L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
La société de gestion américaine Blackstone vient d’annoncer avoir déjà récolté quelques 250 millions d’euros auprès des particuliers européens dans le cadre de sa nouvelle stratégie «European Property Income strategy». La société, qui avait annoncée son arrivée en France en juin dernier, va poursuivre ses efforts de collecte sur ce nouveau produitdans les prochains mois. La stratégie est disponible via l’entité Private Wealth Solutions (PWS) de Blackstone, dont l’objectif est de rendre accessible aux particuliers des investissements habituellement réservés aux institutionnels. Le fonds a déjà investi une partie de sa collecte sur des actifsau Royaume-Uni dansle secteur de la logistique. Blackstone est l’un des leaders mondiaux de l’investissement en immobilier avec plus de 208 milliards de dollars (180 milliards d’euros) d’encours sous gestion sur cette classe d’actifs. «La très forte demande initiale pour cette stratégie est la preuve de la qualité de notre plateforme globale d’investissement immobilier», se féliciteJames Seppala, directeur de l’immobilier pour l’Europe.
Abondance d’informations peut nuire. Relevant la multitude et la complexité des critères ESG qui finissent par altérer leur compréhension et leur diffusion,deux experts en finance durable, Anne Delaroche, conseillère en gestion de patrimoine et présidente de Delaroche Patrimoine, et Vincent Auriac, conseiller en investissement financier (CIF) et président d’Axylia, ont élaboré un système de notation spécifique. L’objectif est de discerner les sociétés de gestion réellement concernées par les performances ESG des produits qu’elles proposent. Baptisé «Clean Score» , ce dernier repose sur trois thèmes de l’ESG : le climat, la mixité sociale et la philanthropie. En pratique, les sociétés de gestion sont tenues de communiquer trois informations simples à produire et à comprendre. Pour le E, il s’agit de la liste des entreprises dans lesquelles sont investis dans un premier temps, 50% de ses encours. Cette liste permettra de calculer leur facture environnementale, à partir de leurs émissions de CO2, basée sur la méthodologie du Score Carbone. Pour le S, il est question du nombre de femmes présentes parmi les dix premières rémunérations de la société de gestion. Enfin, pour le G, il s’agira d’appréhender l’effort de philanthropie, les dons - en temps et en argent - exprimés en pourcentage du chiffre d’affaires " L’idée n’est pas de noter des fonds à la manière des agences de notation, mais les fabricants et de suivre leur évolution dans le temps. Par ailleurs, le but n’est pas de les sanctionner mais plutôt de discerner plus facilement les bons élèves.” expliquent les deux fondateurs dans un communiqué. Enfin, l’outil est animé par un comité de pilotage conduit par Anne Delaroche et Vincent Auriac. Sa vocation est d’accueillir des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) engagés dans le domaine de l’investissement socialement responsable. A noter que pour donner de l’envergure au Clean Score, les initiateurs lancent le « Club des 100 », accessible sur simple adhésion et ouvert aux CGP et société de gestion. « Il doit permettre d’acquérir une représentation et une légitimité suffisante pour porter cet outil et inciter les sociétés de gestion à considérer des modèles plus durables », précise le communiqué.
Les producteurs d'électricité ne profitent pas en Bourse de l'envolée des prix. Le marché redoute surtout la mise en place de mesures de limitation des profits.
L’immobilier est souvent considéré, à tort, comme un placement sans risque, tandis que la perception du risque des actions est exagérée du fait de leur volatilité.
Reposant sur des mégatendances transformant la société et l’économie, les fonds thématiques connaissent un succès grandissant. Mus par l’essor de l’investissement responsable et de l’impact, ils se transforment pour mieux répondre aux attentes desinvestisseurs.
L’accès aux marchés financiers s’est fortement démocratisé ces dernières années avec l’émergence des fintechs. Mais il existe encore de fortes inégalités d’accès aux produits financiers à cause des frais appliqués et du manque d’éducation financière des petits épargnants.
L’association Collectif Porteurs H2O a annoncé mardi soir qu’elle allait assigner en référé les sociétés de gestion H2O AM LLP et H2O AM Europe SAS (H2O), contrôlées par le groupe BPCE, afin de faire réaliser une expertise judiciaire. « ll s’agit de clarifier les responsabilités encourues dans la gestion de différents OPCVM grand public (H2O Allegro, H2O MultiStrategies et H2O MultiBonds, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O MultiEquities, H2O Vivace) ayant subi des pertes considérables au titre d’investissements réalisés entre 2015 et 2019 dans des actifs notoirement illiquides », explique l’association dans un communiqué.
Les trois quarts des épargnants s'intéressent au développement durable, mais les concepts flous et le vocabulaire hermétique sont des freins à la souscription.
La fintech Active Asset Allocation a annoncé ce 23 septembre le lancement d’une offre de gestion pilotée entièrement en fonds indiciels cotés (ETF) à destination des conseillers en gestion de patrimoine et des assureurs. La formule, 100% digitale, comprendra trois portefeuilles de niveaux de risques différents, composés d’ETF d’Amundi, BlackRock, BNP Paribas Asset Management, et Invesco. Elle sera implémentable sur l’assurance-vie, ainsi qu’en plan épargne-retraite avec une gestion à horizon. Pour le moment, une trentaine de supports ont été sélectionnés. Ce nombre devrait grimper au fur et à mesure de l’intégration de ceux-ci par les partenaires assurantiels. L’offre comprendra également un simulateur d’épargne. Celui-ci doit permettre au conseiller de comparer les allocations de ses clients en fonds actifs avec les propositions d’Active Asset Allocation, notamment en matière de risque et de probabilité d’atteindre des objectifs. Le conseiller pourra faire varier plusieurs paramètres d’une stratégie d’allocation, dont l’épargne, les versements programmés, le profil de risque, l’horizon, et l’objectif final. Le coût, un argument important de la gestion en fonds indiciels, comprendra les frais habituels des ETF et un «petit pourcentage» pour le conseil en investissement d’Active Asset Allocation, a précisé sa fondatrice Adina Grigoriu lors d’une présentation du produit. Les conseillers pourront également ajouter une couche de frais pour leur propre rémunération. Charge à eux de la justifier auprès de leurs clients.