Crédit immobilier : les taux restent très attractifs (et devraient le rester encore un peu)
Les conditions restent extrêmement incitatives pour les emprunteurs, selon les courtiers en crédit immobilier. L’hypothèse d’une remontée des taux, redoutée depuis quelques mois, n’est toujours pas à l’ordre du jour.
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Peu de changements sur le front des taux de crédit. Chez les partenaires du courtier Meilleurtaux, les taux affichés dans les barèmes sont bien en-deçà de la barre symbolique des 2 % sur l’ensemble des durées les plus pratiquées : compter en moyenne autour de 1,41 % sur 15 ans, 1,63 % sur 20 ans et 1,83 % sur 25 ans. Les taux se maintiennent, voire affichent encore quelques légers replis : «en juin, si la moitié des barèmes de taux reçus sont stables, l’autre moitié affiche des baisses de taux de 0,05 % à 0,10 % et même 0,30 % dans une banque régionale», observe de son côté Vousfinancer.com.Des tauxparticulièrement incitatifs, qui « viennent compenser la hausse des prix des biens immobiliers »,confirme ACE Crédit.
Dans cet environnement, de plsu en plus de banques acceptent d’accorder des prêts même sans apport de la part de l’emprunteur, d’après les courtiers.Les profils jeunessont particulièrement choyés :pour ces derniers, les établissements de crédit «sont prêts à faire beaucoup d’efforts et cette catégorie bénéficie à la fois de baisses de barèmes, mais également de produits sur-mesure sans apport avec des durées longues », affirme Meilleurtaux.
Autre signe de la volonté des banques d’attirer les emprunteurs: alors que le recours à des durations de 30 ans, voire plus, avait quasiment disparu ces dernières années, il se développe à nouveau. Ainsi, chez Vousfinancer, on constate que «les banques acceptent à nouveau d’accorder des prêts bien plus longs (jusqu’à 35 ans) et à des taux en forte baisseL’une d’entre elles propose même des taux à 1,35 % sur 25 et 30 ans».
Sur le plan économique, le niveau de l’OAT, autour de 0,70 %,ne laisse pas entrevoir de remontée dans l’immédiat. «Les taux des crédits aux particuliers sont garantis à minima de stabilité dans les prochaines semaines», analyse Meilleurtaux. Qui plus est, les banques n’ayant pas encore atteint leurs objectifs commerciaux au 1er trimestre 2018, «elles doivent donc garder une politique de taux bas pour maintenir une demande qui a ralenti. Dans ce contexte, nous continuons de maintenir notre prévision de taux bas durant les mois qui viennent», poursuit le courtier. Un avis que partage aussi ACE Crédit.
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