Pictet Asset Management vient d'élargir sa gamme de fonds de prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité en Suisse, avec quatre nouvelles stratégies durables multi-actifs. Les véhicules, dénommés Pictet CH Target-LPP Sustainable Multi Asset 10/25/40/60 (en fonction de leur exposition en actions), sont investi dans les actions mondiales, les obligations souveraines, le crédit, le rendement absolu, l’immobilier et les matières premières, y compris l’or et les métaux précieux. Au moins la moitié des encours sont placés dans des actifs durables. Ces fonds sont cogérés par Eric Rosset, Muriel Bise, Farrah De Riz Storni et Romain Peltier. Ils ont déjà attiré en cumulé plus d’un milliard de francs suisses (910 millions d’euros), grâce aux souscriptions anticipées et aux transferts d’actifs.
L’association Diem, qui pilote le projet de monnaie numérique lancé par Facebook, quitte la Suisse pour les Etats-Unis, où elle va se concentrer sur l'émission d’une cryptomonnaie indexée au dollar, a-t-elle fait savoir mercredi dans un communiqué. Loin des ambitions initiales du réseau social, l’organisation a fait alliance avec une banque américaine, Silvergate, qui émettra le diem, un «stablecoin», c’est-à-dire une cryptomonnaie dont le cours est fixe et qui repose sur la technologie blockchain.
Temps de chien pour le dogecoin. Si cette monnaie numérique a tout d’une blague, c’est que c’en est une : lancée en 2013 pour ridiculiser les cryptomonnaies, la devise tire son nom d’une race de caniches japonais prisée des internautes. Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention d’Elon Musk. Propulsé « monnaie du peuple », le dogecoin a vu son cours bondir de 16.000 % depuis janvier. Mais ce que le « technoroi » a fait, il peut le défaire : il a suffi à Elon de déclarer au cours d’une surréaliste émission, samedi 8 mai, que la devise avait tout d’une « arnaque » pour faire plonger la crypto. Une dégringolade qui fait le bonheur des promoteurs du bitcoin, espérant trouver de nouveaux partisans dans les déçus du dogecoin. Au royaume des crypto, les chiens aboient, la caravane passe.
Difficile de manquer la mode des jetons non fongibles (NFT), ces actifs numériques uniques car adossés à la blockchain. Le marché est d’autant plus dynamique que tout, et surtout n’importe quoi, peut se « tokeniser » : tweet, portions de vidéo, œuvres d’art, voire… morceau de bras. La tenniswoman Oleksandra Oliynykova a ainsi mis aux enchères une zone de 12 cm² de peau, en haut du bras gauche. Le prix plancher est de 5.300 dollars, ce qui fait cher du mètre carré ; mais l’heureux propriétaire pourra la tatouer ou l’illustrer comme bon lui semblera. Espérons que la carrière de la sportive sera assez brillante pour exposer longtemps devant les caméras l’illustration choisie…
Mais à quoi sert la blockchain ? C’est pour répondre (ou non) à cette question qu’a été lancé CryptoFlowers, un jeu en ligne destiné à en expliquer aux jeunes le fonctionnement. Le Financial Times, qui relève l’information, explique le principe : les joueurs peuvent acheter des graines numériques pour faire pousser des fleurs, qu’ils peuvent ensuite croiser pour obtenir des versions plus rares. La blockchain permet d’assurer la non-fongibilité, c’est-à-dire le caractère unique, de chaque plante. Les plus beaux spécimens peuvent être donnés en cadeau car, assure le concepteur du jeu, recevoir l’une de ces fleurs est aussi touchant que recevoir une rose. Sachant que les plantes peuvent aussi être vendues aux autres joueurs et que les plus rares, comme cette évocatrice « première fleur ethereum », peuvent dépasser les 90.000 dollars, CryptoFlowers pourrait faire naître des vocations d’horticulteurs...
Alberto García-Cabo a rejoint le département d’analyse et sélection de fondsde la société de gestionespagnoleOrientaCapital. Il travaillait précédemment chez Banco Inversis, où il faisait partie de l'équipe d’analyse et de sélection de fonds depuis sept ans. L’unité, supervisée par Gys Ekker, compte sept professionnels avec l’arrivé d’Alberto García-Cabo. Fin 2020, l’assureur espagnol Mutua a racheté 40% d’Orienta Capital.
