Les lettres grecques ne sont pas plus rassurantes que les noms de pays. Les marchés se sont fortement repliés ce jeudi, à cause d’une montée de l’inquiétude concernant le variant Delta du Covid 19, précédemment appelé variant indien. La Bourse de Paris a clôturé en chute de 2%, tandis que l’indice américain S&P 500 accusait une baisse de 1,1% à 17h30. Tous les continents sont concernés. En Europe, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, a déclaré ce jeudi matin que les Français devaient éviter de se rendre en Espagne et au Portugal et qu’il réfléchissait à la mise en place de «mesures renforcées» sur ces pays. De son côté, le Japon a annoncé que les jeux Olympiques de Tokyo se dérouleraient sans spectateur, après avoir mis la ville en état d’urgence sanitaire. Aux Etats-Unis, c’est le variant Epsilon, apparu en Californie qui inquiète, celui-ci serait en effet davantage résistant aux vaccins.
Les secteurs cycliques comme la consommation discrétionnaire sont particulièrement affectés (-2,8% en Europe) mais pas uniquement puisque les valeurs technologiques européennes perdent 2,1%. L’indice Nasdaq (-1,3%) sous-performe le marché américain. Les financières en Europe (-2,4%) sont affectées par la poursuite du repli des taux. Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries 10 ans baissait encore à 1,28%.
Ces inquiétudes surviennent alors que les minutes de la Fed parues mercredi soir réaffirmaient les réflexions concernant une réduction des achats d’actifs de la réserve fédérale. Il fait maintenant peu de doute aux opérateurs que des mesures de «tapering» (ralentissement d’achat d’actifs) seront annoncées lors de la conférence annuelle de Jackson Hole fin août.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse