Le yen s’est effondré jeudi dans un premier temps, jusqu’à 145,90 face au dollar – un plus bas depuis 1990, après la confirmation par la Banque du Japon (BoJ) de sa politique ultra-accommodante alors que la Fed accentue, elle son resserrement. Mais il a retracé le chemin inverse jusqu’à 140,73 vers 10h40, après une première intervention importante et unilatérale de la banque centrale depuis 1998. «Nous avons pris des mesures décisives», a déclaré à la presse le vice-ministre des Finances en charge des affaires internationales, Masato Kanda, avant de répondre par l’affirmative à la question de savoir si cela signifiait que les autorités étaient intervenues directement sur le marché.
Le yuan a terminé mercredi à un plus bas de plus de 26 mois face au dollar et son écart par rapport au fixing officiel de la banque centrale (PBoC) est le plus important depuis le pic des tensions commerciales sino-américaines en 2019. La devise chinoise est sous pression alors que l’écart de politique monétaire ne cesse de se creuser avec les Etats-Unis. Le yuan a terminé la séance à 7,0535 pour un dollar, soit 0,5 %, plus faible que la précédente clôture de fin de soirée de 7,0176. Il s’agit de la clôture la plus faible depuis le 3 juillet 2020. Le yuan offshore a emboîté le pas et s’est affaibli au-delà de 7,06 pour un dollar pour la première fois depuis juillet 2020.
Le yuan a terminé mercredi à un plus bas de plus de 26 mois face au dollar et son écart par rapport au fixing officiel de la banque centrale (PBoC) est le plus important depuis le pic des tensions commerciales sino-américaines en 2019.
Une intervention unilatérale des autorités japonaises sur les marchés pour tenter d’endiguer la baisse du yen n’aurait qu’un impact limité, a jugé jeudi un haut responsable du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir. Pour Satsuki Katayama, qui dirige une commission du PLD sur les affaires financières, Tokyo ne dispose pas de moyens efficaces de combattre la dépréciation du yen surtout liée au creusement de l’écart de taux entre le Japon et les Etats-Unis.
La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché. La vérification des taux de change, qui consiste à contacter des intermédiaires pour connaître les prix d’achat et de vente du yen, est considérée sur le marché comme une possible première étape avant une telle intervention.
La Banque du Japon a procédé mercredi à des vérifications sur les taux de change, une possible étape supplémentaire avant une intervention directe sur le marché. Les informations sur les vérifications effectuées par la banque centrale, dont le quotidien Nikkei s'était le premier fait l'écho, ont permis au yen de remonter à 143,53 pour un dollar. Lorsque la BoJ a commencé ces vérifications, le yen s'échangeait autour de 144,9 pour un dollar selon l’agence de presse Jiji, qui cite une source de marché.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé lundi une baisse du niveau des réserves obligatoires (RRR) de devises pour les institutions financières afin de limiter la dépréciation du yuan. La devise chinoise a chuté de 8% cette année face au dollar. Lundi, le yuan a atteint un nouveau plus bas en séance depuis juillet 2000 à 6,9432 face au dollar. La banque centrale a annoncé une réduction de 8% à 6% du niveau des RRR de devises. Cette mesure doit permettre de libérer 19 milliards de dollars de liquidités, selon les calculs de Reuters sur la base des réserves de changes de la Chine à fin juillet (953,7 milliards de dollars). Cette intervention n’a guère surpris le marché alors que la banque centrale a eu tendance à fixer au cours des dernières séances un niveau moyen de fixing pour le yuan inférieur aux attentes des opérateurs.
La banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé lundi une baisse du niveau des réserves obligatoires (RRR) de devises pour les institutions financières afin de limiter la dépréciation du yuan. La devise chinoise a chuté de 8% cette année face au dollar. Lundi, le yuan a atteint un nouveau plus bas en séance depuis juillet 2000 à 6,9432 face au dollar. Il s’échangeait à 6,9321 dans la matinée.
La devise japonaise continue sa dégringolade face au dollar. Après avoir atteint un plus bas de 24 ans cet été, le yen a franchi un nouveau palier à 140 pour un dollar pour la première fois depuis août 1998. Vendredi, il s’échangeait à 140,31 pour un dollar, et poursuivait son repli, alors que les opérateurs soulignent la divergence grandissante de politique monétaire entre le Japon, qui reste accommodant, et les Etats-Unis dont les membres de la Réserve fédérale américaine ont accentué leur ton belliciste. Cette divergence réduit l’attrait de la devise nippone.
Au lendemain d’un lourd repli, les Bourses européennes ont échoué à rebondir mardi, alors que les investisseurs redoutent une entrée en récession de l’économie cet hiver, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et d’inflation galopante. A la clôture, l’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,4%, à 431,4 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont cédé 0,3% chacun. Le Dax 40 a également fléchi de 0,3% à Francfort, tandis que le FTSE 100 a reculé de 0,6% à Londres. La séance a été marquée par la publication des indices PMI recueillis par S&P Global après enquête auprès des directeurs d’achats (lire par ailleurs), et laissant craindre une récession prochaine en zone euro ainsi qu’au Royaume-Uni. Dans ces conditions, l’euro est aussi resté sous la parité avec le dollar, à 0,9965 après avoir atteint 0,9901 mardi matin.