TotalEnergies n’introduira pas en Bourse son pétrole lourd canadien
Les rares actionnaires de TotalEnergies qui se réjouissaient à l’idée de posséder des titres dans les sables bitumineux canadiens vont être déçus.
Alors que le groupe prévoyait de leur distribuer cette activité via une introduction en Bourse, le géant français de l'énergie a trouvé une solution plus simple et plus rapide pour se débarrasser d’actifs peu compatibles avec ses engagements environnementaux.
L’entreprise, dirigée par Patrick Pouyanné, a annoncé jeudi matin avoir accepté une offre de Suncor Energy valorisant son pétrole lourd canadien 5,5 milliards de dollars canadiens (4,1 milliards de dollars américains) auxquels pourraient s’ajouter 600 millions de dollars canadiens de paiements additionnels, sous certaines conditions. «Ce montant est en ligne avec les valorisations comprises entre 5 et 6 milliards de dollars canadiens envisagées pour la cotation initiale de la société dans le cadre du projet de spin-off», a indiqué TotalEnergies dans son communiqué.
Dividende exceptionnel ?
Pour compenser l’absence de distribution de titres, la société a annoncé qu’elle augmenterait la part du cash flow rendu à ses actionnaires cette année à «au moins 40%» contre «35-40%» visés précédemment, via des rachats d’actions supplémentaires ou par le biais d’un dividende exceptionnel.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, TotalEnergies a d’ailleurs confirmé l’augmentation du premier acompte sur dividende au titre de 2023 de 7,25%, à 0,74 euro, ainsi que le rachat de 2 milliards de dollars de titres maximum au deuxième trimestre.
A lire aussi : Les pétroliers reviennent sur terre après des mois d’euphorie
Sur les trois premiers mois de l’année, le groupe a enregistré un repli de son résultat net ajusté, en raison de la baisse des prix du gaz et du pétrole. Cet indicateur, très suivi des opérateurs de marché et qui retraite certains éléments comme les stocks de pétrole et les participations financières, a reculé à 6,54 milliards de dollars au premier trimestre, à comparer à 9 milliards de dollars un an auparavant. Selon le consensus établi par Factset, les analystes anticipaient une diminution moins marquée, à 7,89 milliards de dollars.
En réaction à ces annonces, l’action TotalEnergies reculait de 1% le 27 avril peu après l’ouverture de la Bourse parisienne.
Plus d'articles du même thème
-
Washington conclut un accord avec Moscou sur le gazole
La Russie s’est engagée à livrer immédiatement plus de 300.000 tonnes de diesel sur le marché américain et mondial en contrepartie de sanctions allégées. -
N4 Group vient doper la Bourse de Paris avec sa nutrition sportive
Le groupe capitalisera 267 millions d’euros, après une augmentation de capital de 7 millions et des cessions de titres pour 43 millions. Le groupe se valorisé à 2,7 fois son chiffre d’affaires et 13 fois son résultat d’exploitation 2027. -
Après un trimestre décevant, Airbus doit accélérer s'il veut atteindre son objectif de livraisons
L'avionneur a livré 9% d'appareils de moins qu'anticipé au troisième trimestre mais la cible de 870 avions sur l'ensemble de l'année semble encore atteignable.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Net et sans bavurePrimaire sociale-démocrate : Raphaël Glucksmann plébiscité mais après ?
Avec 66 % des votants, le leader de Place publique a surclassé Olivier Faure dès le premier tour. Mais à peine son investiture acquise, certains dans son camp se chargeront de dynamiter cette rampe de lancement -
EditorialAccord Trump-Poutine : LFI et le RN face à leurs ambiguïtés sur l’Ukraine
Sans le faire exprès, l'Américain s’est peut-être invité dans la campagne présidentielle car cet accord peut agir comme un piège pour quiconque cultiverait une quelconque ambivalence sur la Russie -
Crise de croissanceLe régime des micro-entrepreneurs, ce très onéreux dispositif
Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) dressent un portrait sévère de ce régime fiscal simplifié