La préparation de la retraite constitue la motivation première d’épargne
Dans son 4ème baromètre réalisé avec Harris Interactive, Deloitte constate que le niveau des revenus à la retraite reste une préoccupation importante des 4.000 français interrogés.
Du côté des retraités, ils sont de plus en plus nombreux à exprimer leur frustrationquant au montant de leur pension, estimant manquer d’environ 500 euros par mois.42% des retraités complètent leur pension.
Quant aux actifs, leur âge moyen de préparation à la retraite est de 45 ans. Ils sont une large majorité (78%) à estimer qu’ils auront besoin de compléter leur retraite par des ressources supplémentaires. 54 % des actifs épargnent dans cet objectif.
Pour faire face à cette baisse des revenus, leurs solutions portent sur l’épargne individuelle (39%), l’acquisition de la résidence principale ou secondaire (20%) et la poursuite d’une activité rémunérée pendant la retraite (13%).
Sur les 12 derniers mois, le montant épargné moyen pour la retraite était en moyenne de 1688 euros mais 72% des épargnants ne placent en moyenne que 452€ par an pour leur retraite.
Concernant les produits d’épargne, la sécurité (72%) et le rendement (59%) sont les critères recherchés en priorité par les épargnants, le rendement prenant de plus en plus le pas sur la disponibilité (53%).
L’assurance vie (31%) et les comptes sur livrets (20%) restent les produits les plus plébiscités même si ces derniers perdent six points depuis 2012. Une part restreinte des Français manifeste de l’ intérêt pour les nouveaux contrats Euro-Croissance (26%) et Vie-Génération (17%).
«Quand on interroge les Français sur leurs attentes vis-à-vis d’une prochaine réforme, une grande majorité d’entre eux nous disent être favorables à la mise en place d’une épargne obligatoire dans l’hypothèse d’une prochaine réforme (60%). Moins surprenant, ils ne souhaitent pas une nouvelle augmentation de l’âge de départ (58% contre), ni d’augmentation des cotisations (55%) ni baisse des pensions (67%).» conclut Hugues Magron, directeur conseil institutions financieres et protection sociale dans un communiqué.
Source: communiqué
Plus d'articles du même thème
-
Le pétrole restera cher encore quelque temps
Entre de nouvelles attaques de pétroliers dans le Golfe et les risques récurrents de perturbation du trafic dans le détroit d’Ormuz, les prix du Brent se sont encore envolés ces derniers jours. Les analystes de Goldman Sachs estiment que les équilibres offre-demande pourraient commencer à se rétablir à partir de décembre. -
Le marché européen des ABS sur le crédit conso résiste
Entre un marché du travail encore solide en Europe, un cycle d’émissions record, la recherche de rendement et des structures protectrices, les titrisations adossées aux crédits à la consommation et aux cartes de crédit (Consumer ABS) affichent une robustesse plutôt inattendue dans le contexte actuel. -
Un redressement vigoureux de la Sécurité sociale s’impose selon la Cour des comptes
Alors que s’ouvre tout juste l’examen de la partie recettes du projet de loi de finances de la Sécurité sociale à l’Assemblée, la Cour des comptes souligne la nécessité d’engager un redressement de 10 milliards d’euros dès 2027 et l’urgence de trouver une solution de financement durable de la Sécurité sociale.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Casse-têtePouvoir d'achat : malaise économique, piège politique
La préoccupation numéro un des Français, que les violences ont reléguée au second plan ces derniers jours, sera évoquée mercredi lors du rendez-vous entre Sébastien Lecornu et les syndicats -
Chômage partiel, prêts à taux zéro… Les aides du gouvernement aux commerçants touchés par les violences
L’exécutif a annoncé mardi de premières mesures de soutien financier aux quelque 3 000 commerces dont l’activité a été touchée par les violences urbaines du 17 octobre -
Engagement mutuelEmmanuel Macron, meilleur ami des pays du Golfe… et de leur pétrole
Confrontés à l'instabilité de Washington, ces riches Etats pétroliers apprécient fortement les moyens militaires français engagés pour les défendre