Fiducial Gérance condamnée à 800.000 euros en appel pour une faute de gestion
Dans un arrêt du 13 avril 2018, la Cour d’appel de Versailles condamne la société Fiducial Gérance à payer aux associés d’une SCPI 800.000 euros à titre de dommages et intérêts pour « ne pas avoir vérifié la solvabilité du preneur » d’un immeuble. Pour la Cour, la SCPI a « perdu une chance de ne pas avoir investi ».
Publié le
Les associés d’une SCPI ont assigné Fiducial Gérance en justice pour plusieurs fautes de gestion. En première instance, les associés avaient été déboutés de l’ensemble de leurs demandes indemnitaires dans un jugement du tribunal de grande instance de Nanterre du 18 mai 2017. Dans son arrêt du 13 avril 2018 (n°17-06514), la Cour d’appel de Versailles infirme ce jugement et condamne la société Fiducial Gérance à payer la somme de 800.000 euros à titre de dommages et intérêts pour «ne pas avoir vérifié la solvabilité du preneur» d’un immeuble. En effet, dans son argumentaire, les associés reprochaient à la société Fiducial gérance d’avoir choisi un preneur dont «le risque de défaillance était jugé élevé par la Coface et dont les bilans déposés au greffe du tribunal de commerce démontraient la fragilité», le bien ne générant par ailleurs à ce jour «aucun revenu locatif».
S’agissant de cet immeuble, Fiducial Gérance se défend au contraire en rappelant que «la validation du comité d’investissement et la réalisation d’audits [ont] conclu à la qualité du bien et à la pertinence de l’opération, aucun auditeur n’ayant déconseillé l’opération et la recommandation de l’audit juridique ayant été suivie». Elle déclare également qu’elle a été «victime de manœuvres dolosives commises par le vendeur du bien immobilier qui lui avait précisé qu’il n’existait aucun impayé et qui lui avait caché des réductions de dette consenties au preneur un mois avant la vente». Ce litige avait d’ailleurs «été exposé au conseil de surveillance de la SCPI».
Au contraire, la Cour d’appel estime «qu’informée des difficultés du locataire, [la SCPI] aurait pu renoncer à l’investissement». Celle-ci «a donc perdu une chance de ne pas avoir investi». Plus précisément, «le préjudice subi est constitué par la perte d’une chance de ne pas avoir mobilisé un capital qui n’a pas produit de revenus». Et la Cour d’appel considère que cette perte de chance s’élève à la somme de 800.000 euros.
La banque privée a enregistré 3 milliards de francs suisses d'afflux nets de nouveaux capitaux sur les quatre premiers mois de l'année, bien en deçà des attentes, et prévient que le niveau d'activité exceptionnel du premier trimestre ne devrait pas se reproduire dans les prochains mois.
La société de gestion a élaboré, pour ce nouveau véhicule, une structure de frais novatrice basée sur les plus-values réalisées à la cession des actifs.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
La personnalisation des tensions internationales atteint un point culminant. On parle moins « d’ennemis héréditaires », de conflits entre peuples ou entre intérêts nationaux, que de l’agenda personnel, du profil psychologique ou de la santé mentale de tel dirigeant
Un couple d’Allemands soupçonné d’avoir travaillé pour un service de renseignement chinois a été arrêté mercredi 20 mai à Munich. Cette affaire s’ajoute à une série de dossiers qui illustrent l’intensification des activités d’espionnage menées en Allemagne au profit de Pékin, mais aussi de Moscou