Les fonds de pension et les acteurs financiers non bancaires détiennent plus de 80.000 milliards de dollars de dettes cachées en dollars hors bilan sous la forme de swaps de change, alerte la Banque des règlements internationaux (BRI) lundi dans son dernier rapport trimestriel. La banque des banques centrales affirme que cet «angle mort» de la dette des swaps de change risque de laisser les décideurs politiques dans le «brouillard». Cette estimation de la dette «cachée» dépasse les stocks de bons du Trésor en dollars, de mises en pension et de papier commercial combinés, selon la BRI. Le volume d’échanges quotidiens s'élevait à près de 5.000 milliards de dollars en avril, soit les deux tiers des transactions sur les changes. Pour les banques non américaines et les non-banques non américaines - tels que les fonds de pension -, les obligations en dollars des swaps de change représentent désormais le double de leur dette en dollars au bilan. La BRI indique par ailleurs que 2.200 milliards de dollars de transactions sur devises risquent de ne pas être réglées un jour donné en raison de problèmes entre contreparties, ce qui pourrait nuire à la stabilité financière.
Les fonds de pension et les acteurs financiers non bancaires détiennent plus de 80.000 milliards de dollars de dettes cachées en dollars hors bilan sous la forme de swaps de change, alerte la Banque des règlements internationaux (BRI) lundi dans son dernier rapport trimestriel. La banque des banques centrales affirme que cet «angle mort» de la dette des swaps de change risque de laisser les décideurs politiques dans le «brouillard».
Le yen japonais s’est renforcé mercredi en passant de 148,2 à 147 face au dollar alors que le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a fait allusion à un éventuel ajustement de la politique de contrôle de la courbe des taux «si la réalisation de notre objectif d’inflation de 2% est en vue». Les marchés sont également restés prudents au milieu des spéculations selon lesquelles les autorités japonaises pourraient à nouveau intervenir sur les marchés des changes. Le ministre des Finances, Shunichi Suzuki, a déclaré que le gouvernement était préoccupé par une lente dépréciation du yen, et pas seulement par des mouvements volatils, car cela augmente le coût de la vie en raison de la hausse des prix des importations. Il a révélé avoir dépensé environ 43 milliards de dollars entre le 29 septembre et le 27 octobre pour soutenir sa monnaie.
Le yen japonais s’est renforcé mercredi en passant de 148,2 à 147 face au dollar alors que le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a fait allusion à un éventuel ajustement de la politique de contrôle de la courbe des taux «si la réalisation de notre objectif d’inflation de 2% est en vue».
L’euro a retrouvé mercredi la parité face au dollar, avant de monter jusqu’à 1,005 dans la journée, soit un plus haut depuis le 20 septembre. Ce mouvement est la conséquence d’une forte baisse du billet vert dans un contexte de paris croissants selon lesquels la Réserve fédérale (Fed) devra ralentir le rythme de ses hausses de taux pour éviter un ralentissement excessif de l’économie américaine.
La livre sterling a bondi mardi de près de 2% à 1,15 dollar après que Rishi Sunak a été officiellement nommé Premier ministre au Royaume-Uni. Cet ancien gérant de hedge fund, et ministre des Finances de Boris Johnson, a déclaré que son objectif était de ramener la stabilité économique dans le pays et de réparer les erreurs de Liz Truss tout en précisant que cela ne se ferait pas sans décisions difficiles. Rishi Sunak a confirmé Jeremy Hunt au poste de ministre des Finances. Ce dernier a mis un terme à l’expérience budgétaire tentée par Liz Truss. Il présentera lundi 31 octobre les détails de son budget et les perspectives des finances publiques à moyen terme.
La devise chinoise a atteint mardi un plus bas de 15 ans à 7,3090 yuans pour un dollar, en baisse de 0,65%. Le renminbi offshore, coté à Hong-Kong, traitait dans le même temps à 7,36, un nouveau point bas face au dollar. La chute des actions chinoises lundi, alors que les investisseurs s’inquiètent du visage très politique donné par Xi Jinping à son troisième mandat, pèse sur la monnaie chinoise qui traite dans le bas de la fourchette de cours fixée par la banque centrale. Celle-ci a assoupli mardi les conditions pour les entreprises et les institutions financières en vue de lever plus facilement des fonds à l’étranger afin d’encourager les entrées de capitaux et diminuer la pression sur le yuan.
La devise chinoise a atteint ce mardi un plus bas de 15 ans à 7,3090 yuans pour un dollar, en baisse de 0,65%. Le renminbi offshore, coté à Hong-Kong, traitait dans le même temps à 7,36, soit un nouveau point bas face au dollar.
La Banque du Japon (BoJ) serait de nouveau intervenue lundi, pour le compte du ministère des Finances japonais, pour défendre le yen. Mais la devise nippone s’est ensuite dépréciée. A l’ouverture des marchés en Asie, la banque centrale semble être intervenue pour la deuxième fois en deux séances, vendant des dollars et achetant des yens. Le yen est passé en quelques minutes de 149,50 yens pour un dollar à 145,65 yens. Vendredi, la devise nippone s'était déjà brusquement appréciée passant d’un plus bas de 32 ans à 151,95 yens à 146,30 yens en quelques minutes. Pour les opérateurs, ces interventions qui se télescopent avec la politique monétaire ultra-accommodante de la BoJ, sont une véritable aubaine. Après le mouvement d’appréciation guidé par l’intervention, le yen se déprécie de nouveau pour revenir autour de 150 yens. Le ministère des Finances publiera lundi 31 octobre le montant de ses interventions sur le marché des changes pour octobre.
La Banque du Japon (BoJ) serait de nouveau intervenue lundi, pour le compte du ministère des Finances japonais, pour défendre le yen. Mais la devise nippone s’est ensuite dépréciée.
A près de 152 yens pour un dollar, et une dépréciation de 23% depuis le début de l’année face au billet vert, les autorités nippones ne pouvaient rester sans rien faire. Le yen s’est apprécié vendredi après-midi de 151,94, un plus bas de 32 ans, à 144,50, soit une appréciation de 7 yens en quelques minutes, attribuée par les opérateurs sur le marché des changes à une intervention de la Banque du Japon. D’importantes ventes de dollars étaient constatées ainsi des rachats massifs de positions vendeuses sur le yen. Le ministère des Finances japonais, qui a réitéré vendredi sa détermination à combattre la spéculation et la volatilité du yen, n’a pas confirmé cette intervention sur le marché. Le Japon avait déjà vendu des dollars et acheté des yens début septembre pour soutenir sa devise après que cette dernière avait atteint le seuil de 145 yens. Une première depuis 1998. Cela lui avait coûté 20 milliards de dollars. Le niveau de 150 était vu comme le seuil suivant d’intervention. Désormais les opérateurs visent 155 yens pour un dollar. Peu après le mouvement d’appréciation vendredi, la devise nippone a de nouveau faibli à 148 yens.