Ces salariés en quête d’une complémentaire santé malgré l’ANI
Pourquoi de nombreux salariés continuent-ils de rechercher un contrat de complémentaire santé alors que souvent la loi est supposée leur imposer une couverture de la part de leur employeur ? Le courtier Meilleurtaux.com, qui compte dans ses rangs le courtier en assurance meilleureassurance.com, s’est penché sur la question en analysant que près de huit salariés sur dix étaient toujours en quête d’une complémentaire.
Parmi eux, 53% font pourtant partie d’une entreprise qui propose une mutuelle collective obligatoire comme la loi l’impose. Meilleurtaux divise cette proportion en deux catégories. D’abord ceux qui n’y ont pas adhéré et recherchent du coup un contrat. Ils représentent 27% de ces 53%. Ensuite, ceux qui ont effectivement adhéré à un contrat mais y recherchent une surcomplémentaire. C’est près de 32%. Cette donnée n’est d’ailleurs pas nouvelle, le niveau de couverture de nombreux contrats sélectionnés par les entreprises depuis l’instauration de l’ANI est inférieur à ce que les salariés possédaient auparavant. «La question de la qualité de la mutuelle proposée par l’entreprise se pose donc très nettement», analyse Christophe Triquet, directeur général de Meilleureassurance.com.
L'étude ajoute que parmi les salariés qui consultent les comparateurs en ligne, deux sur dix sont des futurs retraités et recherchent une mutuelle senior car ils ne seront bientôt plus couverts par l’accord d’entreprise. «Leur couverture santé reste donc un sujet de préoccupation majeure pour lequel ils préfèrent anticiper afin de trouver la meilleure solution qualité/prix», décrypte Christophe Triquet.
Plus d'articles du même thème
-
La fièvre des matières premières ne faiblit pas
Le récent repli des matières premières, en raison des tensions sur les taux et la hausse du dollar, ne les empêche pas d’afficher une performance historique cette année, à des plus hauts depuis le super cycle de 2000. -
Les dettes bancaires souffrent du «sell-off» obligataire sur la France
Le risque de crédit des banques françaises a bondi au-delà de celui de leurs principaux homologues européens, mais les dettes bancaires subordonnées AT1 ont souffert aussi plus globalement de la hausse des taux. -
Paris et Berlin demandent à l’Europe d’agir vite contre la concurrence déloyale
Les deux pays réclament l’activation en urgence des mesures de sauvegarde pour rétablir une concurrence normale, et espèrent entraîner d’autres pays de l’Union, afin de sauver des secteurs industriels en crise. Les derniers chiffres sont inquiétants.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
- La France met le prix pour placer sa dette
- La dette française est sous la pression croissante des investisseurs
- L’Autorité des marchés rappelle à l'ordre les acteurs du financement participatif
- A Patrimonia, l’opportunisme prime sur les inquiétudes
Contenu de nos partenaires
-
Budget : en quête de crédibilité, Marine Le Pen ne renonce pas à la radicalité
140 milliards d’euros d’économies, une règle d’or, des marchés à rassurer : le RN promet une mue gestionnaire en vue de 2027. Mais derrière la peinture budgétaire, les marqueurs radicaux demeurent, sur fond d’affaire Bardella qui hante encore le parti -
EpouvantailColère lycéenne : Parcoursup, coupable idéal d'un système à bout de souffle
Accusé de tous les maux, Parcoursup est devenu le symbole de l'angoisse lycéenne. Mais la plateforme est le symptôme d'un problème plus profond : la massification de l'enseignement supérieur, alors que le niveau des étudiants ne suit pas -
EditorialContre-budget du RN : la tromperie de l'austérité sans douleur
Dans sa métamorphose, la postulante à l'Elysée ne franchit pas l'ultime étape du test de fiabilité : dire la vérité aux Français sur le prix à payer