La société de gestion américaine Blueprint Capital Advisors, basée dans l’Etat du New Jersey, a attaqué en justice le New Jersey Division of Investment, l’un des plus gros fonds de pension américains, pour discrimination raciale et supposément avoir révélé et transmis à BlackRock les plans d’un programme d’investissement qu’elle avait créée, rapporte Citywire Americas. Blueprint Capital Advisors affirme dans sa plainte déposée mardiqu’en 2016, la société a confié environ un millier de pages d’informations confidentielles au fonds de pension et au groupe menant les due diligences Cliffwater LLC dans le cadre d’une négociation pour obtenir un mandat d’investissement alternatif de 500 millions de dollars. Après avoir présenté son programme d’investissement alternatif appelé FAIR au fonds de pension, le gestionnaire, détenu par des personnes afro-américaines, aurait reçu la garantie d’obtenir ce mandat avant qu’il ne soit au final attribué à BlackRock.Blueprint aurait obtenu l’aveu d’un officiel du fonds de pension quant à la réelle motivation qui aurait poussé l’institution à ne pas lui attribuer le mandat. A savoir que l’Etat du New Jersey n'était «pas fan de faire des affaires avec des firmes détenues par des femmes ou des personnes issues des minorités». Citywire Americas indique que la société de gestion accuse également le fonds de pension du New Jersey d’avoir transféré son document confidentiel au gestionnaire BlackRock et d’avoir proposé à ce dernier d’"usurper» le programme d’investissement FAIR porté par Blueprint. Le gestionnaire alternatif affirme dans sa plainte s'être plaint de manière répétée auprès de l’Etat du New Jersey pour qu’une investigation interne soit lancée sur les actions du fonds de pension mais que ses tentatives sont restées vaines. Blueprint estime avoir été «la victime d’une discrimination illégale en raison du statut de son activité fondée par des afro-américains et une femme». Si le fonds de pension n’a pas encore réagi, Cliffwater qui a opéré la due diligence de Blueprint lors de l’appel d’offres, ainsi que BlackRock, ont nié les allégations du gestionnaire alternatif.Mark McCombe, responsable de la direction clientschez BlackRock, a indiqué à Citywire Americas qu’aprèsinvestigation interne, rien ne suggérait des irrégularités commises par BlackRock et que la firme ne disposait d’aucune information concernant le programme FAIR de Blueprint.
Fondé par quatre anciens banquiers, le Groupe Taurus a bouclé une levée de plus de 10 millions d’euros menée par la banque privée suisse Arab Bank Switzerland et intégrant la société immobilière Investis et la fondation Tezos (protocole blockchain français). Pour le groupe Taurus, cet apport en capitaux lui permettra de renforcer son offre de services aux institutionnels (émission, conservation, transfert de cryptoactifs) et de s’implanter prochainement à Paris, à Londres et à Francfort. Taurus a pour objectif de construire une infrastructure robuste et conforme dédiée aux actifs numériques.
Fondé par quatre anciens banquiers, le Groupe Taurus vient de clore une levée de plus de 10 millions d’euros menée par la banque privée suisse Arab Bank Switzerland et intégrant la société immobilière Investis et la fondation Tezos (protocole blockchain français).
Facebook tire les leçons du tir de barrage qui avait accueilli en juin dernier son projet de monnaie digitale, le Libra. L’association Libra basée en Suisse, qui pilote le projet, a publié jeudi une version moins ambitieuse, qui tient compte des critiques des régulateurs. Elle a aussi déposé auprès des autorités suisses une demande de licence en tant que «système de paiement», pour un lancement prévu fin 2020.
Les cryptomonnaies, très prisées pour le blanchiment d’argent, n’ont pas que des avantages pour les trafiquants. Clifton Collins, un dealer de drogue irlandais, en a fait l’amère expérience. Après avoir acheté 6.000 bitcoins en 2011 et 2012 avec l’argent issu de ses cultures de cannabis, il décida de les répartir sur 12 comptes différents pour éviter un piratage, puis d’imprimer les codes d’accès de ses comptes sur une feuille A4, soigneusement dissimulée dans un étui à canne à pêche. Lorsqu’il fut arrêté en 2017 et condamné à 5 ans de prison, le propriétaire de son logement vida les lieux et confia ses affaires à une décharge qui envoya le tout à l’étranger pour incinération. Compte tenu de la flambée qu’a connue le bitcoin depuis, le pactole s’élève aujourd’hui à près de 54 millions d’euros. Parti en fumée donc…
JPMorgan est en discussions en vue de fusionner Quorum, son entité dédiée à la technologie blockchain, avec la start-up new yorkaise ConsenSys, selon Reuters. L’opération pourrait être annoncée dans les six prochains mois et les termes financiers ne sont pas encore arrêtés. Le sort des 25 salariés de Quorum est incertain pour le moment. De son côté, ConsenSys a annoncé ce mois-ci le licenciement de 14% de son personnel. La banque américaine a bâti en interne son expertise dans la blockchain en utilisant le réseau Ethereum, le logiciel qui sous-tend l’ether, une des principales cryptomonnaies.