La société de gestion finlandaise Evli a connu une année 2020 mouvementée, avec la crise du coronavirus. Son directeur général, Maunu Lehtimäki a fait le point pour NewsManagers sur les 12 mois qui viennent de s’écouler. Il évoque aussi le développement international de la société nordique.
Quelque 268 établissements offrent des services de banque privée et de family office en Italie. Ils représentent des encours de 1.047 milliards d’euros sur un marché estimé à 1.200 milliards d’euros, selon la dernière étude sur le sujet de Magstat qui se base sur des données au 31 décembre 2019. Il reste donc une part du marché de 12,8 % qui n’est pas couverte par les prestataires de services. Le secteur est dominé par Intesa Sanpaolo (175,2 milliards d’euros d’encours), suivi par UniCredit (108,1 milliards) et Banca Generali (44,2 milliards). Viennent ensuite Uni Banca, BNL BNP Paribas, Fineco, Deutsche Bank et UBS.
Encadré. La plate-forme américaine de négoce en cryptomonnaies Kraken vient d’obtenir une licence bancaire, autorisant ses clients à y déposer des dollars et à conserver des actifs numériques. Kraken pourra également fournir des services bancaires, comme des cartes de débit. « Qu’il s’agisse de payer des factures et de recevoir des salaires en cryptomonnaies ou d’en intégrer dans des portefeuilles d’investissement et de trading, Kraken Financial permettra aux clients de Kraken aux Etats-Unis d’effectuer des opérations bancaires en toute transparence entre les actifs numériques et les monnaies nationales », se félicite Kraken. Reste que la licence, obtenue auprès du régulateur du Wyoming, exige de son détenteur de « maintenir en permanence des réserves de 100 % de ses dépôts en monnaie fiduciaire ». Et que la banque n’est ouverte qu’aux résidents américains, au moins pour le moment.
Une publicité dont l’entreprise se serait bien passée. Cash Flash, « né[e] avec l’intention de créer une série de systèmes pour le client et les entreprises, incorporés dans le premier marché où il sera possible d’acheter tout en crypto-monnaie », s’est attirée les foudres de l’AMF en prétendant avoir reçu un visa du gendarme de la Bourse pour son projet d’ICO (initial coin offering). Le régulateur s’est fendu d’un communiqué indiquant qu’il n’avait jamais délivré de visa à cette opération et qu’en conséquence, l’entreprise n’était pas autorisée à faire du démarchage en France. Un écueil de taille pour la levée de fonds de Cash Flash, entreprise basée à Nantes mais dont le site est partiellement rédigé en italien, qui s’est fixé un modeste hard cap de 4 milliards d’euros.
La plate-forme de traitement des transactions sur parts de fonds en technologie blockchain a obtenu son agrément AMF en tant qu’entreprise d’investissement. Elle revendique plus de 10 milliards d’euros négociés depuis son lancement en avril 2019. «Cet agrément est une étape décisive pour Iznes qui va nous permettre d’accélérer le référencement de nouveaux OPC et de s’ouvrir à de nouvelles sociétés de gestion et de nouveaux investisseurs», a déclaré Christophe Lepitre, directeur général d’Iznes. Deux demandes de passeport au Luxembourg et en Irlande ont été également formulées afin d’accélérer le développement de la plate-forme en Europe.
Iznes, une plateforme de traitement des transactions sur parts de fonds en technologie blockchain, a obtenu son agrément AMF en tant qu’entreprise d’investissement. Elle revendique plus de 10 milliards d’euros négociés sur sa plateforme depuis le lancement en avril 2019.
Blockchain. Alors que la crise du Covid-19 a accéléré le phénomène de digitalisation de l’économie, S&P estime que la « tokenisation » des actifs financiers – leur représentation sous forme de jetons numériques – permettrait de les fractionner plus facilement, et ainsi d’améliorer leur liquidité et de démocratiser leur accès. L’agence de notation considère que le potentiel de ces tokens pourrait davantage s’exprimer dans les cas de levée de fonds et de financement des PME. En raison des obstacles auxquels la « tokenization » est toujours confrontée (régulation, technologie, sécurité de la propriété), S&P n’anticipe pas d’effet majeur du phénomène sur la rentabilité des institutions financières dans les prochaines années, mais il ne doit pas pour autant être ignoré à long terme. Les principales activités menacées seraient les départements corporate des banques, les sociétés de gestion et les dépositaires.