La croissance annuelle des salaires a ralenti à 5% en moyenne sur les trois mois à fin mai outre-Manche. Les pertes d’emplois sont moins alarmantes que prévu malgré une remontée du chômage de 4,6% à 4,7%. Une bonne nouvelle pour la Banque d'Angleterre.
Pour le responsable mondial de la recherche au sein de Natixis CIB, la place du billet vert sur les marchés de changes et dans les réserves mondiales est vouée à s’affaiblir, pour des raisons conjoncturelles et structurelles.
En temps de stress sur les marchés, la Fed inonde le monde de dollars. Ses contreparties s'inquiètent aujourd'hui du maintien de ce filet de sécurité essentiel à la stabilité financière si Donald Trump décidait d'empiéter sur l'indépendance de la banque centrale.
Les risques n’ont pas disparu, notamment sur les marchés de dettes souveraines, malgré l’apaisement relatif des tensions sur les tarifs douaniers américains.
La Reserve Bank of Australia a laissé son principal taux directeur inchangé, contre toute attente. Le marché anticipe une prochaine baisse en août et a réduit ses prévisions pour la fin de l’année.
Les sociétés de gestion et les banques interrogées par L’Agefi ont fortement remonté leurs anticipations sur l’euro-dollar. Elles ont en revanche peu touché à leurs prévisions de taux au cours du mois de juin.
Invité au Forum des banquiers centraux de Sintra, le président de la Fed Jerome Powell a appelé à attendre de voir les effets des droits de douane avant de prendre des décisions, repoussant potentiellement un peu plus loin la première baisse de taux américains. Ses homologues des grandes banques centrales ont également mis en exergue la gestion des risques inhérente à leur fonction.
Cette présentation de la nouvelle stratégie monétaire de la BCE se voulait neutre, sans changement sur l’objectif d’inflation symétrique à 2% à moyen terme, ni sur les instruments à utiliser. Le ton a finalement été plus «restrictif», appelant à une action plus «énergique».
Les banques centrales, fonds de pension publics et fonds souverains sondés par l’OMFIF mesurent les conséquences de la guerre douanière et du climat politique mondial sur leurs allocations.
L’inflation suisse étant redevenue négative et le franc suisse très vigoureux, la banque centrale n’exclut pas de revenir à des taux négatifs dès cette année. D’autant qu’elle anticipe une baisse de la croissance mondiale.
La banque centrale norvégienne a surpris le marché en abaissant son principal taux directeur, alors que l’inflation a reflué. D’autres baisses de taux sont attendues.
La banque centrale américaine a gardé son taux directeur dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,5%. Les gouverneurs anticipent toujours au moins deux baisses d'ici à la fin de l'année.
Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% en rythme annuel en mai au Royaume-Uni, confirmant que la hausse supérieure aux attentes de 3,5% constatée en avril n'était que passagère.
L'institution nippone a annoncé ralentir le rythme de réduction de ses achats obligataires à partir d’avril 2026, afin de garantir la stabilité du marché.
La banque centrale compte lever le pied sur les rachats d'obligations à partir d'avril 2026 en passant d'un rythme de diminution de 400 milliards de yens par trimestre à 200 milliards.
La Banque centrale nipponne pourrait faire des annonces sur son programme d’achat de JGB, tandis que le ministère des Finances réfléchirait à modifier son programme d’émissions.