Iznes table sur son agrément d’entreprise d’investissement pour monter en puissance
Après plus d’un an de travail avec l’AMF et l’ACPR, Iznes décroche l’agrément d’entreprise d’investissement. «Le processus a été d’autant plus long que le modèle d’Iznes est spécifique, s’agissant à la fois d’un fournisseur de solution technologique et d’un acteur intervenant dans le champ régulé de la réception et transmission d’ordres et de la tenue de position», explique Christophe Lepitre, président de la société. En outre, la société constitue le dossier KYC (connaissance client), s’appuyant pour ce faire sur un partenariat avec Deloitte Solutions. Autant d’activités régulées pour lesquelles l’agrément va permettre aux sociétés de gestion de les déléguer à Iznes en évitant des due diligences extensives. Côté investisseurs, la fintech pourra développer la tenue de compte de façon plus convaincante. En production depuis un an, la solution est utilisée par les entreprises en trésorerie excédentaire et elle intéresse les assureurs-vie, aux prises avec le difficile suivi des fonds dans lesquels ils investissent en architecture ouverte.
Des transactions pour une dizaine de milliards d’euros ont été traitées à ce jour et la société table sur une accélération de l’activité, à Luxembourg et à Dublin, grâce au système européen de passeport. L’an prochain, elle compte élargir son offre actuellement ciblée sur le règlement-livraison des fonds de type Ucits. «L’agrément nous permet aussi de traiter les opérations sur fonds alternatifs, les besoins étant notamment forts pour les fonds immobilier», précise Christophe Lepitre.
La technologie blockchain trouve avec le post-marché un champ d’application par excellence, répondant aux nouvelles exigences de traçabilité et de connaissance du passif des fonds, permettant le traitement des ordres en temps réel et à moindre coût. L’initiative Iznes s’inscrit dans une ambition de place. «L’AFG salue la réalisation de cette étape clé du développement d’Iznes dont la solution permet à nos membres de mieux servir leurs clients», déclare ainsi Eric Pinon, président de l’AFG. La fintech a déposé un dossier auprès de la Banque de France à la suite de l’appel à candidatures, en avril, pour des projets utilisant une monnaie digitale de banque centrale. Prévue le 10 juillet, la publication de la liste des projets retenus, une dizaine, devrait se faire ce début de semaine, avec un léger retard donc, qui tient sans doute au nombre de dossiers sur les rangs, une cinquantaine d’après la rumeur…
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