L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
La pandémie mondiale, qui a permis à de nombreux Français d’accroitre leur épargne, a mis également en lumière leur envie de privilégier les placements, vertueux, utiles à la société et/ou respectueux des critères ESG. Quelles solutions de placements sont à disposition de ceux qui souhaiteraient concilier vertu citoyenne et patrimoniale ?
Le marché des fonds à vocation sociale reste confidentiel en France, même si ce thème prend de l’ampleur dans le sillage de la pandémie. Novethic en recense 36, qui représentaient un encours de 12 milliards d’euros fin 2020. En ajoutant les 88 fonds multithématiques et leurs 38 milliards d’euros, on arrive à 50 milliards d’euros. En plus d’être étroit, le marché est hétérogène, observe Novethic dans une nouvelle étude sur la finance sociale. Les thématiques sociales revendiquées dans les fonds varient, reflétant les priorités du moment. Ce manque d’homogénéité s’explique aussi par l’absence de définition précise d’activités sociales et de méthodologies d’analyse et de mesure d’impact social positif. Toutefois, «l’intégration renforcée de dimensions sociales dans l’analyse ESG et la demande montante d’indicateurs de performances sociales d’un fonds ainsi que la future taxonomie sociale devraient transformer le paysage dans les années qui viennent», anticipe Novethic. Parmi les fonds thématiques sociaux et multithématiques analysés par Novethic, la thématique la plus fréquemment ciblée est celle de la santé et de l’alimentation saine. Il s’agit d’une « megatrend », une tendance de fond dans l’économie et la société. Les fonds multithématiques ont le vent en poupe Les fonds multithématiques ont «littéralement décollé en 2020», note par ailleurs Novethic. Leur collecte s’est envolée de 239 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 13,3 milliards d’euros. Parmi les dix fonds ayant connu la plus forte collecte du panel des fonds à vocation sociale, on trouve 9 fonds multithématiques et un fonds social focalisé sur l’éducation. La domination des fonds multithématiques se retrouve aussi au niveau de la performance, où leurs moyennes les positionnent à nouveau bien au-dessus des fonds sociaux à 5, 3 et 1 an, selon Novethic. Les fonds intégrant une thématique santé, qu’ils soient simplement sociaux ou multithématiques, se détachent par ailleurs avec des performances supérieures aux autres moyennes du panel sur 3 et 5 ans. Des indicateurs surtout... environnementaux Sur le panel des 124 fonds sociaux et multithématiques recensés par Novethic, 65 fonds ont des indicateurs de reporting : 44 fonds multithématiques et 21 fonds sociaux. «Certains indicateurs relèvent plus de la transparence en matière d’analyse ESG que d’un véritable reporting d’impact comme les chiffres de notation ESG (24 fonds) ainsi que la cartographie d’exposition/ contribution aux ODD (11 fonds)», nuance l’étude. Les indicateurs permettant de juger d’une contribution positive en matière de durabilité, avec des méthodologies plus ou moins sophistiquées, sont plus nombreux. Paradoxalement, il s’agit en grande majorité d’indicateurs environnementaux… Si la catégorie est hétérogène, les fonds sociaux et multithématiques ont tendance à détenir les mêmes valeurs principales en portefeuille. Parmi les entreprises sélectionnées par les fonds sociaux, on trouve très fréquemment Koninklijke DSM (Royal DSM), Unilever, Novo Nordisk, Thermo Fisher Scientific, Danone et Royal Philips dans la catégorie Santé et alimentation saine. Schneider Electric, adidas, Allianz et ASML Holding sont fréquemment sélectionnées par les fonds mettant en avant les Meilleures pratiques RH et de politique couvrant la chaîne de valeur.
Les valeurs affichent globalement des baisses par rapport à la dernière publication de février, mais elles sont parfois compensées par de bonnes performances des fonds ouverts.
La Banque mondiale a porté mardi sa prévision de croissance mondiale pour cette année à 5,6% afin de prendre en compte l’ampleur des mesures de relance prévues aux Etats-Unis et l’accélération de la reprise en Chine tout en soulignant les risques liés à l’accès « très inégal » aux vaccins contre le Covid-19.
