Retrouvez dans cet article régulièrement mis à jour les taux en vigueur de la Banque centrale européenne. Découvrez également l’historique de leurs variations depuis 2008.
Afin d’assurer la stabilité des prix, la Banque centrale européenne (BCE), en charge de la politique monétaire des pays de la zone euro, fait varier plusieurs taux d’intérêt qui influencent le financement de l’économie.
Son taux directeur, le principal, est le taux de refinancement des banques commerciales à une semaine (dit MRO). La BCE fixe aussi un taux de facilité de prêt marginal qui est un prêt à 24h proposé aux banques commerciales ayant un besoin urgent de liquidité, et le taux de facilité de dépôt qui correspond à la rémunération offerte par la banque centrale pour les dépôts qu’effectuent les banques commerciales auprès d’elle.
Le taux de facilité de prêt marginal passe à 4,75%.
Et le taux de facilité de dépôt grimpe à 4%.
Ces taux influencent l’ensemble du système économique en renchérissant ou au contraire en allégeant le coût de l’argent pour tous les acteurs économiques (entreprises, ménages via les crédits à la consommation ou les prêts immobiliers, associations, administrations publiques, Etat) des pays qui ont pour monnaie commune l’euro.
Dans un contexte d’inflation élevée et persistante, la BCE a augmenté l’ensemble de ses taux de 4,5 points de pourcentage, ou 450 pb, en 14 mois. Ils se situent à leur niveau le plus élevé depuis 2008.
Retrouvez ci-dessous l’historique de l’évolution du taux directeur de la Banque centrale européenne depuis 2008 (il y a un délai de quelques jours entre l’annonce d’un relèvement de taux et sa mise en place effective).
Outre sa mission de stabilité des prix, la Banque centrale européenne supervise les banques de la zone euro, émet les billets en euros, veille au bon fonctionnement de l’infrastructure financière et contribue à préserver la stabilité financière.
La BCE fait partie du Système européen de banques centrales (SEBC) qui regroupe toutes les banques centrales de l’Union européenne. L’Eurosystème regroupe celles des pays membres de la zone euro, comme la Banque de France ou la Bundesbank allemande.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
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