Les plateformes numériques doivent remplir leurs obligations fiscales
La loi relative à la lutte contre la fraude [1] met à la charge des plateformes commerciales (crowdfunding, marketplaces, etc.)l’obligation d’adresser, au plus tard le 31 janvier de chaque année, à chacun de leurs utilisateurs (vendeur ou prestataire de service) ayant perçu des revenus par leur intermédiaire et dont elles ont connaissance, un document d’information mentionnant notamment le nombre d’opérations réalisées l’année précédente et le montant brut perçu au titre de ces transactions.
En parallèle, les plateformes doivent transmettre par voie électronique les mêmes informations à l’administration fiscale. Ces opérations auprès de la DGFiP sont ouvertes depuis le 6 janvier.
Cette procédure s’applique à tous les acteurs dont les utilisateurs qui résident en France ou qui réalisent des ventes ou des prestations de service situées en France au sens des règles de territorialité applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Elles s’appliquent, en outre, quel que soit l’État dans lequel la plateforme est établie.
Ces obligations ont pourfinalité d’assurer l’accompagnement des utilisateurs de la déclaration de leurs revenus. Elles permettent égalementà l’administration fiscale d’identifier les cas de dissimulation - personne qui se livrerait à une activité à titre habituel ou professionnelle sur les sites d'économie collaborative, sans s'être préalablement enregistrée comme telle et sans respecter les obligations fiscales et sociales qui lui incombent à ce titre.
Les plateformes ne respectant pas leurs deux obligations s’exposent à une amende égale à 5 % des sommes non déclarées. Ces plateformes défaillantes sont, par ailleurs, susceptibles d’être inscrites sur la liste « noire » des plateformes non coopératives.
[1] Loi du 23 octobre 2018
Plus d'articles du même thème
-
ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
L'entreprise néerlandaise, devenue un baromètre pour l’industrie de l’intelligence artificielle, avertit sur un risque de goulet d'étranglement provoqué par la forte demande de machines lithographiques. Les autres piliers centraux de l’écosystème, les puces, l’énergie et les infrastructures, sont aussi menacés de problèmes de capacité. -
Le Conseil des prélèvements obligatoires soutient le recentrage de l’apport-cession
Un encadrement plus strict du mécanisme de report d’imposition permettrait de renforcer la progressivité de l’impôt en haut de la distribution, estime l’instance rattachée à la Cour des comptes. -
L’Institut français d’économie prévoit un déficit plus lourd en 2027
Quelle que soit la politique budgétaire mise en œuvre, l’année prochaine, l’Institut montre que le déficit public ne serait pas réduit, même avec d’importantes réductions de dépenses, car celles-ci pèseraient sur la croissance déjà très faible.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
- L'investissement immobilier évolue pour s'adapter à l'incertitude
- La hausse des taux efface la performance positive des dettes émergentes
Contenu de nos partenaires
-
ExpertiseComment le Conseil des prélèvements obligatoires entend éclairer en direct le débat budgétaire
L'organe d'experts considère que la baisse de la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur les très grandes entreprises, exceptionnelle, va dans le bon sens. Il défend aussi le coup de rabot sur le régime d'apport-cession, ou la baisse de l'abattement fiscal des retraités -
Fed up !Dette française : le monde perd patience
La France doit réparer d’urgence ses fondations budgétaires avant que les fissures ne s'élargissent et retrouver la confiance qui lui fait défaut, estime la directrice générale du FMI -
Présidentielle 2027 : Glucksmann et Philippe à égalité, derrière Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage
Selon un sondage réalisé auprès de 1 390 personnes par Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio, en cas de candidatures d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal, le second tour opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen