« Le régime doit évoluer pour favoriser les passerelles entre les statuts »
Le contrat Madelin est un produit qui est clairement installé et qui gagne en notoriété. Aujourd’hui, selon les derniers chiffres connus, il enregistre environ 3 milliards d’euros de collecte uniquement en retraite pour un encours de 23 milliards sur les contrats en cours de constitution, ce n’est pas négligeable. Au niveau desback officeset de la gestion, c’est peut-être le dernier produit saisonnier de l’assurance. Chaque année, à partir du mois d’octobre, il est constaté des volumes importants d’affaires nouvelles, ce qui signifie que le moteur de l’avantage fiscal fonctionne toujours correctement pour les indépendants.
«A notre niveau nous constatons que la richesse des sorties en rente est complexe à gérer. Les assureurs seront créatifs dans ce domaine selon les volumes escomptés. De manière générale, nous constatons à notre niveau que les assureurs ont un taux d’équipement moyen sur les outils de rente. Cela vaut pour le Madelin comme pour d’autres produits de retraite. Nous pouvons remarquer aussi que les portefeuilles Madelin ont un fort taux de contrats réduits, souvent après deux ou trois ans de cotisation. L’acte de vente est oublié.Le conseiller peut faire la différence en balayant la situation patrimoniale chaque année.»
Le contrat Madelin est confronté à la problématique du, comme d’ailleurs l’ensemble de la prévoyance. Cette question est d’autant plus prégnante pour les travailleurs non salariés et elle va devenir un enjeu de développement demain pour la dépendance. Le produit a 20ans, et le monde a changé. Les passerelles entre les statuts des individus –salariés, indépendants, puis salariés, puis auto-entrepreneurs, passage de SARL en SA, travail à l’étranger…, tout cela va devoir être mieux appréhendé. Le contrat Madelin illustre toute la difficulté française d’assouplir et d’homogénéiser les statuts de sorte que le passage de l’un à l’autre ne représente pas, chaque fois, un parcours du combattant afin de retrouver une couverture équivalente, dans tous les cas prévisible, mesurable et qui pourrait se passer de manière fluide. Il est nécessaire d’arrêter de raisonner en silos.
Plus d'articles du même thème
-
Le futur SFDR se précise malgré les tensions sur les énergies fossiles
Les nouveaux projets fossiles échappent à l'exclusion. Les eurodéputés préfèrent durcir les critères plutôt que fermer la porte aux fonds de transition. -
L’AMF débusque les failles des gérants sur les conversations téléphoniques
Dans sa dernière synthèse d’un contrôle «Spot», le régulateur français s’est intéressé à la gestion des enregistrements des conversations téléphoniques par les gestionnaires d’actifs. -
BGC déploie l’intelligence artificielle au cœur du courtage
Là où une équipe de dix brokers contacte une centaine de contreparties, l'IA développée par BGC peut en solliciter des milliers simultanément. Le baptême du feu a été réussi avec une première transaction réalisée sur le marché des options suisses.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
- Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
- L’aide à mourir questionne la couverture assurantielle du décès
Contenu de nos partenaires
-
ScandalesRoyaume-Uni : une rentrée sur la défensive pour Reform UK
Les proches du parti, que Nigel Farage cherche à rendre respectable depuis plus d’un an, sont sur leurs gardes -
Pro/persoManagers, ne vous faites plus dévorer tout crus ! Nos conseils pour réussir votre rentrée
Prenez soin de vous ! Les conseils d’une chef d’entreprise qui sait de quoi elle parle. Sortir les dirigeants de leur solitude, le pari de la méthode LeaderKiff -
PatrimoineHausse des taux : où investir votre épargne et pour quel rendement ?
C’est un changement brutal de perspective pour les épargnants. Il y a un an, ils géraient encore leur patrimoine en anticipant une baisse des taux d’intérêt. Aujourd’hui, ils réalisent que c’est l’inverse qui s’est produit