H2O AM a publié le lundi 7 juin les valeurs liquidatives de ses fonds cantonnés le 5 octobre dernier. La dernière publication datait du 26 février 2021. Ces valeurs sont globalement en baisse plus ou moins légère par rapport à leur dernière publication.
La forte volatilité sur les marchés boursiers et l’optimisme retrouvé des investisseurs ont permis aux stratégies d’investissement alternatives d’afficher de très solides performances au premier trimestre 2021. Les perspectives semblent prometteuses pour les hedge funds.
Dans une lettre aux actionnaires publiée en prévision de l’assemblée générale du 30 juin, Gianbeppi Fortis, le président du directoire de Solutions 30 indique que « l’une des premières décisions du conciliateur en date du 3 juin 2021 a été de mandater Didier Kling, le président de la Chambre nationale des conseils et experts financiers, pour accompagner la recherche d’un nouveau réviseur d’entreprises et faciliter la transition avec EY ».
Pour sa première révision, qui doit entrer en vigueur en janvier 2022, le label Towards Sustainability évoluera pour s'aligner sur la réglementation européenne.
Le directeur des investissements d’Amundi, Pascal Blanqué, s’est exprimé sur l'évolutionde la cryptomonnaie bitcoin à l’occasion de son intervention, jeudi, au cours d’une conférence de presse organisée par la société de gestion du groupe Crédit Agricole en amont de ses journées «World Investment Forum» des 10 et 11 juin. Selon Pascal Blanqué, il apparaît clairement que certains segments du marché comportent une bulle financière, notamment celui des cryptomonnaies.« Les cryptomonnaies n’ont pas de valeur en elles-mêmes et tôt ou tard, les autorités vont couper la musique et la bulle va exploser», a-t-il déclaré. Le directeur des investissements d’Amundi estime qu’on se souviendra du bitcoin pour sa contribution à la technologie de la blockchain et pour le fait qu’il ait poussé les banques centrales à envisager l'émission de monnaies virtuelles.
Plus de la moitié des Français ont épargné plus ou moins que d'habitude en 2020, d'après une enquête d'Altaprofits. En sortie de crise, l'envie de dépenser pourrait prendre le pas sur celle d'épargner.
Les investisseurs institutionnels et gérants devront faire part de leur stratégie d'alignement sur les Accords de Paris et sur la protection à long terme de la biodiversité.
Tout en se félicitant de la vigueur du rebond, l'organisation internationale craint une perte de confiance dans les pays pauvres, qui accusent des retards.
Autrefois considéré avant tout comme l’apanage des millennials déterminés à changer le monde, l'investissement responsable attire aujourd’hui un nombre croissant d’investisseurs aux motivations très diverses.
Crise des subprimes en 2008, des dettes souveraines en 2011, réformes fiscales, doutes sur l’avenir du système de sécurité sociale... Les facteurs d’incertitudes qui ont pesé, ces deux dernières décennies, sur les décisions d’investissement des Français sont nombreux. Résultat: la dernière enquête patrimoine (1) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) apprend que le taux de détention d’actifs risqués a baissé de 5 points entre 2004 et 2015 (24,2 % contre 20,5 %). La part de ménages actionnaires en direct est passée de 15 % à 11 %, celle de détenteurs de fonds communs de placements (FCP) de 7 % à 3 %. Seule la part des ménages souscripteurs de contrats d’assurance vie risqués en unités de compte (UC) augmente, de 9 % à 12 %. Entre 2015 et 2018 en revanche, le taux de détention d’actifs risqués tend à se stabiliser, voir à augmenter légèrement, portée par la hausse des contrats en UC (+ 2 points). Dans le même temps, les souscriptions en euros occupent 26 % du patrimoine financier, après avoir augmenté de 9 points entre 2004 et 2015. Depuis 2018, le patrimoine des ménages comprend 20 % d’actifs financiers, dont près d’un tiers d’actifs risqués (assurances vie en UC, actions ou FCP en actions). «La prudence marquée des épargnants après la crise semble donc moins prégnante