La Fed discute toujours du calendrier du « tapering »
Les responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) se sont dits surpris en juin par la poussée de l’inflation américaine, lors de la dernière réunion de leur Comité monétaire.
Dans le compte rendu (minutes) publié mercredi, ils ont signalé «l’accélération surprise» de l’inflation (à 3,6% en avril) qu’ils attribuent à l’augmentation des contraintes d’approvisionnement. Mais ils ne sont pas encore d’accord sur la durée probable de ce pic.
Si la reprise économique soutenue et l’accélération de l’inflation justifient un retrait de certaines mesures de soutien monétaire, le marché de l’emploi n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire. Le Département du Travail a fait état de 9,21 millions d’offres d’emplois non pourvues en mai, un record pour le troisième mois consécutif.
Les minutes ont confirmé la perspective d’une réduction prochaine des rachats obligataires de la banque centrale (« tapering »), sans toutefois en fixer le calendrier. Plusieurs responsables considéraient toujours que les conditions pour ralentir le rythme des achats d’actifs pourraient être réunies «plus tôt qu’anticipé» préalablement, tandis que d’autres ont dit voir un signal moins clair dans les données économiques. Ils se sont toutefois engagés à faire part de leurs intentions «bien avant d’annoncer une réduction du rythme des achats» pour préparer les marchés.
La Fed a laissé sa politique monétaire inchangée à l’issue de sa réunion des 15 et 16 juin derniers, mais les anticipations de ses dirigeants suggèrent que la remontée des taux d’intérêt pourrait débuter dès 2023, et qu’elle pourrait annoncer dès la fin de cet été son intention de réduire ses achats d’obligations sur les marchés.
Plusieurs responsables de l’institution ont déclaré depuis que l'économie semblait s’approcher du point à partir duquel la banque centrale pourrait réduire ses soutiens.
Les deux prochaines réunions de politique monétaire auront lieu les 27 et 28 juillet puis les 21 et 22 septembre.
Mercredi soir, la réaction des marchés aux minutes ne s’est pas fait attendre. Vers 19h00 GMT, l’euro perdait 0,15% face au billet vert à 1,1806, le dollar atteignant son plus haut niveau depuis début avril. Le dollar index gagnait 0,10% à 92,64 points, également un sommet depuis trois mois.
A la Bourse de New York, le Nasdaq et le S&P 500 ont signé de nouveaux records historiques. L’indice Dow Jones a gagné 0,3%, à 34.681,79 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a fini en hausse de 0,3%, à 4.358,13 points. L’indice Nasdaq Composite a grappillé 0,01%, à 14.665,06 points.
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