La Banque du Japon (BOJ) a relevé ses taux d’intérêt mercredi et a dévoilé un plan détaillé visant à ralentir ses achats massifs d’obligations, franchissant ainsi une nouvelle étape vers l’abandon progressif d’une décennie de mesures de relance massives.
Cette décision porte son taux directeur à court terme à des niveaux inégalés depuis 2008. Lors de la réunion de deux jours qui s’est achevée mercredi, le conseil d’administration de la BOJ a décidé de relever le taux d’appel au jour le jour de 0-0,1% à 0,25% lors d’un vote à 7 voix contre 2. Il a également décidé d’un plan de resserrement quantitatif (QT) qui réduirait progressivement de moitié les achats mensuels d’obligations à 3.000 milliards de yens (18 milliards d’euros), au lieu des 6.000 milliards de yens actuels, à partir de janvier-mars 2026.
Une politique à rebours
L’orientation du Japon vers une politique monétaire plus restrictive contraste fortement avec la tendance générale à la baisse des taux d’intérêt des autres grandes économies, la Réserve fédérale étant de plus en plus susceptible de réduire ses taux en septembre, alors que les pressions sur les prix aux États-Unis s’atténuent.
«Malgré la faiblesse des dépenses de consommation, les autorités monétaires ont envoyé un signal décisif en augmentant les taux d’intérêt et en autorisant une réduction plus progressive du bilan», a déclaré Fred Neumann, économiste en chef pour l’Asie chez HSBC.
«La hausse des attentes en matière d’inflation ouvre également la voie à la poursuite de la normalisation de la politique monétaire de la BOJ. Sauf perturbations majeures, la BOJ est en passe de poursuivre son resserrement, avec une nouvelle hausse des taux d’intérêt d’ici le début de l’année prochaine», a-t-il ajouté.
Le yen s’est redressé de 0,8 % pour atteindre un sommet de plus de trois mois de 151,58 pour un dollar immédiatement après la publication du résultat, mais il a ensuite perdu ces gains. Les rendements des obligations d'État japonaises à 10 ans ont légèrement baissé à la suite de cette nouvelle.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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