JPMorgan est en discussions en vue des fusionner Quorum, son entité dédiée à la technologie blockchain, avec la start-up new yorkaise ConsenSys, dévoile Reuters de sources proches du dossier. L’opération pourrait être annoncée dans les six prochains mois et les termes financiers ne sont pas encore arrêtés. De même, le sort des quelque 25 salariés de Quorum est incertain pour le moment. De son côté, ConsenSys a annoncé ce mois-ci le licenciement de 14% de son personnel.
En quelques années, la blockchain est devenue une technologie incontournable. Sur les traces du Cloud, elle connaît une démocratisation grandissante qui devra incontestablement être accompagnée d’une reconnaissance juridique mûrie pour installer pleinement la confiance dans cette nouvelle économie.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) vient d’infliger des sanctions pécuniaires à l'égard de deux sociétés de gestion pour manquements à leurs obligations en matière de compliance, a appris Paperjam. La première, Axxion S.A, a reçu une amende de 80.000 euros pour de multiples manquements liés à la compliance, observés lors d’un contrôle sur place effectué en juin 2017. La société gère un fonds doté d’environ 150 millions d’euros d’encours. La seconde, HansainvestLux S.A., a reçu une amende de 23.000 euros pour des questions de compliance et de défaut en matière de gestion des risques, observés lors d’un contrôle sur place en mars 2018. Sa maison-mère, l’allemande Hansainvest, gérait 38 milliards d’euros à juin 2019.
Le fournisseur de services financiers en ligne Swissquote a annoncé ce matin des prévisions de résultats records pour l’année 2019. La société suisse a notamment enregistré des entrées nettes de 4,6 milliards de francs, si bien que ses encours s'élèvent au niveau record de 32,3 milliards de francs. Le bénéfice avant impôts pourrait atteindre 50 millions de francs contre une prévision initiale de 44 millions de francs.
Le Comité de Bâle a publié jeudi un document de travail afin de recueillir jusqu’au 13 mars tous les commentaires sur la mise en place d’un traitement prudentiel lié aux crypto-actifs. Il estime que les banques autorisées à acquérir des crypto-actifs ou à fournir des services connexes devraient appliquer un traitement prudentiel spécifique à leur exposition. Il propose de définir ce traitement prudentiel en fonction : du format et des caractéristiques des risques et des crypto-actifs concernés ; de principes généraux permettant de guider la conception du futur traitement prudentiel au travers d’exemples illustratifs d’exigences potentielles de capital et de liquidité pour les expositions aux crypto-actifs à haut risque.
Le Comité de Bâle a publié jeudi un document de travail afin de recueillir jusqu’au 13 mars tous les commentaires sur la mise en place d’un traitement prudentiel lié aux crypto-actifs. Bien que l’exposition des banques aux crypto-actifs reste limitée, ce marché croît significativement et connaît des développements rapides.
La société britannique à but non lucratif Saga Monetary Solutions a annoncé mardi le lancement du jeton Saga (SGA), «la première monnaie numérique mondiale», «qui reproduit la mécanique des monnaies des banques centrales et les applique à l'échelle mondiale», «en collaboration avec les banques, les institutions financières et les régulateurs», indique le communiqué. Il sera régi par ses détenteurs-utilisateurs à travers une variété de mécanismes de vote, et un mécanisme de stabilisation permettant de réduire la volatilité à partir d’une réserve d’actifs reflétant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, assis sur un panier de devises diversifiées entre le dollar, l’euro, la livre sterling, le yen et le yuan. A ses débuts en 2018, Saga avait reçu 30 millions de dollars de Lightspeed Venture Partners, Mangrove Capital Partners, Vertex, lool, Disruptive et iAngel.