La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché. La vérification des taux de change, qui consiste à contacter des intermédiaires pour connaître les prix d’achat et de vente du yen, est considérée sur le marché comme une possible première étape avant une telle intervention.
La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé lundi une baisse du niveau des réserves obligatoires (RRR) de devises pour les institutions financières afin de limiter la dépréciation du yuan. La devise chinoise a chuté de 8% cette année face au dollar. Lundi, le yuan a atteint un nouveau plus bas en séance depuis juillet 2000 à 6,9432 face au dollar. La banque centrale a annoncé une réduction de 8% à 6% du niveau des RRR de devises. Cette mesure doit permettre de libérer 19 milliards de dollars de liquidités, selon les calculs de Reuters sur la base des réserves de changes de la Chine à fin juillet (953,7 milliards de dollars). Cette intervention n’a guère surpris le marché alors que la banque centrale a eu tendance à fixer au cours des dernières séances un niveau moyen de fixing pour le yuan inférieur aux attentes des opérateurs.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé lundi une baisse du niveau des réserves obligatoires (RRR) de devises pour les institutions financières afin de limiter la dépréciation du yuan. La devise chinoise a chuté de 8% cette année face au dollar. Lundi, le yuan a atteint un nouveau plus bas en séance depuis juillet 2000 à 6,9432 face au dollar. Il s’échangeait à 6,9321 dans la matinée.
La devise japonaise continue sa dégringolade face au dollar. Après avoir atteint un plus bas de 24 ans cet été, le yen a franchi un nouveau palier à 140 pour un dollar pour la première fois depuis août 1998. Vendredi, il s’échangeait à 140,31 pour un dollar, et poursuivait son repli, alors que les opérateurs soulignent la divergence grandissante de politique monétaire entre le Japon, qui reste accommodant, et les Etats-Unis dont les membres de la Réserve fédérale américaine ont accentué leur ton belliciste. Cette divergence réduit l’attrait de la devise nippone.
Au lendemain d’un lourd repli, les Bourses européennes ont échoué à rebondir mardi, alors que les investisseurs redoutent une entrée en récession de l’économie cet hiver, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et d’inflation galopante. A la clôture, l’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,4%, à 431,4 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé 0,3% chacun. Le Dax 40 a également fléchi de 0,3% à Francfort, tandis que le FTSE 100 a reculé de 0,6% à Londres. La séance a été marquée par la publication des indices PMI recueillis par S&P Global après enquête auprès des directeurs d’achats (lire par ailleurs), et laissant craindre une récession prochaine en zone euro ainsi qu’au Royaume-Uni. Dans ces conditions, l’euro est aussi resté sous la parité avec le dollar, à 0,9965 après avoir atteint 0,9901 mardi matin.
Après une série de baisses depuis mi-juillet, le dollar a nettement rebondi la semaine passée dans le sillage des commentaires restrictifs des banquiers centraux. L’indice dollar (DXY) a repris 2,3% sur la période, revenant à 108,13, son plus haut niveau depuis le 18 juillet, et non loin d’un sommet de 108,50 atteint mi-juillet. Les remarques bellicistes (hawkish) des responsables de la Réserve fédérale américaine indiquant leur engagement à poursuivre la hausse des taux d’intérêt, tous en indiquant que la lutte contre l’inflation n’était pas achevée, ont stimulé le billet vert. Celui-ci s’est apprécié face à la plupart des devises. Il a progressé à 1,03 dollar face à l’euro (atteignant même à nouveau la parité vendredi en séance), à 1,18 dollar face à la livre et à 6,816 yuans. La monnaie chinoise est à son plus bas face au billet vert depuis plus de deux ans alors que l’écart de trajectoire monétaire continue de s’accroître.
La Russie envisage d’acheter les devises de pays «amis» comme la Chine, l’Inde et la Turquie dans son fonds souverains, le National Wealth Fund (NWF), a annoncé vendredi la banque centrale. Jusqu’à peu elle achetait des dollars ou des euros, ce qui est désormais impossible en raison des sanctions. Dans un rapport sur sa politique monétaire pour 2023-2025, l’institution a déclaré que diverses options sur la manière de reconstituer le NWF étaient en discussion. Des experts ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’insuffisance de liquidités de ces devises et quant aux risques associés. Alexei Zabotkin, premier vice-gouverneur de la banque centrale, a souligné que la liquidité des échanges yuan-rouble s’était approchée des niveaux de la paire euro-rouble à la Bourse de Moscou. Au premier semestre 2022, les transactions quotidiennes moyennes du yuan ont été multipliées par plus de 12, selon la bourse.
Le yen a bondi vendredi à un sommet de six semaines, autour de 133 face au dollar, soutenu par différentes nouvelles malgré la contraction de la croissance américaine jeudi. D’un côté, le moral des consommateurs a chuté à un plus bas de 18 mois à cause du covid-19 et la progression des ventes au détail a ralenti (+1,5% en rythme annuel en juin) avec une inflation sous-jacente en hausse pour la région de Tokyo (+2,3% en rythme annuel en juillet). D’un autre côté, la production industrielle nippone aprogressé à un niveau mensuel record de +8,9% en juin (après -7,5% en mai), tirée notamment par les automobiles, les équipements informatiques et électroniques. Le taux de chômage est resté inchangé (2,6%).Malgré une révision de sa prévision de croissance 2022 de 2,9% à 2,4%, le sous-gouverneur de la Banque du Japon, Masayoshi Amamiya, a déclaré que la banque centrale réfléchissait aux moyens de sortir de sa politique monétaire ultra-accommodante à moyen terme.
L’inflation est le «principal facteur» qui guidera les décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi le vice-président Luis de Guindos au journal estonien Postimees. «Nous analyserons la situation au sein du Conseil des gouverneurs réunion par réunion en fonction des données (…). La BCE ne cible pas le taux de change, mais c’est un indicateur macroéconomique très important que nous prenons en compte. Il ne fait aucun doute que la dépréciation de l’euro a été l’un des facteurs à l’origine de la forte inflation et de la hausse des prix de l’énergie libellés en euros», a-t-il ajouté en se référant à la dernière réunion.
Spirale. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de la devise américaine qu’elle s’apprécie lorsque l’économie des Etats-Unis va bien ou va mal – parce qu’elle est un baromètre de la croissance mondiale et qu’un ralentissement déclenche un mouvement vers les actifs refuges. Mais, par ricochet, un billet vert plus fort étouffe le reste du monde, en renchérissant le prix des matières premières achetées en dollars, en freinant le commerce et en alourdissant le poids de la dette en dollars – ce qui pèse surtout sur les pays émergents. Une réaction rapide et adaptée des banques centrales a permis aux devises locales de résister, un effort nécessaire pour juguler l’impact inflationniste d’une monnaie faible. Résultat, les conditions financières se durcissent à un rythme sans précédent sans enrayer la hausse du dollar. D’une part, la situation européenne pousse la devise américaine à la hausse – la Banque centrale européenne devra trancher entre contrôle de l’inflation et soutien à la croissance, alors que l’impact de l’arrêt des approvisionnements en gaz semble probable. Ensuite, le cycle de resserrement monétaire américain est loin d’être terminé, l’inflation atteignant 9 %. Enfin, le dollar profite d’un cercle vicieux : sa hausse dégradant les conditions économiques, les investisseurs achètent la devise refuge, ce qui la fait monter. Toutefois, un dollar fort aide la Fed dans sa lutte contre l’inflation, et la banque centrale n’aurait alors pas besoin d’aller au bout de ses hausses de taux, ce qui pourrait inverser la tendance. Le marché est encore loin d’intégrer cette possibilité.