Le private equity est encore mal compris des particuliers
Le phénomène de démocratisation des actifs privés poursuit son cours depuis plusieurs années, mais le chemin restant à parcourir est encore long d’après le sondage réalisé par Carré Partners. La plateforme digitale, qui donne accès au private equity aux particuliers, a interrogé un échantillon de 2.317 personnes résidant en France métropolitaine et dans les DROM, toutes âgées de 18 ans et plus.
Les résultats mettent en lumière un déficit de notoriété flagrant : environ 67% de cet échantillon ne savent pas du tout ce qu’est le private equity, et seulement 4% des sondés indiquent connaître parfaitement les investissements dans les entreprises non cotées. Les réactions sont hétérogènes lorsque l’on demande au panel d'évoquer le premier mot qui leur vient à l’esprit concernant ce secteur. Les notions de start-up, de PME, de licornes et d’immobilier se mélangent sans distinction claire. Toutefois, la perception dominante, partagée par 31% des répondants, reste que ce type de produit est exclusivement réservé aux grandes fortunes.
Des tickets peu élevés
Le private equity nécessite donc des explications approfondies pour être compris du plus grand nombre. Même dans l’hypothèse où les membres du panel bénéficieraient d’un éclairage complet sur le sujet, les intentions d’investissement demeurent contrastées. Si près de la moitié des sondés (46%) se disent prêts à envisager d’y investir une partie de leur épargne, une proportion identique s’y refuse, tandis que 6% ne se prononcent pas.
Pour ceux qui souhaitent franchir le pas malgré la contrainte de ne pas pouvoir récupérer leur mise facilement, la prudence est de mise sur les montants engagés. Moins d’un dixième du panel envisage de placer un ticket supérieur à 10.000 euros, alors que 36% des personnes intéressées souhaitent investir moins de 2.000 euros. En termes de performance, la majorité des sondés ambitionne un rendement annuel moyen allant de 5% à plus de 12%.
Enfin, d’après l’analyse de Carré Partners, les principaux freins à l’adoption de cette classe d’actifs résident dans la non-compréhension du produit et la crainte de perdre une part importante du capital. L’illiquidité du placement et le manque de transparence des entreprises sous-jacentes arrivent en deuxième position des obstacles cités par les épargnants.
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