Les premières estimations publiées font ressortir une croissance de la zone euro à 0,2% au troisième trimestre 2025, tirée par la surperformance de l’Espagne (+0,6%) et la très bonne croissance «surprise» de la France (+0,5%) grâce notamment au secteur aéronautique.
En cas de vote favorable du Parlement, la BCE se dit prête à tester un exercice pilote sur une monnaie numérique de détail en 2027. Le projet pourrait coûter 1,3 milliard d'euros au total.
Le Conseil des gouverneurs ne modifiera pas son taux de dépôt lors de sa réunion monétaire jeudi. Les marchés ont même annulé, avec les derniers chiffres sur l’économie allemande, les faibles anticipations de baisse de taux qu’ils avaient valorisée à cause de discours un peu plus «accommodants» depuis trois semaines.
La Banque centrale européenne va renouveler quatre des six membres de son «executive board» entre mai 2026 et décembre 2027, avec notamment d’importants enjeux de politique monétaire.
L’Eurosystème a lancé le 16 juin une plateforme unique de gestion des garanties aux opérations de refinancement en banque centrale, une avancée réussie, importante pour l’harmonisation du système financier au sein de la zone euro.
En ce début octobre, les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont assez peu changé leurs anticipations, ajoutant seulement une baisse de taux pour la Fed par rapport à début septembre.
Cette hausse de l’inflation annuelle de 2% en août à 2,2% en septembre devrait conforter la Banque centrale européenne dans son argumentation en faveur d’un statu quo sur les taux le 30 octobre prochain. Les risques à six mois sur l’inflation sous-jacente via les services et les salaires semblent néanmoins plutôt baissiers.
Le secteur privé de la zone monétaire est de nouveau en croissance au mois de septembre. Les indices PMI pour la période dépassent les prévisions en dépit de chiffres inférieurs aux attentes dans l’Hexagone. Le secteur manufacturier reste le principal point noir.
Eurostat a révisé de 2,1% à 2% le taux d’inflation pour la zone euro en rythme annuel en août, et de 0,2% à 0,1% en rythme mensuel. Et a confirmé que la croissance des salaires a encore été tirée par l’Allemagne et les Pays-Bas au deuxième trimestre.
Au-delà de cette nouvelle attendue, la question du Conseil des gouverneurs était de savoir si la BCE a terminé son cycle d’assouplissement ou si elle prolonge seulement la pause initiée en juillet avec l’atteinte du taux neutre théorique. Les projections économiques présentées jeudi font plutôt pencher pour la deuxième option.
Le Conseil de la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs inchangés jeudi. Le débat entre gouverneurs portera sans doute déjà sur le besoin - ou non - d’une «baisse de précaution» pour décembre.
Les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont davantage touché à leurs prévisions de taux début septembre que début juillet. Ils repoussent la dernière baisse de la Banque centrale européenne à la fin de l’année plutôt qu’en septembre, et voient la Fed relancer prochainement son assouplissement, en parallèle d’une repentification de la courbe.
Cela ne devait pas modifier l’approche désormais attentiste du Conseil de la Banque centrale européenne, qui tiendra sa réunion monétaire le 11 septembre.
Si le volume de prêts total s’est maintenu stable en juillet, les flux de crédit aux entreprises ont reculé sur le mois. L’environnement de crédit dans la zone euro restera quoi qu'il en soit atone compte tenu du niveau élevé d'incertitude économique.
La Banque centrale européenne (BCE) a actualisé le 30 juin dernier sa stratégie monétaire redéfinie en 2021, en souhaitant la rendre plus «énergétique» et «agile» pour réagir face aux chocs d’inflation. Probablement pas plus «accommodante». Critiques et interprétations.