aujourd’hui», avance prudemment l’Insee. L’Institut précise par ailleurs qu’il est encore trop tôt pour connaître les effets de la réforme de la fiscalité du capital intervenue à cette date, qui avait notamment supprimé l’impôt sur la fortune et introduit la flat tax. Une prépondérance des actifs réels Le patrimoine brut des ménages reste dominé par les actifs réels, notamment immobiliers: la part du patrimoine financier n’est que de 56.200 euros sur un patrimoine moyen de 276.000 euros. Il se compose en majorité des compte-chèques et comptes d’épargne (36 %) ainsi que d’assurance vie et d’épargne retraite (40 %). Les valeurs mobilières ne représentent que 14 % du total. Sur les 30 % du patrimoine financier qui comportent des actifs risqués, 17 % concernent les assurances vie en UC, 12 % les actions et seulement 1 % les fonds communs de placement (FCP). Le patrimoine financier est réparti de manière plus inégalitaire encore que le patrimoine non financier. En 2018, la moitié des ménages ont un patrimoine financier inférieur à 11.100 euros, contre 61.800 euros pour le dernier décile. Or, l’appétence au risque est clairement corrélée au patrimoine financier disponible: seuls 10 % des ménages parmi les 20 % les plus modestes détiennent des actifs risqués, contre la moitié du dernier décile. Peu de ménages actionnaires en Europe En Europe comme en France, peu de ménages sont actionnaires. Dans la zone euro, seul un ménage sur cinq détient des valeurs mobilières. La structure du patrimoine financier des ménages européens varie en revanche considérablement d’un pays à l’autre: en Italie, les produits liquides représentent plus de la moitié du patrimoine financier des ménages, contre 35 % en Espagne et 39 % pour la France en 2018. L’Italie se distingue également par la place prépondérante qu’occupent les valeurs mobilières – un tiers du patrimoine financier – et notamment les obligations (17 %). L’assurance vie et l’épargne retraite ont été largement diffusées dans les patrimoines financiers français, contrairement à l’Allemagne (25 %). (1) Revenus et patrimoine des ménages – Insee Références – Édition 2021
Du cannabis aux paris sportifs en passant par le bien-être animal, les fonds thématiques envahissent les gammes des sociétés de gestion. A fin mars 2021, Morningstar en a recensés 1.349 dans le monde. Ils représentent 595 milliards de dollars d’encours, soit plus du triple du montant géré il y a trois ans (174 milliards de dollars). Cela constitue 2,1 % des actifs investis dans les fonds actions dans le monde, contre 0,6 % il y a dix ans. Pour Morningstar, les fonds thématiques s’imposent comme «les grands gagnants de la pandémie mondiale». Sur les 12 mois à fin mars 2021, marqués par la propagation du Covid-19, ces fonds ont collecté 207 milliards de dollars dans le monde, alors qu’ils n’avaient attiré que 127 milliards de dollars sur les neuf années précédentes! Parallèlement à cet afflux d’argent frais, le menu des nouveaux fonds thématiques s’est élargi. Un record de 237 fonds a vu le jour en 2020, après 167 en 2019. L’Europe, principal marché pour les fonds thématiques L’appétit pour les fonds thématiques varie en fonction des régions du monde. Avec 400 fonds et 304 milliards de dollars d’actifs, l’Europe est devenue le marché numéro un pour ces produits. La part des fonds thématiques domiciliés en Europe est passée de 10 % en 2001 à 51 %, observe Morningstar. Dans le même temps, celle des Etats-Unis a reculé de 49 % à 28 %. Même si les ETF rivalisent de créativité en matière de gestion thématique, la plupart des actifs investis dans des fonds thématiques dans le monde sont gérés activement. C’est le cas pour 89 % des actifs sous gestion en Europe. Aux Etats-Unis, où les ETF sont plus répandus, cette part descend à 63 %. Pictet règne sur la gestion thématique Côté acteurs, Pictet domine le secteur avec 55,6 milliards de dollars d’encours. Un succès qu’il a bâti uniquement en Europe. La société de gestion suisse est suivie par l’américain Ark Financial, la société de