). La dynamique inflationniste, elle, ne change pas.
Le mois dernier, les prix ont augmenté de 3,4% aux Etats-Unis, comme en juillet, sachant que les chiffres d'inflation ont été perturbés par un changement de méthodologie. La croissance a par ailleurs été revue en hausse pour le deuxième trimestre et les créations d'emplois sont meilleures que prévu.
Les prix ont continué à s’envoler en septembre en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne, ce qui devrait donner des arguments aux gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur d’un nouveau durcissement monétaire d’ici à la fin d’année.
Coup d'accélérateur pour les prix dans l'Hexagone selon l'Insee. L'inflation en septembre grimpe à 3% sur douze mois, après 2,4% en août.
Le taux directeur de la Reserve Bank of Australia vient d’être relevé de 25 points de base à 4,60%, soit un plus haut de quinze ans. Une décision prise à l’unanimité pour lutter contre l’inflation et sa diffusion à toute l’économie.
Les deux tiers des postes seront renouvelés d’ici à fin octobre 2027. Les tractations vont probablement s’accélérer en vue d’accords précédant l'élection présidentielle françaises. Pas sûr qu’elles aboutissent cependant avant le départ effectif d’Isabel Schnabel le 3 janvier prochain.
La croissance annuelle des prêts bancaires aux entreprises a très légèrement ralenti en août (+4,2% après +4,4% en juillet). Les chiffres restent inférieurs aux moyennes historiques, alors que les taux remontent assez fortement à court et moyen terme.
Dans ses prévisions intermédiaires, l’organisme revoit la croissance mondiale à la hausse, soulignant la résilience inattendue des économies, mais abaisse légèrement les perspectives pour 2027.
La thérapie de choc menée par Javier Milei face aux déséquilibres qui s’étaient accumulés dans l’économie est saluée pour ses résultats. Mais cet ajustement peine à se transmettre à l’économie réelle à cause d’un endettement élevé des ménages. La méthode plus mesurée engagée par la Turquie a été moins défavorable.
Les assureurs auto et habitation glissent de plus en plus sûrement vers des méthodes de tarification empruntées au yield management et la tendance devrait s’accélérer en 2027. Cette bascule du marché en laissera certains sur le bord de la route.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25%. L’absence de consensus au sein du Comité de politique monétaire laisse toutefois un doute sur le rythme qui sera adopté à l’avenir.
Cette décision était attendue mais le vote défavorable de deux des neuf membres de la banque centrale a surpris les investisseurs.
Le nouveau président de la Fed n’a pas déçu les attentes d’une hausse de taux après son revirement «restrictif» de Jackson Hole. De quoi renforcer sa crédibilité malgré les tweets toujours contradictoires de Donald Trump. Les autres membres du FOMC affichent encore pour la suite une certaine prudence, qui devrait quand même les amener à une hausse de taux supplémentaire jusqu’à 4,25%.
L'inflation a bien augmenté mais ses effets restent contenus en raison des taux de crédit plus élevés et d'un marché du travail morose. La banque centrale préfère attendre encore un peu, plutôt que de risquer d'affaiblir la croissance.
Les prix de l’énergie continuent de tirer l’indice des prix à la consommation, mais l’inflation de base, hors énergie, reste stable à 2,6 %, poussant au maintien, demain, du taux directeur de la Banque d’Angleterre à 3,75%.
Les prix au Royaume-Uni avaient augmenté de 2,9% en juillet. L'inflation sous-jacente est en revanche stabilisée depuis plusieurs mois à 2,6%.
Loin de la présentation alarmante de l’Insee, les projections macroéconomiques de la banque centrale insistent plutôt sur la résilience de l’économie française qui connaît un passage difficile en 2026 mais devrait rebondir l’année prochaine.
Les prix ont accéléré par rapport à juillet en raison de la hausse de l'énergie.
Alors qu’un ralentissement ou une stagnation de l’inflation en août aurait pu conduire à un Comité monétaire plus indécis le 16 septembre, la nouvelle publication en hausse a rallié les marchés à l’idée d'une hausse de taux quasi certaine, la première depuis trois ans.