Cathie Wood qui de son côté s’est uniquement développé en Amérique du Nord grâce à une gamme d’ETF gérés activement. BlackRock arrive (seulement) troisième, avec des encours plutôt d’origine européenne. Viennent ensuite First Trust, Robeco, BNP Paribas, Global X Management, Credit Suisse, Fidelity et Invesco. Ce classement montre qu’il n’existe pas de leader mondial et que le marché reste surtout régional. En Europe, Pictet arrive évidemment en tête du classement, devant BlackRock, BNP Paribas, Credit Suisse, Allianz Global Investors, Fidelity, Nikko AM, UBS, Amundi et Legal & General. La transition énergétique séduit les investisseurs S’agissant des thématiques, la transition énergétique est le domaine le plus populaire dans le monde avec 74 milliards de dollars d’encours. Morningstar note que ce secteur a été dopé par l’engagement de Joe Biden d’investir des milliards de dollars dans des infrastructures vertes fin 2020. Les technologies, avec 66 milliards de dollars d’actifs, représentent le deuxième thème le plus en vue dans le monde. L’économie numérique arrive troisième. En Europe, ce sont les thématiques larges qui se placent en premier (40,8 milliards de dollars), devant la transition énergétique (40,4 milliards) et la gestion de ressources (28,5 milliards). Morningstar note que le succès grandissant des fonds ESG en Europe a rejailli sur le monde de l’investissement thématique. Enfin, s’agissant des performances, le bilan est plus mitigé. Plus des deux tiers des fonds thématiques dans le monde ont survécu et surperformé les marchés mondiaux actions sur l’année à fin mars 2021, selon Morningstar. Toutefois, ce taux de succès chute à seulement 22 % des fonds thématiques sur 15 ans. Et 57 % des fonds thématiques ont été fermés durant cette période… Morningstar explique ces performances peu reluisantes par le fait que les frais des fonds thématiques ont tendance à être plus élevés que ceux des autres fonds. La société de recherche pointe aussi du doigt le manque de liquidité de ces fonds, notamment ceux qui suivent des thématiques très étroites. La concentration des positions s’est renforcée, au fur et à mesure du succès du secteur, avertit Morningstar, qui cite l’exemple d’un fonds thématique qui détenait plus d’un quart du flottant d’une action.
Depuis ce jeudi 27 mai, les entreprises françaises ont la possibilité de publier sur un site internet lancé par le ministère de l’Economie de renseigner sur la base du volontariat leurs données de performance environnementale, sociale et de bonne gouvernance (ESG). Cette plateforme, baptisée Impact, est ouverte à toutes les entreprises, de la TPE au groupe du CAC 40.
Le président américain Joe Biden s’apprête à présenter un projet de budget pour l’Etat fédéral prévoyant 6.000 milliards de dollars (4.925 milliards d’euros) de dépenses, rapporte jeudi le New York Times, à la veille de l’annonce officielle du premier budget de le nouvelle administration démocrate.
Credit Suisse avance sur le dossier Greensill. La banque suisse a déclaré avoir récupéré pour 5,9 milliards de dollars d’actifs sur les 10 milliards en jeu dans ses fonds exposés à la société britannique d’affacturage en faillite. Une actualisation des sommes récupérées est prévue en mai ou juin, a précisé la société.
Le principal responsable de la réglementation financière au sein de la Réserve fédérale (Fed), Randal Quarles, a estimé mercredi que le débat sur la baisse des rachats d’actifs de la banque centrale s’ouvrirait dans les prochains mois si l'économie américaine affiche de bonnes performances. Il a déclaré s’attendre à ce que l’inflation dépasse temporairement l’objectif de 2% de la Fed dans un contexte de croissance soutenue et de baisse du chômage. Ce scénario ouvrirait la porte à une réduction des achats d’obligations de la Fed, actuellement de 120 milliards de dollars par mois, mais ne nécessiterait pas un relèvement des taux d’intérêt dans l’immédiat, a-t-il ajouté. Randal Quarles a également mentionné les risques de tensions inflationnistes.